Un dhikri au théâtre désarticulé (1)

De mars à mai 2012, le spectacle Un dhikri pour nos morts de la compagnie O Mcezo* s’est joué au Muzdalifa House. Huit comédiens sur plateau, avec un chœur musical porté par les Nurul’ Barakaati. Soutenu en tournée par la Fondation du Prince Claus (2) , le spectacle évoque la tragédie des morts du Mur Balladur dans l’Océan Indien. Un sujet grave pour les Comoriens. Des milliers de morts, qui embarrassent l’opinion, aux Comores. « Les chiffres ne disent pas tout. Mais on parle de plus de 15000 morts » (3) confie le metteur en scène. « Une hécatombe sans nom, qui transforme un bras de mer de quelques soixante dix kilomètres en plus grand cimetière marin de l’Océan indien ». Une tragédie née de la décision d’un ancien premier ministre français, Édouard Balladur, qui, « pour satisfaire à des raisons électorales », a cru bon d’instituer une frontière entre deux îles sœurs, Anjouan et Mayotte, en dépit des injonctions faites par la communauté internationale. Une vingtaine de résolutions de l’ONU condamnent en effet la présence française à Mayotte depuis 1975. Une île sur laquelle l’ancienne puissance coloniale a choisi d’installer en 1995 une centrale d’écoute, dont la mission est équivalente à celle attribuée au programme « Échelon » des Américains. La question relève de la géostratégie politique et de la sécurité de l’Europe. Le dispositif français d’espionnage et de contre-espionnage aurait été installé...
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