Fiche Disque
Cinéma/TV
Mon nom est Tsotsi
mk2 Films
Production : mk2 Films
Pays de réalisation : Afrique du Sud
Public : Tous publics Format vidéo : 2.35 (16/9 Anamorphique) Zone : 2

Français

Tsotsi, unique roman d’Athol Fugard (auteur prolifique de pièces de théâtre), a intéressé de nombreux producteurs à New York et à Los Angeles depuis sa publication en 1980. Plusieurs scénarios adaptés du roman ont été écrits avant que le producteur Peter Fudakowski ne le découvre, mais jamais aucun montage financier n’avait pu aboutir. Il semble qu’adapter au grand écran une histoire essentiellement basée sur un dialogue intérieur ait paru particulièrement difficile.

Le roman Tsotsi se situe dans l’Afrique du Sud des années 50 mais les thèmes universels de la rédemption et de la découverte de soi, explorés dans le roman, ont été aisément transposables à l’époque actuelle. Selon Gavin Hood, « En portant Tsotsi à l’écran, notre intention première était d’en faire un thriller psychologique bien rythmé et porté par le héros. On voulait également entraîner notre public dans un monde de contrastes radicaux. Gratte-ciels et cabanes, richesse et pauvreté, colère et compassion, qui entrent en collision dans un film s’avérant être une histoire classique de rédemption ».

Le film a été tourné en super 35 pour donner une touche épique à une histoire plutôt intimiste. Gavin Hood a délibérément choisi ce format pour déroger à la convention du film de ghetto qui privilégie le grain du 16 mm. Le format écran large permet une composition qui, même en gros plan, donne une perception de l’environnement dans laquelle les personnages existent. Gavin Hood voulait également créer le sentiment d’une certaine texture : un grain fin permettant que la couleur et les reliefs de l’environnement soient rendus dans le détail.

« Le défi de ce film était de plonger les spectateurs dans l’univers d’un personnage marginal, asocial, et de développer leur empathie pour lui », dit Gavin Hood. « On a donc fait beaucoup de gros plans. Je voulais instaurer une véritable intimité entre les spectateurs et l’acteur, de sorte qu’ils puissent presque le regarder droit dans les yeux ».