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Abakuya
un spectacle musical de François Essindi

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Un spectacle de musiques traditionnelles du Sud Cameroun. En 1H30, François Essindi et son groupe offrent un voyage à travers des rythmes et des sonorités chaudes et envoûtantes. Une musique obtenue à partir de la rencontre entre divers instruments typiques des peuples de la forêt équatoriale.

Le Mvet. Un instrument s’apparentant à la guitare. Il est formé de quatre cordes sur une tige incurvée sous laquelle sont attachées trois calebasses.

Le N’gomo: Sorte de harpe traditionnelle, les coquilles d’escargot, la flûte pygmée et enfin les incontournables Tambours, tam-tams et balafons.

ABAKUYA (année de création 2006) est le résultat d’un travail de recherche et de réhabilitation des polyphonies d’Afrique Centrale. Parmi elles, l’Ekang occupe une place de choix. C’est un son sacré, presque ésotérique, joué à l’origine par quelques initiés et dont la particularité réside dans l’enchaînement fort complexe de diverses percussions. François Essindi lui redonne aujourd’hui fraîcheur et vitalité, si bien que ce rythme qui reflète toute l’âme de la forêt équatoriale, en même temps qu’il contraint presque à faire la fête, invite également à la méditation et à des questionnements métaphysiques. Le spectacle est présenté pour la première fois lors du festival  » Um Mundo de percussòes  » au Portugal en juin 2006. François et ses acolytes, par la magie de leur jeu de percussions et leur spectacle interactif, parviennent à mettre en délire les 600 personnes présentes dans le grand Théâtre de la ville de Faro. Même accueil chaleureux lorsque ABAKUYA est joué à Paris, un mois plus tard, dans la salle branchée de l’Olympic Café. Le même succès est espéré pour les dates à venir. Car ce qui séduit aussi dans ce nouveau spectacle de François Essindi, c’est la délicatesse du phrasé de l’artiste et l’originalité de ses compositions. Travailleur acharné, artiste polyvalent, François est à la fois musicien, comédien et conteur. Sa carrière musicale prend forme, il y a une dizaine d’années, lorsqu’il fonde le groupe O’toulbaka avec lequel il va parcourir nombre de festivals internationaux. Il est la coqueluche de la percussion et joue du Djembé avec vigueur et enthousiasme. En Afrique, on s’en souvient encore comme de l’un des tout premiers à avoir  » tropicalisé  » le rap avec son tube  » Awara Doumé « .Aujourd’hui, non seulement François Essindi a la parfaite maîtrise de ses percussions, mais il en a acquis les secrets de la fabrication. Il peut ainsi continuer à pousser l’originalité plus loin, en confectionnant lui-même la majorité de ses propres instruments.