Événements

kult.cafe, rendez-vous culturel à géométrie variable
1er rendez-vous – Avec l’écrivain Alain Mabanckou, le plasticien Bruce Clarke, le guitariste Mikidache et le chanteur Téofilo Chantre. Avec Fabrice Thompson aux percussions et le journaliste Soeuf Elbadawi à la présentation.

Français

Un concept nouveau de rencontres autour des cultures du Sud. Initié par le restaurant capverdien MAM’BIA, déjà connu pour la richesse de sa programmation musicale. Parallèlement à ses lives en musique, le MAM’BIA décide d’ouvrir ses portes aux auteurs et aux artistes à l’affiche à Paris pour un brin de causerie, dans l’esprit des traditionnels cafés d’échange culturel.

Congolais, poète, romancier, chroniqueur littéraire et professeur de littérature aux Etats-Unis, Alain Mabanckou a reçu le Prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Seuil). Une fable renouvelant les formes traditionnelles du conte africain. Une histoire de double animal chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, de commettre, à l’aide de ses piquants, une série de meurtres. Un récit truculent et picaresque où l’on retrouve l’ironie et la verve qui font de Mabanckou l’une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.

Sud-africain d’origine, très tôt engagé dans la lutte anti-Apartheid, Bruce Clarke est plasticien. Installé à Paris depuis une quinzaine d’années, après avoir longtemps vécu à Londres, il y fabrique des œuvres complexes en rapport immédiat avec la situation post-coloniale du continent africain. Il y associe éthique et esthétique. Bruce Clarke, dont le travail de mémoire sur le génocide des Tutsis est aujourd’hui salué par la critique internationale, vient de publier Dominations, une œuvre-mémoire aux éditions Homnisphères.

Enfant des îles Comores, née sur Mayotte, Mikidache est de ceux qui rêvent d’un monde sans aigreur. À travers une musique qui cultive la nostalgie des temps passés par son approche mélodique et rythmique, il s’invente de lointains cousinages de par le monde, avec un langage guitaristique d’une modernité absolue. Mikidache tisse ainsi une musique sans complexes, une musique où le maître mot réside essentiellement dans l’émotion provoquée par la rencontre avec l’Autre. Dernier opus paru : Mgodro Gori chez Cobalt.

Né sur l’île de Sao Nicolau au Cap-Vert, installé en France depuis plus de 25 ans, Teofilo Chantre (dit « Fifi ») s’est lentement mais sûrement imposé comme l’un des meilleurs et l’un des plus prolifiques compositeurs-interprètes de l’Afrique lusophone. Quatre albums à son actif depuis 1993, un nouvel opus en préparation, grande notoriété au pays de la world, un répertoire ouvert sur le monde, porté par diverses influences allant du jazz aux sonorités West Indies, Teofilo Chantre, poète authentique, a également écrit pour d’autres avec succès, pour la diva aux pieds nus notamment.

Fabrice Thompson est aux percus. Finesse et maîtrise au rythme, Fabrice est un complice de toujours pour Mikidache et Teofilo Chantre. Et pour présenter cette soirée : Soeuf Elbadawi. Un ancien collaborateur de Radio France Internationale, journaliste à Africultures en France et à Kashkazi aux Comores.