Événements

Ecritures d’Afrique
2e édition – Lectures et mises en espaces de textes africains contemporains inédits

Français

> Mises en espace :
– La fratrie errante de Marie-Louise Bibish Mumbu (République Démocratique du Congo)
– L’Epique des Héroïques de Martin Ambara (Cameroun)
– Exils 4 de Aristide Tarnagda (Burkina Faso)
> Lectures :
– Arrêt sur image de Gustave Akakpo (Togo)
– A corps perdu de Kouam Tawa (Cameroun)
La nouveauté de cette deuxième édition d’Écritures d’Afrique réside essentiellement dans le processus de création « work in progress » des travaux présentés et l’originalité de leur forme scénique. Le travail sur les textes a, dans un premier temps, donné lieu à des propositions scéniques, volontairement « inachevées », que les étapes successives de travail ne cesseront de faire évoluer, donnant naissance chaque fois à des expériences uniques, la scène étant ici envisagée comme un laboratoire. De plus, ces Écritures d’Afrique mélangent les disciplines, empruntent aux cultures urbaines et traditionnelles et reflètent le métissage de leurs auteurs. Prolongeant ce processus, ces mises en espace et lectures pourront évoluer par la suite en fonction des lieux qui les accueilleront.

Mises en espace
Durée moyenne : 50 minutes

– La fratrie errante, texte de Marie Louise Bibish Mumbu (République Démocratique du Congo)
Direction : Faustin Linyekula (R.D.C.)
Avec Innocent Bolunda, Véronique Kwadeba, Pasco Losanganya, Patient Mafutala, Useni Papy
Mbwiti, Eric Yakuza Nkole. Studios Kabako (R.D.C.)
« Une grande demeure devenue bicoque en péril, une famille devenue fratrie, trois frères/eux, une soeur/elle, une télé, un frigo, un réchaud… Elle, elle se démène pour maintenir « une existence et un sommeil de qualité », une vie presque immobile, une existence bien tranquille si ce n’était les morsures des grandeurs passées et définitivement perdues et la violence des rêves qui savent qu’ils ne deviendront pas… Une grande demeure à vau l’eau qui pourrait être l’histoire d’un pays, quelque part, en Afrique centrale… »
Virginie Dupray

Les 9 et 11 mai 2007 à 20h, tarif unique de 13 euros par soirée.
Le 13 mai à 16h, intégrale des 3 mises en espace, tarif unique de 18 euros.
Tarif de 10 euros pour les moins de 28 ans.


– L’Épique des Héroïques, texte de Martin Ambara (Cameroun)
Conception et mise en espace : Martin Ambara
Avec quatre danseurs de la Compagnie Les Ménestrels (Cameroun)
Conseil en chorégraphie, mise en mouvement : John Bateman, Ballet Atlantique Régine Chopinot Avec Clémentine Abena Ahanda, Charlotte Ngo Ntamack, François Ebouelé, Bertrand Gautier, Eloundou Awosa
Cette proposition scénique résolument contemporaine prend en compte l’étude du mouvement de la danse traditionnelle osila, propre au mvet, tirée de trois récits fondateurs : le mvet au Cameroun, le Mahabarata pour l’Inde et la mythologie grecque.
Martin Ambara. Vit et travaille à Yaoundé (Cameroun). Artiste polyvalent, Martin Ambara est à la fois comédien, metteur en scène et conteur. Il est l’un des derniers tenants du « mvet », poésie épique séculaire des ethnies beti et bantu. Associé à la première édition d’Écritures d’Afrique, pour laquelle il avait réalisé la mise en espace de La Mort vient chercher chaussure de Dieudonné Niangouna, il fut l’un des lauréats 2006 du programme « Visa pour la création » de CULTURESFRANCE, dans le cadre duquel il a écrit L’Épique des Héroïques.

Les 9 et 11 mai 2007 à 20h, tarif unique de 13 euros par soirée.
Le 13 mai à 16h, intégrale des 3 mises en espace, tarif unique de 18 euros.
Tarif de 10 euros pour les moins de 28 ans.


– Exils 4, texte de Aristide Tarnagda (Burkina Faso)
Conception et mise en espace : Eva Doumbia, Compagnie La Part du pauvre (France- Côte
d’Ivoire)
Mise en mouvement : Sabine Samba, chorégraphe / danseuse hip hop de la Compagnie
GestueLLe (France – Congo)
Avec Salimata Kamaté (Côte d’Ivoire) et Sabine Samba.
Musique originale : Lionel Elian
Vidéo et collaboration artistique : Laurent Marro
Eva Doumbia questionne sa propre identité métisse, à travers le vécu des enfants qui sont issus d’une double culture, nés, en France ou ailleurs, de couples « mixtes » africains – européens.
Où se situent-ils dans l’espace problématique du « ici » (en France) et du « là-bas » (en Afrique) ?

Les 10 et 12 mai à 20h, tarif unique de 13 euros par soirée.
Le 13 mai à 16h, intégrale des 3 mises en espace, tarif unique de 18 euros.
Tarif de 10 euros pour les moins de 28 ans.


Lectures
Durée moyenne : 15 à 20 minutes
– Arrêt sur image, texte de Gustave Akakpo (Togo)
Lecture de Fargass Assandé (Côte d’Ivoire)
Dans un moment extrême où sa vie est en jeu, un « passeur » rôdé au commerce douteux des voyageurs clandestins, se remémore son enfance face à un père brutal et autoritaire, qui n’eût de cesse de le rabaisser, de l’humilier tout au long de sa jeunesse. S’adressant à ce père défunt qui le rêvait footballeur – ou soldat au service de son pays – il lui confesse ses basses activités et toute la noirceur de son âme.

Les 10 et 12 mai à 20h, tarif unique de 13 euros par soirée.
Tarif de 10 euros pour les moins de 28 ans.


– A corps perdu, texte de Kouam Tawa (Cameroun)
Lecture de Odile Sankara (Burkina Faso)
Avec le regard extérieur de Jean Lambert-Wild (Comédie de Caen)
« LA FILLE, esseulée, parle. Elle se raconte à une oreille étrangère, une oreille attentive. Elle a passé des mois à veiller sa mère gravement malade, à ne vivre que pour elle. La seule fois où elle l’a quittée pour un moment de bonheur avec son amoureux en partance pour la guerre, celle-ci s’est donnée la mort. Vouée aux gémonies par sa famille, LA FILLE parle. Elle parle pour se consoler, elle parle pour résister. Ce qu’elle ne sait pas c’est que LA MERE morte lui parle en même temps, lui dit que son âme est encore là à rôder sur la terre parce que LA FILLE tarde à comprendre qu’elle, LA MERE, a choisi de partir pour mieux l’aider à vivre. » Kouam Tawa

Les 10 et 12 mai à 20h, tarif unique de 13 euros par soirée.
Tarif de 10 euros pour les moins de 28 ans.
Un recueil intitulé Écritures d’Afrique regroupera les textes de cette deuxième édition ainsi que ceux présentés au Festival d’Avignon au sein du cycle de lectures de Dieudonné Niangouna.
Edité par CULTURESFRANCE, il sera diffusé par La Documentation Française au moment de l’ouverture officielle du festival (6 juillet 2007), et notamment dans de nombreux lieux culturels de la région avignonnaise.