Événements

Nice Jazz Festival 2007
Avec entre autres : Toumani Diabaté, Ayo, Manu Katché, Lauryn Hill, Oxmo Puccino, Jimmy Cliff et de nombreux autres…

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AYO
Mercredi 18 juillet – – Jardin
Révélation de ces derniers mois, cette chanteuse folk-soul se produit à guichets fermés depuis le succès surprise de son recueil « Joyful », vendu à près d’un demi-million d’exemplaires à travers l’Europe, dans la foulée du single Down on My Knees. Fille d’un père nigérian et d’une mère d’origine gitane, Ayo a su s’inspirer de cet héritage personnel afin d’enrichir d’un soupçon de soul, d’une touche de reggae et d’une pointe d’afrobeat les chansons qu’elle écrit d’une plume sensible et lucide.

MANU KATCHE
Mercredi 18 juillet – – Arènes
Sa présence remarquée au sein du jury de La Nouvelle Star à la télévision ne doit pas nous faire oublier que ce batteur d’exception, sollicité par les plus grands (Sting, Peter Gabriel, Tracy Chapman, Dire Straits…), est l’une des figures majeures du jazz européen de ce début de siècle. Suite à la parution récente de l’album « Neighborhood » sous les couleurs du prestigieux label ECM, Katché a souhaité faire étape à Nice, une ville qu’il connaît bien et dans laquelle il a de nombreuses attaches personnelles. Au programme de son passage à Cimiez : compositions subtiles, rythmes funky, mélodies lyriques et ambiances feutrées.

SLY & THE FAMILY STONE
Jeudi 19 juillet – – Jardin
La présence de Sly à l’affiche du festival est un véritable événement à ne manquer sous aucun prétexte ! Inventeur du funk-rock, Sly Stewart s’est rendu célèbre au plus fort de la vague hippie (on se souvient de son passage électrisant à Woodstock) en mêlant soul, gospel et rock psychédélique dans un même creuset de textes militants. Au moment où s’installait la révolution disco dont il avait été l’un des pères, Sly s’est brusquement effacé des écrans radar de la musique populaire. Après plusieurs retours manqués, il nous revient cette année à la tête d’une version rajeunie de sa Family Stone, en compagnie de la trompettiste originale du groupe, Cynthia Robinson, mais aussi de sa sœur Vet Stone. Au terme d’une longue absence qui avait fait craindre le pire à ses fans, ce champion de la cause d’un funk baroque et révolté est de retour, plus excentrique que jamais, bien déterminé à montrer que sa musique n’a pas pris une ride.

MARCUS MILLER
Jeudi 19 juillet – – Jardin
Ce virtuose de la basse possède le don d’ubiquité musicale. Fils d’un organiste et directeur de chorale, apparenté au légendaire Wynton Kelly, aussi à l’aise à la clarinette et au piano qu’à la basse électrique, Marcus a débuté dans les studios new-yorkais – on peut l’entendre sur des enregistrements d’Aretha Franklin, Bill Withers, Elton John ou Roberta Flack, parmi beaucoup d’autres – avant de contribuer à lancer la carrière de Luther Vandross, champion de la cause de la ballade-soul. Entretemps, Marcus rejoignait son idole Miles Davis, sur scène comme en studio (souvenez-vous de l’album « Tutu »), avant de se lancer dans une carrière solo centrée sur un heureux mélange de jazz et de funk. Ainsi qu’il l’avoue volontiers : « Je cherche toujours à inventer pour continuer à progresser », une politique qui lui a formidablement réussi jusqu’à présent.

AMP FIDDLER
Jeudi 19 juillet – – Aucune
Ce claviériste de Detroit a eu l’occasion de fourbir ses premières armes musicales auprès de diverses figures majeures du funk – Prince, George Clinton, Primal Scream… – avant de mettre au point un style entre soul et funk qui porte son empreinte personnelle. Joseph « Amp » Fiddler considère la présence de Sly Stone ce soir comme un signe du destin, et l’on peut compter sur lui pour donner à cette occasion le meilleur de lui-même.

JIMMY CLIFF
Vendredi 20 juillet – – Jardin
Acteur essentiel de la tradition musicale jamaïcaine, l’auteur et créateur de Many Rivers to Cross aura été l’un des pionniers du reggae à travers la planète. Alors que Toots, Peter Tosh et Bob Marley prenaient le relais, Cliff menait une carrière ouverte sur le monde, ainsi que l’illustrent ses collaborations avec des artistes aussi divers que les Rolling Stones, Elton John (la chanson titre du Roi Lion) ou encore Kool & the Gang. Trente ans après le succès de la B.O. de The Harder they Come, l’art de Jimmy Cliff conserve toute sa légitimité.

GROUNDATION
Vendredi 20 juillet – – Jardin
Tout en s’évertuant à valoriser l’essence des racines du reggae, ce groupe californinen a ouvert une voie nouvelle en ajoutant à sa musique des éléments de jazz, de funk et de dub. Groundation est né en 1998 de la rencontre de trois musiciens de la région de San Francisco : Marcus Urani, Ryan Newman et Harrison Stafford. Après avoir renforcé son originalité en recrutant d’autres personnalités marquantes de la scène de la Baie, Groundation s’est rendu célèbre sur le circuit du reggae international grâce à l’album « We Free Again ». Depuis, la formation se produit pour des fans enthousiastes à travers les stades des États-Unis ou du Brésil, mais aussi en Europe où elle jouit d’une réputation sans pareille.

MYSTIC REVELATION OF RASTAFARI
Vendredi 20 juillet – – Jardin
Le célèbre Oswald « Count Ossie » Williams et sa formation pionnière sont en grande partie responsables de l’introduction de rythmes africains et de mélodies folk dans le vocabulaire de la musique jamaïcaine. Dès les années soixante, ce concept leur permettait de jeter les bases de ce qui allait devenir le reggae. Bien avant que Kingston ne devienne une grande capitale musicale dans la foulée du succès de Jimmy Cliff et de Bob Marley, Count Ossie s’essayait déjà à des fusions rythmiques et culturelles qui ont bouleversé le paysage artistique de son île natale, et plus largement celui de la world music. À la veille de souffler ses 80 bougies, Count Ossie se réjouit de se produire à Nice le même soir que plusieurs de ses émules les plus doués.

BITTY MCLEAN WITH SLY & ROBBIE
Vendredi 20 juillet – – Arènes
Le batteur Lowell « Sly » Dunbar et le bassiste Robert « Robbie » Shakespeare ne représentent pas seulement la section rythmique la plus convoitée de la planète reggae ; avec plus de 200 000 enregistrements à leur tableau de chasse, ils pourraient bien figurer dans le Guiness des Records du monde des studios ! Après avoir travaillé avec tout ce que le monde du rock compte de superstars (Mick Jagger, Bob Dylan, Grace Jones, Serge Gainsbourg, Sting et tout récemment Sinead O’Connor), Sly & Robbie apportent cette année leur soutien à Bitty McLean. Longtemps associé au groupe de reggae anglais UB40, ce chanteur anglo-jamaïcain fait actuellement beaucoup parler de lui dans les cercles reggae et ragga avec son style vocal savoureux.

K’NAAN
Vendredi 20 juillet – – Aucune
Ce rappeur de Toronto propose une musique particulièrement originale au sein de laquelle s’entrelacent rythmes africains et sonorités urbaines. Originaire de Somalie, K’Nann a dû fuir son pays avec les siens à bord du dernier vol commercial au départ de Mogadiscio, au plus fort de la guerre civile qui secouait la corne de l’Afrique. Après quelque temps passé à Harlem, la famille de K’Nann s’est installée au Canada où il a pu entamer une carrière artistique marquée par son désir de dénoncer les atrocités commises au nom de toutes les formes d’intolérance.

POSITIVE ROOTS
Vendredi 20 juillet – – Arènes
Fort de huit musiciens originaires de France, des Antilles et du Sénégal, cet excellent groupe de reggae basé à Toulouse doit son succès à la richese du melting pot culturel et musical qu’il propose. Son style alterne roots, dance hall, dub et ragga autour de textes traitant de sujets éclectiques (l’amour, l’école, les problèmes de la planète…), le tout dans une atmosphère festive, faite de simplicité, qui a donné au groupe son image si… Positive.

ISAAC HAYES
Dimanche 22 juillet – – Jardin
À l’occasion de son entrée en fanfare dans le Rock & Roll Hall of Fame, suivie de son retour hypermédiatisé à Memphis, Isaac Hayes retrouvait récemment les feux de l’actualité. Associé très tôt dans sa carrière à la maison de disques Stax qui a fait la gloire de la soul sudiste, le créateur de Shaft s’est rapidement imposé dans notre imaginaire collectif, autant comme acteur que comme chanteur. La sagesse héritée de la grand-mère qui l’a élevé, associée à son élégance princière, font de lui l’une des rares popstars issues de l’Amérique noire. Tout en poursuivant son action humanitaire au profit de l’Afrique, Hayes continue de prouver qu’il est un formidable maître de la scène.

SOLOMON BURKE
Dimanche 22 juillet – – Jardin
Récemment remarqué pour l’album « Nashville » dans lequel il met en lumière les liens de parenté entre soul et musique country, le Docteur Burke poursuit sa route à la tête d’un orchestre magistral. Monarque flamboyant avec sa couronne, son sceptre et sa traîne régalienne, le « King of Rock’n’Soul » a vendu plus de 20 millions de disques au long d’une carrière éblouissante parsemée de hits fabuleux : Cry To Me, Proud Mary, Got To Get You Off My Mind, Everybody Needs Somebody To Love… Maître à penser des Rolling Stones, cet évêque et chef spirituel de la House of God for All People est avant tout le pape de la Soul Music qu’il a contribué à faire naître avec Sam Cooke et Ray Charles.

BOOKER T & THE MG’S
Dimanche 22 juillet – – Arènes
L’orchestre maison du Stax de la grande époque aura été le premier artisan du « son de Memphis ». Présents sur une longue liste de standards et de tubes engrangés par Carl et Rufus Thomas, Otis Redding, Sam & Dave et beaucoup d’autres, les MG’s occupent une place à part dans le panthéon de la musique populaire grâce à des standards tels que Green Onions et Soul Limbo. L’organiste Booker T. Jones, le guitariste Steve Cropper et le bassiste Duck Dunn se sont retrouvés à de rares occasions depuis la disparition il y a trente ans du batteur Al Jackson Jr. Accompagnés cet été par le rythmicien Steve Potts, ils entendent néanmoins prouver, à l’occasion des 50 ans de Stax, que le Memphis sound reste plus que jamais d’actualité.


JAMES BLOOD ULMER
Dimanche 22 juillet – – Arènes
Le son très particulier de ce guitariste unique a laissé une marque indélébile sur la scène free. Après avoir trouvé une place au sein des Jazz Messengers d’Art Blakey, Ulmer a rejoint Ornette Coleman avec lequel il a révolutionné le jazz avant de prendre la tête de son propre Music Revelation Ensemble. Il aura toutefois attendu de rencontrer Vernon Reid, âme du groupe mythique Living Colour, pour donner toute sa mesure de bluesman, enregistrant une série d’albums bouleversants qui ont contribué à redonner au genre sa pleine légitimité.

JOHN ELLISON
Dimanche 22 juillet – – Jardin
Avec Sam & Dave, Otis Redding, Solomon Burke et Sam Cooke, Sir Ellison a contribué à donner ses lettres de noblesse à la musique soul. Révélé en Europe lors de ses précédents passages à Nice, il a choisi de revenir sur les lieux mêmes de ses triomphes pour retrouver la France.

CHARLES WALKER
Dimanche 22 juillet – – Arènes
Ce soulman de la grande époque, émule d’Otis Redding, a enregistré abondamment dès les années soixante sous les couleurs de la célèbre marque Chess avant de trouver une place d’auteur chez Motown. Ce palmarès aurait pu permettre à Charles Walker de mêler son nom à celui des grandes figures de l’histoire de la soul, mais c’était sans compter sur son désir de poursuivre l’aventure. Avec le renouveau de la musique populaire reine de l’Amérique noire, Charles reprenait récemment le chemin des studios et de la scène où sa présence explosive fait de lui une valeur sûre dans tous les grands festivals.

GENO YOUNG
Dimanche 22 juillet – – Matisse
Ce natif de Dallas au Texas, condisciple d’artistes aussi talentueux que Roy Hargrove, N’Dambi ou Norah Jones, doit sa carrière musicale à une autre camarade de lycée. Arrangeur et chef d’orchestre attitré de l’Erykah Badu des débuts, June Bugg (un surnom donné par Erykah) a pris son envol depuis que l’album « Ghetto Symphony » en 2004 lui a permis d’exprimer tout son talent de chanteur et d’auteur sur le circuit de la nu soul.

JOBY SMITH
Dimanche 22 juillet – – Matisse
Longtemps membre d’une chorale de gospel, Joby a appris son métier de chanteuse en fréquentant les studios parisiens comme choriste avant de se révéler pleinement sous les traits d’une chanteuse soul. Interprète originale, attentive aux subtilités du genre, elle entend bien séduire les amateurs de soul niçois avec son propre répertoire.

THE ROOTS
Lundi 23 juillet – – Jardin
Longtemps victimes d’une industrie discographique qui voyait d’un mauvais œil leur indépendance d’esprit, les hip-hoppers de Philadelphie appartiennent au club très fermé de ceux qui pratiquent le rap à l’aide d’instruments traditionnels, au détriment des samplings et autres sons synthétisés qui sont l’apanage du R’n’B actuel. Dans la foulée de leur dernier album, le best-seller « Game Theory », les membres de The Roots ont souhaité faire un crochet par Nice à l’heure du Festival, convaincus que leur show, l’un des plus explosifs du moment, saurait séduire le public qui ovationnait George Clinton et ses musiciens l’été dernier dans les jardins de Cimiez.

DEE DEE BRIDGEWATER RED EARTH MALIAN PROJECT
Lundi 23 juillet – – Jardin
Dee Dee est récemment revenue bouleversée de son séjour au Mali, l’âme chavirée, personnellement et artistiquement. Remarquablement dirigée par Cheick Tidiane Seck, elle a vécu à Bamako une expérience qui dépassait de beaucoup le simple enregistrement d’un nouvel album. Le visage des gens croisés dans la rue, le rythme de la vie, tout était évocateur pour elle de souvenirs enfouis depuis des générations. Tout naturellement, ce pèlerinage sur la terre de ses ancêtres s’est traduit en musique par une expérience unique. Avec l’album « Red Earth » et le spectacle scénique qui l’accompagne, Dee Dee a renoué avec ses racines les plus profondes en éprouvant un besoin accru de chanter le blues.

TOUMANI DIABATE
Lundi 23 juillet – – Arènes
Diabaté figure au tout premier rang des joueurs traditionnels de kora. Toumani a toujours eu le don de rendre sa musique accessible à tous ; bien que résidant au Mali, c’est en Angleterre que sa carrière discographique a véritablement décollé en 1988, grâce à l’album « Kaira ». Aujourd’hui, à la tête d’une formation irréprochable, il révèle toutes les affinités de la musique malienne Wassoulou avec le blues, proposant un répertoire envoûtant qui n’est pas sans évoquer la rigueur créative d’un Keith Jarrett. Éclairé par ses collaborations passées avec Taj Mahal et Ali Farka Touré (notamment à Cimiez en 2005), Toumani Diabaté est à ce jour le meilleur chantre de la musique d’Afrique de l’ouest.

RAUL PAZ
Lundi 23 juillet – – Arènes
Ce chanteur cubain a trouvé une seconde patrie en France où il s’est tout d’abord lancé dans des études de musique classique au Conservatoire de Paris avant de trouver sa voie dans un répertoire plus proche de ses origines. Le premier album de celui que l’on surnomme le Cubain français, « Imaginate », a été un best-seller à travers l’Europe comme aux États-Unis où la presse new-yorkaise ne tarissait pas d’éloge sur Paz. Ouvert aux sonorités nouvelles comme à la fusion des genres, Raul s’est rapproché depuis de la sphère électro, sans pour autant trahir ses racines culturelles et musicales.

SAKESHO
Lundi 23 juillet – – Arènes
Bien plus qu’un quartet de jazz, Sakesho – Andy Narell, Mario Canonge, Michel Alibo, Jean-Philippe Fanfant -, avec ses racines bien ancrées dans les caraïbes, invente un « groove » totalement original. La rencontre de ces cinq personnalités explosives nous offre une musique chaleureuse et sophistiquée, entre biguine, calypso, jazz caraïbe et rythmes afro-cubains. À la clé, l’assurance d’un concert de très grande qualité.

JULIEN LOURAU VS RUMBABIERTA
Lundi 23 juillet – – Arènes
Le plus inventif des saxophonistes de la scène française actuelle s’est essayé dans un premier temps à diverses expériences de funk acoustique à la tête de son Groove Gang avant de privilégier une approche résolument électro. Aujourd’hui, Lourau entend démontrer que ce parcours parfois teinté de radicalisme n’avait en rien entamé sa passion des sonorités naturelles ; cet été, il s’emploie à en apporter la preuve en affrontant sur scène le collectif cubano-chilien Rumbabierta, en compagnie duquel il décortique la rumba avec une imagination débridée.

SO KALMERY
Lundi 23 juillet – – Matisse
Auteur, compositeur et interprète originaire de la République démocratique du Congo, So Kalmery propose une musique au-delà des frontières, harmonieux mélange entre folk, blues et Brakka – cette danse ancestrale de l’Afrique des grands lacs. Adepte des échanges culturels, ce musicien s’exprime aussi bien à la guitare qu’avec le didgeridoo ou le oud, mettant son art au service d’une renaissance musicale africaine.

ERIC BIBB
Mardi 24 juillet – – Arènes
Chaque concert d’Eric Bibb est une expérience inédite, d’une richesse musicale et spirituelle affirmée. Artisan d’un folk-blues aux fortes inflexions soul et gospel, Bibb a cette formidable capacité de marier la tradition et la modernité en proposant une musique capable d’évoquer les réalités actuelles à travers l’exemple du passé. Après plusieurs albums remarquables, il signait récemment « Diamond Days », recueil de la consécration. Comme le résumait fort bien un critique : « La voix d’Eric et son jeu de guitare composent une musique nouvelle, entre blues et world. »

LAURYN HILL
Mercredi 25 juillet – – Jardin
Le Nice Jazz Festival n’a jamais caché son affinité avec la musique des jeunes princesses d’école nu soul. Un an après avoir fait découvrir Erykah Badu à la France, Viviane Sicnasi est heureuse de présenter cet été une autre grande prêtresse du R’n’B, l’ancienne voix féminine des Fugees, Lauryn Hill. Après s’être lancée dans la production (on lui doit certains des succès récents d’Aretha Franklin, Joss Stone, Mary J. Blige ou encore John Legend), et au lendemain de brèves retrouvailles avec les Fugees, la chanteuse aux 8 Grammys travaille actuellement à l’enregistrement d’un nouvel album ; entre deux séances en studio, elle a accepté de faire à Nice l’une de ses rares apparitions de l’année.

MANU DIBANGO
Mercredi 25 juillet – – Arènes
Un demi-siècle après avoir débuté au saxophone en se produisant sur les trottoirs de Bruxelles, ce créateur qui a su donner un sens au concept de musique world a choisi de renouer avec ses racines jazz les plus anciennes en s’appropriant le répertoire de Sidney Bechet. Près de deux ans après l’inondation qui a failli rayer de la carte La Nouvelle-Orléans, Manu rend hommage au berceau du jazz en portant un regard plein d’humour et de distance sur le répertoire de son vieux maître Bechet dont il rajeunit sans complexe les plus grands standards, Petite Fleur et Les Oignons en tête.

OXMO PUCCINO & THE JAZZ BASTARDS
Mercredi 25 juillet – – Jardin
Le rappeur d’origine malienne, couramment associé au XIXè arrondissement de Paris, nous revient avec un projet pour le moins surprenant. Oxmo a déjà eu l’occasion de montrer avec quelle efficacité il savait métamorphoser en poésie la violence de notre quotidien, mais l’album qu’il signait récemment chez Blue Note en compagnie des Jazzbastards lui permet d’aller plus loin encore. Conjuguant hip hop et jazz acoustique avec pertinence, Oxomo et son équipe inventent une nouvelle forme musicale, pas moins.

GABRIELA MENDES
Mercredi 25 juillet – – Arènes
Cette native de la ville de Mindelo, sur l’île de São Vicente dans l’archipel du Cap-Vert, s’inspire largement de la Morna, l’un des rythmes traditionnels de ces îles disséminées au large de l’Afrique. Sa capacité à faire naître la nostalgie chez tous ceux qui l’écoutent chanter le Cap-Vert semble indiquer que la relève musicale de la diva aux pieds nus, Cesaria Evora, est déjà assurée.