Événements

Journées du cinéma africain de Sarrebrück 2007
7ème édition. En 2007, la parole est donnée à des réalisateurs ayant abordé la problématique de la violence sous ses différents angles.

Français

Samedi 10/11/07, 20h
Ouverture du festival
Ezra
Réalisation : Newton I. Aduaka, France/Nigeria, 2007, 106 min, VO sous-titrée.
Ezra, jeune combattant de Sierra Leone, tente de reprendre un cours de vie normal, au sortir de la guerre civile ayant détruit son pays. Il passe ses journées entre un centre de réhabilitation psychologique et le tribunal formé sous l’égide de l’ONU dans le but d’une réconciliation entre les parties à l’échelle nationale. Pendant le procès, il est confronté avec sa sœur, qui l’accuse d’avoir tué ses parents. Ezra ne se rappelle de rien. Avouera-t-il être l’auteur de cet acte atroce, sa sœur et son peuple lui accorderont-t-ils le pardon ?
Grand Prix FESPACO 2007
Meilleur film du Festival International de Durban
L’acteur principal Emile Abossolo-Mbo présent pour la projection du film et pour une discussion avec le public.
Réception

Dimanche 10/11/07, 20h
Pièces d’identités
Réalisation : Mweze Ngangura, Congo/Belgique 1998, caméra : Jacgues Besse, musique : Jean-Louis Daulne, montage : Ingrid Ralet, France Duez. Avec : Gérard Essomba, Jean-Louis Dauline, Herbert Flack, Mwanza Goutier, Cécilia Kakonda, David Steegen, 93 Min., VO sous-titrée.
Mani Kongo (Gérard Essomba), roi des Bakongo dans la République Démocratique du Congo, décide de partir à la recherche de sa fille Mwana (Dominique Mesa), qu’il a envoyée en Belgique pour lui assurer une formation scolaire et universitaire et avec laquelle il a perdu le contact depuis plusieurs années. En raison de ses souvenirs positifs de son premier voyage en Belgique pour une exposition coloniale – il avait été jadis particulièrement bien accueilli par les autorités belges – il se réjouit d’avance. Cependant, à son arrivée à l’aéroport de Bruxelles, des employés de la douane lui réclament des taxes pour importation de biens précieux – ses attributs royaux. Et la recherche de Mwana lui réserve quelques surprises…
Prix du Jury de Lucas, Festival International du Film pour Enfants 1998
Grand Prix du FESPACO 1999
Prix de la meilleure interprétation et prix OCIC du FESPACO 1999
Prix du public du Festival International du Film de Denver 1999

Lundi 12/11/07, 20h
Angola – Saudades from the one loves you
Réalisation et scénario : Richard Pakleppa, Angola / Afrique du Sud, 2005, montage : Robert Hargreaves, Catherine Meyburgh, musique : Paulo Flores, 65 min, VO sous-titrée.
Pakleppa cherche dans son essai filmique Angola – Saudades from the one loves you des réponses à la question de savoir comment on se sent dans un pays ayant trouvé la pays après 30 ans de guerre civile. Depuis le traité de paix, le pays cherche à se reconstruire après les dévastations, mais les traces en sont toujours visibles. L’Angola apparaît donc rempli de contrastes : entre pauvreté et richesse, entre espoir et désespoir. Un groupe d’enfants de la rue, un prêtre, un professeur, un marchand de poisson et un rappeur parlent des changements déterminant leur vie, penchant entre espoir et volonté de révolte. Les images se mêlent aux chants nostalgiques et passionnés du musicien angolais Paulo Flores.
Prix : Best Film, Three Continents Fim Festival, South Africa, 2006, Horizont Award, Dokfest Film Festival, 2006.


Vendredi 16/11/07, 20h
Les Saignantes
Réalisation, scénario et montage : Jean-Pierre Bekolo, caméra : Robert Humphreys. Avec : Emile Abosall M’Bo, Adele Ado, Cameroun/France 2005, 92 min, VO sous-titrée.
Les Saignantes est l’un des premiers thrillers politiques d’Afrique et traite de deux jeunes femmes qui fuient pour délivrer un pays futuriste en l’année 2025 de ses hommes corrompus, possédés par le sexe et le pouvoir. C’est dans ce mélange stylisé entre science-fiction, action et horreur que naviguent Majolie et Chouchou – interprétées de façon impressionnante par Adèle Ado et Dorylia Calmel – dans un monde où sexe, argent, politique et mort sont étroitement entremêlés. Jeunes, attractives, modernes et porteuses de mort, elles poursuivent la mission de changer l’avenir de leur pays. Mais un ennemi obstiné leur barre le chemin.
À l’aide d’un méta-récit, Bekolo évoque le « Mevungu » – un rituel du peuple Beti réservé aux sociétés secrètes des femmes, uniquement accompli en périodes de crise. Au vu de la situation sans espoir dans laquelle se trouvent l’Afrique et en particulier le Cameroun, il était temps pour Bekolo d’accomplir encore une fois ce rituel. Osé dans sa représentation des excès d’une société, obéissant à une froide esthétique, Les Saignantes est un film politique : un film posant des questions critiques sur la relation homme-femme, sur l’état d’un continent, sur l’avenir du film en Afrique…
Etalon d’argent et prix de la meilleure interprétation FESPACO 2007
Le réalisateur Jean-Pierre Bekolo sera présent pour la projection du film et pour une discussion avec le public.

Samedi 17/11/07, 20h
Making of
Réalisation : Nouri Bouzid, Tunisie/Maroc 2006, caméra : Michel Baudour; montage : Karim Hamouda ; musique : Néjib Charradi. Avec : Lotfi Abdelli, Lotfi Dziri, Afef Ben Mahmoud, Fatma Ben Saidane, Fouad Litaiem; 120 min, 35 mm, VO sous-titrée en anglais.
Le film décrit le parcours d’un jeune homme qui, de danseur break, devient presque un auteur d’attentats. Brimé par la police et frustré par l’absence de perspectives dans sa vie, il apparaît comme un auteur d’attentats-suicides idéal et est recruté par un groupe de fondamentalistes. Mais alors qu’il vient de mettre la ceinture d’explosifs, il est assailli par le doute : a-t-il le droit d’entraîner d’autres êtres humains dans la mort ? Non seulement le personnage, mais l’acteur et le réalisateur doutent de leur travail, ceci en raison de l’actualité brûlante du thème. Dans trois making of’s encastrés dans le cours de l’action, le réalisateur discute avec le rôle principal Lotfi Abdelli des thèses abordées dans le film.
Meilleur Film, Journées Cinématographiques de Carthage, 2006
Prix de la meilleure interprétation FESPACO 2007
Prix de la meilleure interprétation du Festival du Film de Tribeca 2007

Dimanche 18/11/07, 18h30
Conférence: Le critique cinématographique Olivier Barlet nous parle de l’histoire du film africain.
Daratt
Réalisation et scénario : Mahamat Saleh Haroun, caméra : Abraham Haile Biru, montage : Marie-Hélène Dozo. Avec : Ali Barkai, Aziza Ahmat, Youssouf Djoro, Dounia Hadre, Hadje Fatime Ngoua, Khayar Oumar Defallah, Tchad/France/Belgique/Autriche 2006, 93 Min, VO sous-titrée.
Le gouvernement du Tchad a édicté une amnistie générale pour stopper le cercle de la violence. Le jeune Atim, 16 ans, reçoit un revolver de son grand-père, afin qu’il puisse tuer le meurtrier de son père. Atim abandonne son village et se rend à la capitale N’Djamena à la recherche d’un homme qu’il ne connaît pas. Le jeune homme se prépare à venger son père, tué quelques mois avant sa propre naissance. Mais il rencontre finalement un personnage respecté et respectable, propriétaire d’une petite boulangerie, et commence à travailler pour le meurtrier. Atim apprend à préparer le pain, et petit à petit se développe une relation étrange entre les deux hommes. Le plus vieux adopterait volontiers le plus jeune – il ignore le véritable motif de son arrivée. Mais les deux hommes semblent aussi rôder l’un autour de l’autre, le premier ne sachant pas s’il doit accomplir sa vengeance, le second presque prêt à renoncer à lui-même face à la concurrence d’une grande boulangerie.
Prix spécial du Jury, Mostra de Venise
Etalon de bronze et prix de la meilleure caméra, FESPACO 2007