Événements

Festival International des Musiques Nomades 2008
4ème Edition

Français

Le Festival International des Musiques Nomades de Nouakchott réunira, du 8 au 12 avril 2008, plus de soixante artistes internationaux et plus de cent cinquante artistes mauritaniens, le milieu professionnel et la presse, pour 40 concerts et spectacles, expositions, conférences, débats répartis dans toute la ville de Nouakchott.

Mardi 8 avril 2008 – Soirée d’ouverture – Stade du Ksar – 20h30

Tahawol – création Espagne / Iran / Inde / Mauritanie
Danses et musiques d’Inde, d’Iran, de Mauritanie et d’Andalousie
Une création de Keyvan Chemirani avec Manuel Guttierrez (danse) – Espagne / Charmilla Sharma (danse) – Inde / Mohamed Salem Ould Meydah Ensemble (chants maures et danses Haratines) – Mauritanie / Trio Chemirani (percussions) – Iran / Stelios Petrakis (lyra) – Grèce
« Passeur » musical entre ces différentes cultures, Keyvan Chemirani met en scène la richesse méconnue de la danse et de la musique « savante » maure dans une confrontation fertile avec sa propre tradition iranienne et celles de la danse flamenca et du Cante Jondo dont les racines araboandalouses ont rayonné dans tout le pourtour méditerranéen.

Duoud / Abdoulatif Yagoub France / Yemen / Mauritanie
invitent Malouma – création
Elevés au jazz de Miles, Mingus, Coltrane et quelques autres, ou éduqués par les soins d’un maître instrumentiste, aussi à l’aise au sein de la scène électro que lors d’un concert de rock, aujourd’hui Mehdi Haddab et Smadj trouvent dans l’univers des Musiques du Monde un espace de tolérance et de découvertes dans lequel ils se sentent particulièrement à leur place.
En effectuant le grand écart entre les traditions arabo-orientales, le rock, le jazz ou les musiques urbaines, DuOud synthétise au mieux le concept de modernité, bien dans son temps, tranquille avec son passé et en paix avec le monde.
La rencontre avec le chanteur yéménite Abdulatif Yacub et ses musiciens montre combien ce pays a une grande culture musicale et particulièrement du Oud. Orfèvres de l’électronique, Duoud, dans le respect de la tradition yéménite, transforme leur univers musical en une poésie d’un autre temps celui des milles et une nuit sidérales.
Pour leur concert à Nouakchott, ils invitent Malouma à partager la scène pour quelques titres.

Mercredi 9 avril 2008 – Stade du Ksar – 20h30

Tinariwen Mali
Originaire de l’Adar des Ifoghas, Tinariwen (du tamasheq, « les déserts », pluriel de : ténéré) représente les « Ishoumar », jeunes Touaregs ne connaissant que le travail précaire et l’exil.
Musique contemporaine touarègue aux guitares électriques blues et aux chants caractéristiques, leur place tient autant à leur poids politique qu’à leur histoire de rebel. Ils sont de véritables représentants d’une culture à cheval entre l’Orient et l’Afrique Noire.Leur musique, assouf, qui signifie en tamasheq la solitude, la nostalgie, fait la synthèse entre le blues, le rock, la musique traditionnelle touarègue et la musique arabe.
http://tinariwen.artistes.universalmusic.fr/

Ojos De Brujo Espagne
Voici une formation qui se moque bien de la mondialisation, qui apprécie la musique au sens large du terme et qui n’hésite pas à mettre en avant ses racines gypsy et espagnoles dans son art. Formé dans la ville fascinante de Barcelone, le collectif / groupe Ojos De Brujo n’en est pas à son coup d’essai puisque le public a déjà eu l’occasion de découvrir deux albums : Bari et Remezclas de la casa. Le dernier en date, Techari, bénéficie de multiples collaborations et surtout d’un livret artistiquement exceptionnel, élaboré par une quinzaine d’artistes.
La chanteuse charismatique du groupe réalise une fois encore de belles prouesses sur Techari, comme pour prouver que le flamenco est bien loin de baisser les bras face aux musiques actuelles. Ojos De Brujo fait d’ailleurs preuve d’un réel talent dans le domaine du métissage, en mêlant avec dextérité ses influences traditionnelles (flamenco, musiques gyspy) aux sonorités modernes.
http://www.ojosdebrujo.com/

Jeudi 10 avril 2008 – Stade du Ksar – 20h30

Ousmane Gangue et le Koodé Pinal Mauritanie
Ousmane est le plus célèbre des chanteurs mauritaniens d’origine puulaar. Il est né le 31 décembre 1972 à nouatchott. En 1997, il monte son propre groupe, le « Koode Pinal ». Attendant depuis fort longtemps la sortie de son premier opus sur le marché, Ousmane a passé son temps à voyager et participer à des prestations sous-régionales et européennes. Avec sa voix pleine de sensation et d’âme, développe ses chansons à partir de sujets comme la guerre, les enfants mal traités, les femmes, etc.
Depuis plusieurs années, Youssou N’Dour lui a fait confiance en lui ouvrant les portes de son label, JOLOLI. L’enfant de la Médina a trouvé dans le M’Balax de Ousmane cette couleur mauritanienne qui rend sa musique inimitable.


Rachid Taha France/Algérie
Rachid Taha a été un des précurseurs de la scène raï française. Rachid Taha est né le 18 septembre 1958 à Oran, berceau géographique du raï. Il vient habiter en France avec ses parents dès son enfance. Rachid vit ensuite de petits boulots avant de rencontrer le monde des DJ’s à la fin des années 70.
En 81, il crée Carte de Séjour et jette les bases d’un rock arabe, influencé par un son raï algérien. Carte de Séjour, qui prône l’intégration et les fondements de la tolérance, dérange en reprenant Douce France, la célèbre chanson de Charles Trénet…un carton populaire. En 90, après avoir participé à l’albummanifeste Barbés, il poursuit sa carrière en solo. Aujourd’hui, après de lumineux détours technoïdes, Rachid revient aux sources.

Vendredi 11 avril 2008 – Stade du Ksar – 20h30

Fnaire Maroc
Fnaïre (« lanternes » en français) est un groupe de rap originaire de Marrakech au talent remarquable. Composé de quatre membres, 2 MC, un DJ et le chanteur Tizaf mouhssine, ces quatre petits génies du rap ont créé et déposé leur propre style : « Le rap traditionnel ».
Du chaâbi marocain mixé habilement au rap contemporain où les textes, réalistes et pourtant plein d`humour, affichent clairement leur état d’esprit et leur identité marocaine.
Une alliance parfaite dont eux seuls détiennent le secret, un flow magnifique et envoûtant auquel tous les jeunes marocains ont déjà succombé.
Le groupe conserve son identité artistique puisque Mouhssine, détient sa propre maison de production : « TIZAF », audiovisuel production distribution (TIZAF a.v.p.d) qui a produis leur premier album (laftouhe) en 2004.

Awadi + invités Sénégal
« Présidents d’Afrique »
Né en 1969 à Dakar, il a grandi dans le quartier « Amitié ». Pionnier du mouvement rap au Sénégal et plus largement en Afrique de l’Ouest, Didier Awadi a fondé en 1989 le groupe Positive Black Soul (PBS). Leur premier succès sera l’album Boul Faalé sorti en 1994. En 2002 il sort son premier album solo Kaddu Gor, (Parole d’honneur en français), album qui lui vaudra d’être le lauréat du prix RFI Musiques du Monde en 2003. En octobre 2005, il sort sur le marché français son deuxième album solo Un autre monde est possible qui est un vibrant plaidoyer pour des politiques plus humaines et une plus grande considération du tiers monde.
Des « Présidents d’Afrique » comme le Burkinabè Thomas Sankara ou le Sud-Africain Nelson Mandela « posant » leurs voix sur fond de rap, constitue la trame du nouveau spectacle de ce rappeur sénégalais et panafricaniste engagé.
(Organisation d’ateliers avec rappeurs locaux animé par Didier Awadi)
http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/094/article_17015.asp

Samedi 12 avril 2008 – Soirée de clôture – Stade du Ksar – 20h30

Moneim Adwan Palestine / Gaza
« Rouh Waheda » – Modern sufi songs
Moneim Adwan, qui vit dans le sud de Gaza, chante des thèmes plus habituels à la poésie arabe, l’amour, la spiritualité, la nature… Il a la voix digne des ténors de l’âge d’or de la musique arabe de la première moitié du XXème siècle (…) Moneim Adwan chante des pièces méditatives, des amours contemplatives dans la tradition de la grande musique arabe.
« Et je rêve d’une patrie/Ressemblant a une patrie/Qui réveille le temps », chante-t-il, rattrapé lui aussi par un destin qui s’appelle Palestine.
Dans « Rouh Waheda », Moneim Adwan souhaite confronter les textes anciens de la poésie soufie à la musique moderne, aux rythmes et aux sons électroniques. Il souhaite faire revivre des chants soufis issus des confréries de Gaza et de leur donner un souffle contemporain avec des artistes, une programmation technologique et des costumes actuels, inspirés de l’âge d’or du Soufisme.

Omar Pene Sénégal
1976, les rues de Dakar se divisent en deux camps. D’un côté les adorateurs de Youssou N’Dour et de ses Etoiles, de l’autre ceux de Omar Pène et de son Super Diamono. Alors que le premier lance sa voix sur un m’balax enflammé, l’autre créé son propre style : l’afro-feeling. Avec lui, les racines de la musique sénégalaise se tintent d’influences jazz, funk ou encore afro cubaines et sa jeunesse passée dans la rue font de lui le héraut des étudiants, des chômeurs et des paysans. L’artiste n’est pas pour autant un simple chanteur, ses textes engagés ont structuré sa carrière. Avec l’Afsud-Sénégal (l’Amical des Fans du Super Diamono) créé en 1989, il travaille à améliorer la vie quotidienne des Sénégalais. Il est le parrain du festival Banlieue Rythme créé pour animer le quartier populaire de Guediawaye.

Autres concerts et manifestations

8 au 12 avril – CCF – 17 h

Les concerts du Ccf et le « Campement du festival »
Le CCF accueille le campement du Festival : bureau d’information, point presse, expositions, conférences, restauration… Sous une grande khaïma, un espace convivial de rencontre est aménagé pour la durée du festival.
Une sélection de 4 groupes mauritaniens » émergents » sera présentée au public chaque soir à 17h dans la salle de concert du CCF, avant les grands concerts de soirée. Accompagnés dans le cadre d’une formation à la scène, ils représentent la nouvelle génération d’artistes mauritaniens qui, bientôt, sillonnera les routes africaines et européennes avec leurs instruments.

9 au 12 avril – Moughataas de Nouakchott – 17h

Les Concerts des Moughataas et animations de quartiers
Toute la ville s’animera pendant le temps du festival. Une antenne permanente sera mise en place avec les relais locaux (mairies, associations…) dans chacune des neuf communes (moughataas). Chacun des quartiers accueillera quotidiennement en fin d’après midi près de 40 concerts de chanteurs et musiciens de la scène mauritanienne. De plus, les antennes des moughataas, mais aussi des écoles, centres d’animation ou associations pourront accueillir des artistes de la programmation internationale.

9 au 12 avril – Centre Culturel Français – Minuit

Les « Veillées » sous la Khaima
Autour de minuit, après les concerts du Ksar, le CCF accueille sous la khaïma, dans une ambiance conviviale et « acoustique », les grands artistes traditionnels, maîtres des musiques maures et négro-africaines, virtuoses du chant, du tidinit, de l’ardine et des percussions…
Ils inviteront le public, les professionnels et les journalistes étrangers à entrer dans la nuit en musique, en découvrant la richesse du répertoire traditionnel qui a traversé les époques jusqu’à nos jours.

9 au 12 avril – CCF et autres lieux dans la ville

Une rencontre professionnelle
« La circulation des artistes entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne ».
Cette table-ronde réunira les responsables festivals et grandes manifestations musicales du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne autour des enjeux de la circulation et le formation des artistes : Festival Timitar / Essaouira (Maroc), Festival au Désert (Mali), Festival Hip Hop de Ouagadougou (Burkina Faso), Festival El Jem (Tunisie), Africa fête (Sénégal), Transsaharienne des Arts et de la Culture (Niger) etc…

Conférences / Débats / Cinema / Expositions / Animations / Formation…
Autour de la manifestation, conférences, débats, expositions, formations seront organisés au Centre Culturel Français, à la Maison des Jeunes, au Centrez Culturel de la CUN et dans d’autres lieux culturels de la ville.

L’équipe de réalisation
Mauritanie : Khady Mint Cheikhna, coordination mauritanienne /Mohamed El Michery Athié, programmation mauritanienne / Philippe Debrion, (directeur du CCF), coordination générale France : Benoît Thiebergien : direction artistique et coordination internationale / Philippe Chef : régie générale et formation technique

Les partenaires du festival
Partenaires financiers : SCAC, Ambassade de France en Mauritanie / Commission Européenne / Coopération Espagnole / Région Ile de France / Centre Culturel Français de Nouakchott / Communauté Urbaine de Nouakchott / Ministère de la culture de la jeunesse et des Sports mauritanien avec le soutien de : OIF / CulturesFrance / Commune du Ksar
Partenaires médiatiques : RFI / TV5 / Canal + Horizons / Africa n°1 /TVM / Radio Mauritanie