Événements

Assia Djebar
Ecrire, écrire, pourquoi?

Français

Chaque mois, la Bibliothèque publique d’information propose, à travers ce cycle, une rencontre avec un écrivain français ou étranger. Des entretiens approfondis suivis de lectures, inviteront à une réflexion sur l’acte d’écrire, ses facteurs déclenchants, l’univers de l’auteur, son cheminement personnel et intellectuel, la raison d’être de l’écriture.

Entretien avec Florence Noiville, écrivain, chef adjointe du Monde des livres

Assia Djebar est née en 1936 à Cherchell en Algérie, d’ascendance berbère par son grand-père paternel. Son père est instituteur. Après des études à Alger, elle est la première Algérienne à intégrer l’École normale supérieure de Sèvres. En 1957, elle écrit son premier roman, La Soif. Partagée entre l’action et l’écriture, elle devient tour à tour journaliste, écrivain, cinéaste, professeur (en histoire, littérature, cinéma) de nombreuses universités à Rabat, à Alger, en Louisiane, et actuellement à New York. Elle est l’auteur de quinze romans en français traitant de l’histoire algérienne, de la situation des femmes et des conflits autour des langues en Algérie. Son œuvre, traduite en vingt-quatre langues, récompensée par de nombreux prix littéraires internationaux, est dominée par la conscience d’être « entre-deux » : « J’écris en français, langue de l’ancien colonisateur, qui est devenue néanmoins et irréversiblement celle de ma pensée, tandis que je continue à aimer, à souffrir, également à prier (quand parfois je prie) en arabe, ma langue maternelle ». Elle est élue à l’Académie française en 2005.

Ses œuvres : La Soif (Julliard 1957), Les Impatients (Julliard 1958), Les Enfants du nouveau monde (Julliard 1962), Les Alouettes naïves (Julliard 1967, Actes sud 2000), Femmes d’Alger dans leur appartement (Éditions des Femmes 1980, LGF 2004), L’Amour, la fantasia (Lattès 1985, LGF 2006), Ombre sultane (Lattès 1987, LGF 2008), Loin de Médine (Albin Michel 1991, LGF 1995), Chronique d’un été algérien (Calmann-Lévy 1993), Vaste est la prison (Albin Michel 1995, LGF 2002), Le Blanc de l’Algérie (Albin Michel 1996, LGF 2002), Les Nuits de Strasbourg (Actes sud 1997), Oran, langue morte (Actes sud 1997), Ces voix qui m’assiègent(Albin Michel 1999), La Femme sans sépulture (Albin Michel 2002, LGF 2006), La Disparition de la langue française (Albin Michel 2003, LGF 2006), Nulle part dans la maison de mon père (Fayard 2007).

Théâtre : Filles d’Ismaël dans le vent et la tempête, 2000, Aïcha et les filles de Médine, 2001

Filmographie : La Nouba des femmes du Mont Chenoua, 1978 (Prix de la Critique Internationale), La Zerda et les chants de l’oubli, 1982 (primé au Festival de Berlin en 1983)

Responsable : Francine Figuière