Événements

Off Limits 2oo8 – Dak’art Off
Vernissage le dimanche 11 mai à partir de 18h

Français

4 photographes :

Fatou Kande Senghor

Signes Prémonitoires – Série de 6 photos Noir et Blanc Le choix des sujets pour moi est très important, Je ne fais pas de l’art pour l’art, Je fais très attention aux choix des thèmes, J’essaie de faire des choses constructives, d’aller au-delà des apparences. J’essaie de provoquer de la réflexion, de sensibiliser sur certains sujets, telle la politique qui pour moi est un sujet très important : il faut faire attention pour qui tu votes, les implications de tel ou tel choix se verront plus tard et souvent nous sommes victimes de notre inertie ou désintérêt, et il est trop tard pour réagir. Il y a des engagements même au niveau international qui sont irréversibles sur lesquels nous ne sommes pas assez sensibilisés, des sujets auxquels nous n’attachons pas d’importance et dont nous ressentons les néfastes conséquences. Mais dans nos pays, la conscience politique est faible : le choix peut se faire sur la simple promesse de recevoir, par le candidat en question, un T-shirt si tu as bien voté pour lui, pour que ton vote s’effectue en sa faveur, Mais on a couvert la nécessité d’habiller son enfant.. Il faut réveiller les gens, ce n’est pas simple. Autre sujet d’importance : l’éducation des enfants, il faut s’appesantir sur certains points, Si l’on n’y prend garde, l’enrôlement est facilement arrivé. Je suis pieuse, mais prenons l’exemple des femmes que j’ai photographiées. Elles ont pris le parti ou elles se sont laissé guider par cette forme d’extrémisme. Est-ce un réel engagement religieux voulu ? Conscient et voulu ? Ces femmes, ces Ibadous (musulmanes strictes), gardent des velléités de femmes, Elles continuent à se maquiller, à aller voir leur voyante ou leur marabout, elles portent encore bague en argent avec un talisman. Voilà un autre sujet de réflexion sur l’éducation en général, et religieuse en particulier qu’il est extrêmement intéressant d’analyser. Les choses auxquelles on ne veut pas réfléchir nous rattrapent.


Emeka Udemba
Vigiles – Série de 12 photos Couleur
C’est d’une résidence de 6 mois en 2007 à la Cité Internationale des Arts qu’est issu ce travail sur les hommes dans la sécurité des lieux publics à Paris.
« Je souhaitais faire un travail sur la réalité sociale, notamment après les révoltes des banlieues de Paris. J’étais intéressé à montrer le paradoxe entre l’identité et la question de la réalité
sociale, la vulnérabilité de chaque individu ou groupe en tant que tel. C’est une réalité indéniable que dans la grande majorité dans centres commerciaux et des lieux publics à Paris, la plupart des hommes travaillant dans la sécurité sont noirs. Je me demandais pourquoi. Est-ce que les noirs sont particulièrement prédisposés à détecter les voleurs à la tire et les criminels ? Sont-ils physiquement plus forts ou sont-ils des outils de couleur servant leurs employeurs ? Si un noir
appréhende un noir, l’employeur échapperait-il à une possible accusation de discrimination raciale ?!!! Les images n’ont pas seulement comme objet de représenter la réalité mais aussi de
questionner ce qu’il y a derrière la réalité, interroger les différentes significations et représentations. Ces photographies sont des narrations sur les questions sociales et politiques,
elles servent de véhicule pour aller du subconscient au conscient. »

Poppy Wechsberg
Vue du haut, les Ombres
Sur support toile, 4 bandes de 4 photos
« Vues du haut, les personnes transportent
toutes sortes de marchandises, se transforment.
Par exemple en tissu avec pied,
C’est alors que le panier avec le pain
devient l’acteur principal, Le pain voyage,
Du pain en mouvement,
C’est ça, la chose la plus importante.
Celui qui porte le pain a disparu, Reste son ombre…..
Changement de perspective,
L’action se fait, Qui fait cette action ?
La forme avec l’ombre devient autre chose,
Un nouvel équilibre,
L’homme dans le fauteuil roulant
devient turban et son ombre a
un oeil bleu ciel et une grosse langue pendue.
Moi et mon ombre.
Un sujet psychologique et un sujet esthétique.
Un jeu. Les personnes et leurs ombres.
Un autre regard et tout change, » P.W.

Baudouin Mouanda
Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes
Zoom sur le dernier travail photographique de l’un des membres actifs du collectif congolais de Brazzaville « Génération Elili », le jeune photographe Baudouin Mouanda.
Baudouin est venu se perfectionner en photographie quelques mois à Paris. Cette résidence nous permet de découvrir l’une des figures intéressantes de la scène émergente de la photographie africaine.
Baudouin Mouanda nous donne à voir la communauté congolaise de Paris.
Bienvenue dans l’antre de la « sapologie » parisienne où les défilés de la « Société des Ambianceurs et des Personnes élégantes » sont le clou le plus recherché de ces soirées

Guest Hélène Launois

Galerie éphémère du Off de Dak’art,
27 rue Wagane Diouf – Près de la Place de l’Indépendance
Côté Chambre de Commerce et d’Industrie
Tél Dakar – 77 425 87 11 Aude Minart