Événements

Foli Tabale – Au coeur de tes oreilles
Scènes de rencontres : Saison Lyon/Bamako Jumelage entre l’Hôpital du Point G de Bamako et Le CH Le Vinatier à Lyon

Français

CONTEXTE
L’Hôpital psychiatrique Le Vinatier à Bron, inauguré en 1876, gère environ 750 lits d’hospitalisation et une file active de consultants de 24 000 personnes. Une soixantaine de structures réparties sur le territoire du grand sud-est de l’agglomération lyonnaise prend en charge les personnes souffrant de troubles mentaux. L’hôpital a eu l’initiative originale, en 1997, de développer un projet culturel pour l’aider à lutter contre les préjugés de la population à l’égard de la maladie mentale, à créer des espaces de rencontres et d’échanges entre la population, les soignants et les malades et à dédramatiser le lieu psychiatrique. Ce projet s’appelle la Ferme du Vinatier car il est installé dans les locaux de l’ancienne ferme agricole de l’hôpital. La Ferme du Vinatier travaille sur l’histoire et les mémoires de la psychiatrie ainsi que sur la création et la diffusion artistiques.

Pour sa part, l’unique département de psychiatrie du Mali, créé par les Français en 1958, est abrité par l’hôpital général de Bamako, l’hôpital du Point G. Héritage de la colonisation, il s’agissait à l’époque de « quartiers de force » essentiellement destinés à l’isolement et à la contention physique. Après l’indépendance, le nombre de malades a augmenté sans cesse et a pris des proportions incontrôlables. Le « Cabanon », rebaptisé ainsi par les africains, était entouré de grilles et de barbelés. Il était composé de cellules d’isolement dans lesquelles étaient enfermés 600 malades (hommes et femmes), abandonnés par leur famille, mourant de faim, l’administration n’ayant pas de quoi les nourrir. Il était fait état de viols de malades femmes par des militaires. C’est ce « drame humanitaire » qui a semble-t-il motivé l’envoi du psychiatre français Jean-Pierre Coudray, alors que le Mali était, depuis 1968, un régime dictatorial. Missionné par le ministère de la coopération au Mali pour restructurer le département de psychiatrie, Jean-Pierre Coudray restera sur le site de 1981 à 1987.
Jean-Pierre Coudray, aidé d’un jeune collègue malien, Baba Koumaré, appuyé par le ministère des Affaires Etrangères français, l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Etat malien, a été à l’origine d’une politique de santé mentale faisant toute sa place à la dimension culturelle. La tâche était immense : il fallait rétablir le dialogue avec les patients, renouer avec les familles, former le personnel, socialiser les malades, coopérer avec les guérisseurs, mailler le territoire national pour éviter tout déracinement.

En 2005, convaincue de l’intérêt des actions développées par la Ferme du Vinatier, Marie Coudray, fille de Jean-Pierre Coudray, y dépose les archives personnelles de son père avec le souhait qu’elles soient inventoriées, conservées et valorisées. C’est donc à travers ces archives qui comprennent des écrits, une autobiographie, des films – que la Ferme du Vinatier a pris connaissance de l’histoire passionnante de la création et du développement du département de psychiatrie de l’hôpital du Point G par le professeur Baba Koumaré, le professeur Jean-Pierre Coudray et quelques autres pionniers dans les années 1980.
Jean-Pierre Coudray est décédé en 1989. Le professeur Baba Koumaré est aujourd’hui chef du service de psychiatrie du Centre Hospitalo-Universitaire du Point G. La volonté de poursuivre les potentialités d’échanges de connaissances et de pratiques a permis l’élaboration d’un partenariat entre l’Hôpital Le Vinatier et le CHU du Point G. Dès lors, la convention unissant les deux établissements décline trois volets : clinique, enseignement supérieur et recherche, artistique et culturel.
YIRIBA – L’ARBRE A PALABRES
Une expérience clinique et culturelle en santé mentale au Mali
Exposition de société
Du 15 janvier au 15 juin à la Ferme du Vinatier
A partir des archives du psychiatre français Jean-Pierre Coudray, composées essentiellement d’images vidéo et de textes scientifiques, la Ferme du Vinatier présente du 15 janvier au 15 juin 2008 une exposition de société qui relate la mutation du département de psychiatrie du Centre Hospitalo-Universitaire du Point G, des années 1980 à nos jours.
En 1981, l’urgence est de résoudre la situation tragique des 600 malades de l’unique département de psychiatrie du Mali, abrité par l’hôpital général de Bamako, l’hôpital du Point G. Héritage de la colonisation, cette unité de soin qualifiée à l’époque de cabanon se résume à des « quartiers de force ». La première nécessité, humaniste et thérapeutique, est de rétablir le dialogue avec les malades. La prise en compte de la langue Bambara dans le lexique médical et l’édification de la « coupole à palabres » relèvent de cette préoccupation. L’implication des familles dans le processus soignant s’avère également fondamentale. Le projet prévoit des cases de passage offrant la possibilité à un membre de la famille du patient de l’accompagner pendant l’hospitalisation. En outre, un véritable village thérapeutique voit le jour pour socialiser les malades et diminuer les durées de séjour. L’intervention de troupes de Kotéba, théâtre traditionnel malien, constitue une des activités les plus originales de cette expérience. Cette pratique utilise la tradition orale pour aider les patients à extérioriser leur souffrance et permet une ouverture du service de psychiatrie vers la population. Enfin, Jean-Pierre Coudray et Baba Koumaré se soucient de mettre en œuvre un maillage territorial tant pour la prévention que pour la postcure des malades dans un pays de plus de 7 millions d’habitants. Ils mobilisent alors les praticiens traditionnels et ouvrent une première antenne régionale à Koutiala.
Le récit de cette expérience singulière favorise ainsi la diffusion d’une réflexion sur les enjeux du métissage clinique et culturel des connaissances et des pratiques traditionnelles et conventionnelles dans le domaine de la santé mentale.

« FOLI TABALE – AU CŒUR DE TES OREILLES »
Scènes de rencontres
Du 3 au 13 juin 2008
A la Ferme du Vinatier
En juin 2008, la cinquième édition des scènes de rencontres « Au cœur de tes oreilles » devient « Fôli Tabalé » et fait honneur à la culture malienne. Des rencontres festives dans l’enceinte du Vinatier et une programmation éclectique mêlant spectacles de compagnies professionnelles, partenaires et propositions amateurs de qualité.
A cette occasion, la Ferme du Vinatier rendra compte lors de « fenêtres ouvertes » des productions liées aux ateliers, aux formations et aux résidences qu’elle organise cette saison dans les domaines du conte, de la danse, de la musique et du théâtre africains.
Ainsi, la compagnie malienne « Psy », spécialisée en Kotéba, (théâtre traditionnel malien), qui intervient au département de psychiatrie du CHU du Point G depuis plus de 20 ans, initiera patients et personnels du Vinatier aux techniques et pratiques de cet art avant de se donner en spectacle (13 juin).

Programme :

Mardi 3 juin
16H : fenêtre ouverte sur l’atelier Conte africain N’Ziri avec le conteur Souleymane Mbodj et des patients du CH Le Vinatier
19H30 soirée conte avec le conteur Souleymane Mbodj
Ferme du Vinatier
Entrée libre

Pendant toute la saison, la Ferme du Vinatier a accueilli Souleymane Mbodj, un conteur d’origine sénégalaise qui se consacre depuis de nombreuses années à la transmission des contes africains.
A l’occasion de cette résidence, le conteur est intervenu à la fois dans les services de pédopsychiatrie pour sensibiliser les enfants en soin aux contes traditionnels africains et à la Ferme dans un atelier de pratique artistique de contes traditionnels africains à destination des adolescents et adultes en soin.
Les patients ont ainsi pu découvrir l’art du conte africain et, sous l’impulsion de l’artiste, ils se sont réappropriés et ont mis en scène ces récits, qui font écho à leurs parcours personnels.
Pour la fenêtre ouverte sur l’atelier conte, les participants dévoileront le fruit de leur travail.
Puis, en soirée, Souleymane Mbodj proposera d’enchanter petits et grands et de les emmener au pays de la Teranga, la terre d’hospitalité peuplée d’animaux parlants…

Mercredi 4 juin

16H & 20H : « Le mouvement du serpent » – Performance pour deux danseurs et un musicien, en résonance avec l’exposition « Yiriba-L’arbre à Palabres »
Ferme du Vinatier
Entrée libre
Programmation proposée par le Musée des Confluences

Développant une double démarche « Scène/Hors Scène », la Compagnie Pascoli investit depuis 2003 des lieux du patrimoine (châteaux, parcs, musées, espaces publics etc.) pour y réaliser des créations in situ directement inspirées de l’histoire et de l’architecture des lieux.
Le « mouvement du serpent » s’inscrit dans un cycle de « Danses de Confluences », projet d’alliance chorégraphique à des expositions. Au cœur de la démarche, le désir de relier le corps artistique de la danse à la contemporanéité d’autres corps…
« Animal de l’origine, le mouvement du serpent est en moi ce qui se cache et parle bas, la part obscure de ma parole, celle qui me fait et me défait. Le mouvement du serpent n’a pas de forme ou alors toutes, susceptible de toutes les représentations, de toutes les métamorphoses […] Par la danse, doucement, nous solliciterons le mouvement du serpent afin qu’il s’enchante et nous ouvre l’espace sensible du « Jinebana » (la recherche d’un langage commun en malien) ». Anne-Marie Pascoli


Vendredi 6 juin
14H30
Centre Chorégraphique National de Rillieux-la Pape
Atelier ouvert de Koteba (théâtre traditionnel malien) par la Cie Psy de Bamako sous la direction d’Adama Bagayoko, et de conte africain par Souleymane Mbodj avec des patients du CH Le Vinatier.
Entrée libre

La Ferme du Vinatier accueille la compagnie « Psy » qui intervient au département de psychiatrie du Centre Hospitalo-Universitaire du Point G depuis plus de 20 ans à travers l’art du Koteba, le théâtre traditionnel malien. Les cinq comédiens de la compagnie ont invité les patients à s’exprimer lors d’ateliers artistiques et, dans le cadre de séances communes entre l’atelier de conte africain et celui de Koteba, à articuler les récits de vie des patients de Bamako et de Lyon pour présenter une petite forme artistique à l’occasion de la manifestation « Dans ces corps » à Rillieux-la-Pape.

Samedi 7 juin
17H
Centre Chorégraphique National de Rillieux-la Pape
Spectacle de Koteba (théâtre traditionnel malien) par la Cie Psy de Bamako
Dans le cadre de la manifestation « Dans ces corps ».
Entrée libre

Pour sa résidence française, le travail d’Adama Bagayoko et de la compagnie Psy sera inspiré des parcours individuels des patients du CHU du Point G. Leur dernière création alliera parcours des patients du point G et contes traditionnels maliens, dans l’optique de sensibiliser tous les publics à la santé mentale et de diffuser la culture malienne.

Samedi 7 juin
Chapiteau dans la cour de la Ferme du Vinatier
Spectacles de la Cie U’gomina
Tarif unique : 5€ par spectacle
Gratuit pour les patients et les personnels du CH Le Vinatier

Bienvenue au « Cabaret de l’Impossible » !

Les 7 et 8 juin 2008 la Compagnie U-Gomina en partenariat avec la Ferme du Vinatier vous convie, vous détourne, vous retourne, vous attire pour deux journées placées sous le signe du spectacle et de la rencontre entre professionnels et amateurs dans un décor de saltimbanques sous chapiteau au cœur du Parc du Vinatier.

11H : « Bella ciao »
Inauguration par les ateliers Chant et les U-Gominots : C’est sur l’air des partisans italiens que les Ateliers Chansons inaugurent le « Cabaret de l’Impossible », histoire de faire souffler un vent de liberté à travers les voix des grands et petits U-Gominots.
11H : première partie « U-Gominots enfants »
11H30 : deuxième partie : « U-Gominots adultes »

12H30 : Possibilité de restauration pour le public.

14H30 « Macadam Orpheo »
De Louise Berto par l’atelier Theâtre de Rue.
Le mythe d’Orphée revisité et mis en musique avec pour trame de fond le carnaval des favelas.
De siècle en siècle, l’histoire des hommes et des nations s’est bâti de guerres en révolutions… Les périodes de paix sont rares et la moindre accalmie peut porter en son sein la pire des épidémies. Certains qui voulurent changer le monde, virent par le poison ou par le feu, leur envol arrêté…D’autres sont devenus tyrans et leurs convictions profondes servent de bibles à des hordes d’assassins patentés. Nous, comédiens de la rue, obscurs fantassins de la vie, chevaliers errants en quête d’une humanité rêvée, allons prendre chemins buissonniers et inventer d’autres avenirs, mettre en scène « Eurydice et Orphée ».

18H « Au Cabaret de la dernière chance »
par l’atelier Cabaret, chansons à l’orgue de Barbarie et textes de Bernard Dimey.
Une lumière sous les étoiles, une toile sur un terrain vague et ils pointent leur nez…les paumés du petit matin, entre chien et loup, entre vie et survie, entre ombre et lumière. Bernard DIMEY, ogre de la Vie et poète nous prête ses textes et l’Orgue de Barbarie ses mélodies.

20H30 « Moi mon colon celle que je préfère… »
d’après « Ah Dieu que la guerre est jolie »de Joan Littlewood et Charles Chilton.
Une revue clownesque et décalée qui dénonce l’absurdité de la Grande Guerre.
Tableaux de la vie civile et militaire structurés dans la perspective décalée d’une revue théâtrale et musicale. La mise en scène d’Ugo Ugolini est axée sur le travail du clown. Ainsi le spectateur est confronté à : la condamnation de l’hypocrisie de la bourgeoisie et de certains pouvoirs politiques et économiques, face à cette marche vers la mort, la fleur au fusil ; la dénonciation de l’inconséquence désastreuse et ignobles des pouvoirs militaires dont Paul Valéry a dit : « la guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ».
Dimanche 8 juin
Chapiteau dans la cour de la Ferme du Vinatier
Spectacles de la Cie U’gomina
Tarif unique : 5€ par spectacle
Gratuit pour les patients et les personnels du CH Le Vinatier

11H
« Au Cabaret de la dernière chance » par l’atelier Cabaret, chansons à l’orgue de Barbarie et textes de Bernard Dimey.
12H30
Possibilité de restauration pour le public.
14H
« Moi mon colon celle que je préfère… »
18H
« Macadam Orpheo »

Mardi 10 juin
20H
Ferme du Vinatier
Concert de l’orchestre symphonique de Lyon
Entrée libre

Sous la baguette de Jean-Pierre Prajoux, l’orchestre symphonique de Lyon, créé en 1947, se définit comme un orchestre de musique classique et moderne composé de musiciens amateurs de toute la région lyonnaise. Pour l’occasion, ils interpréteront un répertoire varié et accessible à tous les publics, notamment en présentant des musiques de films, tels que « Sept ans au Tibet » ou « Pirates des Caraïbes » et des extraits d’airs classiques connus comme la « Petite Suite » de Debussy ou « Casse noisette » de Tchaïkovski. Les musiciens présenteront ensuite au public les différents instruments composant l’orchestre…

Programme :
Musique du film 7 ans au Tibet (John Williams, arr. J.P Prajoux)
Petite suite (Claude Debussy)
Musique du film Pirates des caraïbes (Klaus Badelt)
Extraits de Casse noisette (Tchaïkovski)

Mercredi 11 juin

14H
Ferme du Vinatier
Entrée libre

Fenêtre ouverte sur l’atelier de danse africaine avec Françoise Kaïro (Cie Käfig) et Françoise Veilhan (Cie C’est pas des manières) avec des patients du CH Le Vinatier et les comédiens de Koteba de la Cie « Psy ».

La musique et la danse constituent un axe fort de la culture malienne au même titre que le conte ou le Koteba. Autour de la mise en mouvement sonore et corporelle, les patients ont pu découvrir les pratiques musicales et chorégraphiques de l’Afrique de l’Ouest, à travers des ateliers hebdomadaires. Les comédiens de la Cie « Psy » se joindront à cet atelier danse et musique à l’occasion de cette rencontre publique…

Jeudi 12 juin

16H
Ferme du Vinatier
Fenêtre ouverte sur l’atelier de Koteba (théâtre traditionnel malien) par la Cie Psy de Bamako avec des patients du Vinatier
Entrée libre

L’atelier de théâtre Koteba du CH Le Vinatier propose aux publics d’assister à une séance de répétition de Koteba…

Vendredi 13 juin
17H30
Spectacle de Koteba « Le Grand Escargot ».
Entrée libre

La Cie Psy de Bamako invite patients, personnels du Vinatier, étudiants du CFMI (Centre de Formation de Musiciens Intervenant à l’école) de Lyon, musiciens intervenants et public à entrer dans le « Grand Escargot »…

Le terme « Koteba », littéralement « Grand Escargot » en bambara, fait référence à la disposition scénique induite par cette forme théâtrale spécifique. Profondément ancré dans la tradition, ce théâtre est une force sociale de changement autant qu’une pratique artistique. Cette forme artistique est abondamment enrichie par la musique et la danse.
Dans le contexte hospitalier, les interventions de Koteba, fondées sur l’improvisation, sont construites avec les soignants à partir de personnages clés et d’une trame.
Impliquant la participation des publics, patients et personnels, les comédiens improvisent leur jeu à partir de l’histoire singulière d’un spectateur qui devient alors acteur. Dès lors, le Koteba fait participer tous les publics en les mettant en situation d’avoir à résoudre les problèmes joués par les acteurs…

Vendredi 13 juin

20H
Spectacles de Koteba par la Cie Psy de Bamako
Entrée libre

Cette soirée consacrée à la Compagnie Psy se déclinera en quatre parties. Chacun de ces spectacles est composé de chants de danses relatifs à l’art du Koteba et prend appui sur des symboliques universelles.

I. Kolokelen : Ce spectacle est inspiré d’une situation réelle ; Kolokelen est un patient qui a été reçu à l’hôpital du Point G à Bamako. Soigné et guéri, il retourna chez lui où il fut chassé à coups de bâtons. Désespéré, Kolokelen élit domicile sur un tas d’ordures…

II. Comprimé effervescent : Ce spectacle est une farce sur le thème du SIDA et des tabous persistant autour de ce problème. A travers le jeu, il permet d’informer sur les moyens de préventions existants et met en garde contre l’exclusion.

III. Sketches inspirés de la tradition du Koteba : Une dizaine de saynètes seront présentées au public.

IV. La grenouille a pris mon ombre
Ce spectacle est inspiré de la méthode des Kotédés (comédiens de Koteba) de traiter les patients par le Koteba et la séance intime.