Événements

Festival des arts traditionnels africains « Les voix de Bamako » 2009
2e édition

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Un festival consacré cette année encore à la condition des femmes sur le continent africain.

La deuxième édition du festival aura lieu du 21 au 25 janvier 2009
Aucune autre capitale africaine ne résume sans doute à ce point un pays tout entier! Bamako, ville cosmopolite par excellence où cohabitent pourtant harmonieusement tous les groupes ethniques présents. Etirée le long du fleuve Niger qui, du sud au nord, l’accule à cinq collines tabulaires, capitale d’un pays enclavé, elle est demeurée une ville au carrefour des civilisations, d’hospitalité légendaire et de tradition séculaire.
Bamako est devenue le symbole de la résistance culturelle des Maliens.
En effet, ici, la vie urbaine n’a pas dépersonnalisé les habitants, restés des villageois. Et si Bamako, en dépit de ses constructions modernes, n’est pas devenue l’une des clinquantes et ostentatoires vitrines du tourisme international, elle le doit avant tout aux Bamakois.
Ce festival veut être le reflet de BAMAKO: il est basé sur la rencontre et le métissage, conformément à la tradition.
« Les voix de BAMAKO » témoignent des richesses du patrimoine traditionnel et de celles mises en exergue dans la rencontre des différentes cultures artistiques.
Et dans la valorisation de la culture traditionnelle, la Fem¬me est un pilier central, Elle transmet, naturellement…
Cette deuxième édition des Voix de Bamako se veut être un festival de Femmes pour les Femmes et avec les Femmes.
La majorité des femmes, même dans les pays développés, est exclue des centres de pouvoir et de décision. En Afrique en général, les femmes n’échappent pas à cette règle. Il y a néanmoins une nuance de taille : elles sont plus libres et plus entreprenantes qu’on ne le pense en occident.
En effet, ces Femmes sont l’espoir d’un continent qui croule sous les mauvaises nouvelles. Partout, elles s’engagent pour améliorer le sort des leurs.
Et malgré le vent de pessimisme et de découragement qui souffle sur le monde à propos de l’Afrique, les femmes africaines, vaille que vaille, continuent leur chemin. Elles créent toutes sortes d’associations, de coopératives. Dans les quartiers, les villages, les régions, elles mettent en oeuvre des expériences citoyennes inédites et mènent des actions, souvent modestes, mais qui fonctionnent car simplement adaptées au contexte.
C’est ainsi que le festival « les voix de Bamako » souhaite rendre hommage à toutes ces Femmes.
Les femmes africaines essaient de redonner « un sens à l’existence sur leurs propres terres et selon leurs propres normes »
Aminata D. Traoré,
écrivaine et ancienne ministre de la Culture du Mali, marraine de la première édition du festival « les voix de BAMAKO ».

Les Artistes

Tiken Jah Fakoly
Tiken Jah Fakoly joue une musique pour « éveiller les consciences ». Les paroles de ses chansons parlent de beaucoup d’injustices que subit la po pulation de son pays d’origine, mais aussi et surtout du peuple africain. Par « musique qui éveille les consciences », Tiken Jah Fakoly explique que les peuples qui vivent sous l’oppression sont des humains au même titre que les autres, qu’ils ont les même droits que tout être humains et qu’ils ont leurs cultures et leurs valeurs. Sa musique est engagée contre la mainmise que l’Occident, particulièrement la France, a sur les richesses d’une grande partie de l’Afrique, notamment au Gabon, au Congo, une oppression également politique qui se traduit par le contrôle des chefs d’États africains via les lobby français qui, quitte à provoquer des guerres, se démènent pour leurs intérêts.

Koko Dembele
Issu d’une famille de griots, il était dif fi cile à « Igofrey » de prendre un autre chemin dans la vie. En accompagnant son père, il fut la découverte des villes comme Bandiagara (capitale du pays Dogon) et des cités historiques comme Gao Djenné et Tombouctou. « Avec mes parents, j’ai appris la tradition orale, l’histoire des griots, leur rôle dans la so ciété africaine. » dit-il. Koko Dembele est l’un des rares a avoir opté pour le genre reggae au Mali. Guitatiste et percussionniste virtuose, son travail poignant ne laisse indifférent personne. Son époustou fl ant succès national l’a poussé très vite hors de nos frontières pour entamer une carrière internationale où les mélomanes se bousculent pour assister à ses concerts.

Mangala Camara
Mangala Camara s’impose incontes tablement comme l’un des plus grands artistes de son temps. Les notes de sa musique sont un mélange de djembé, de guitare et de Kora. Des rythmes qui ne laissent pas indifférent chacun y trouve son air préféré. Artiste complet et engagé, il vit pour et par sa musique, avec plus de 20 ans de carrière, à travers des lieux les plus infortunés et les grandes salles d’Europe et d’Amérique. Mangala Camara est aussi l’un des artistes maliens qui vend le mieux l’image du Mali à travers sa musique, son accoutrement, et surtout son style.

Nahawa Doumbia
Nahawa Doumbia est la reine in contestée du Didadi (un rythme sur lequel les jeunes gens se défi ent lors des cérémonies et des soirées de fête). Une étoile du Mali. Lorsqu’ en 2000, elle enregistre avec Claude Barthélémy, devenu depuis directeur de l’orchestre National de Jazz « Yaala », elle a déjà sorti trois albums au pays. C’est sous l’impulsion d’Africolor qu’elle de vient la première diva africaine remixé par Frédéric Galliano. En 2004, c’est avec Jean Philippe Rykielle qu’elle enregistre « Diby » et participe au projet « Le Rythme de la parole » de Keyvan Chemirani.

Toumani Diabate
Plus que n’importe quel joueur de kora, Toumani est celui qui a fait connaître cet instrument au public dans le monde entier. Il est non seu lement un musicien d’une virtuosité et d’une créativité exceptionnelle, mais il joue aussi un rôle capital comme leader de groupe, défenseur de la musique, compositeur et maître de kora chez lui à Bamako. Sa musique a une force d’expression et une beauté qui élèvent les puissantes traditions des griots mandingues vers de nouveaux sommets et les emmènent sur d’autres territoires. Il est à la tête d’une nouvelle génération de griots maliens qui sont à la recherche constante de diffé rentes façons de moderniser cette tradition, tout en conti nuant de l’honorer.

Tata Bambo Kouyate
L’Humble impératrice Elle est une impératrice dans le cer cle des talentueuses cantatrices du Mali. Elle est une star parmi les ar tistes du pays. Parce que le talent de Tata Bambo lui permet d’épou se les époques et de séduire les générations avec sa voix limpide qui ne sonne que pour ceux qui le méritent. Portrait un énigmatique pionnier de la musique malienne.

Saintrick et Les Tchielly
Comme un Tchielly (« épervier » en langue Wolof) qui, d’un batte ment d’ailes, relierait la Corne de Dakar au puis sant fl euve Congo, Sain trick, d’origine congolaise, l’enfance partagée entre Brazza la verte et le Sénégal, revient aujourd’hui à Dakar, désormais terre d’exil. Percussions congolaises, du N’goma au tama, guitare sixties à la Congolaise, clavier aux sons rythmiques Mbalax et bat terie métisse, chants en langues wolof ou congolaises nous emportent dans un élan de belle humanité. Saintrick et les Tchielly chantent et dansent leur terre d’accueil et ceux qui les ont amenés à laisser leur terre de racines, pour exprimer l’amitié, la paix, le respect et les droits de chaque homme dans ce monde trop abîmé.

Babani Kone
Babani Koné, de son vrai nom Fatou mata Koné, est originaire de Ségou au Mali. Elle a le sens de la mélodie mandingue, de la fête, qu’elle met en valeur par une voix incorruptible et envoûtante

Amy Koita
Amy KOITA est née à Djoliba à la veille des indépendances africaines, au début des années cinquante, à 40 kilomètres de Bamako, dans le mandé profond, au bord du fl euve Niger près de la Guinée. Amy est issue d’une famille de griots de part son père et sa mère.