Événements

Soly Cissé, Sokey Edorh, Niko, Freddy Tsimba
dans le cadre du XIIe festival francophonie métissée

Français

– SOLY CISSE (dessins)
Soly cissé est né à Dakar en 1969, où il vit et travaille. Dès 1995, il s’essaye aussi bien à la photographie qu’à la scénographie. Il est sélectionné à la Biennale de Sao Paulo en 1998, à la Biennale de Dakar puis à celle de La Havane en 2000. Formé à la peinture et à la sculpture, il est sorti major de sa promotion à l’école des arts de Dakar en 1996.
Exposé jusqu’au 28 septembre 2003 au Musée de l’Aventure industrielle du pays d’Apt, Soly Cissé dessine, peint, sculpte, façonne le papier mâché, le kraft, l’argile, la cire à bois. Nous avons choisi de présenter ses dessins, principalement ses Portraits et la série Les Mondes perdus (crayon sur papier) pour la force et le malaise qui se dégagent de ces êtres hybrides, mi-homme mi-animal, bestiaire infernal. Ce monde de mutants nous dévisage, nous juge, nous menace et constitue une nouvelle mythologie qui ne peut annoncer qu’un monde perdu, une apocalypse. Soly Cissé défie les conventions et l’ordre établi.

– SOKEY EDORH (Ocres)
Sokey Edorh est né à Lomé, en 1955. Après avoir suivi des études universitaires en Philosophie à l’Université de Cotonou (Bénin), il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux jusqu’en 1990. En 1993, la Fondation américaine Pollock-Krasner le distingue et, en 1994, il est couronné à la Fondation Heinrich Böll de Cologne. Il vit et travaille au Togo.
« Dans son travail pictural, il utilise des textures originales comme la latérite, terre rouge, fine et sèche, qui s’insinue en tout, quand l’harmattan souffle. Ses peintures, véritables hommages à la terre, abritent des signes esthétiques symboliques qui racontent des petites ou grandes histoires ». Florence Alexis.
« La latérite c’est leur âme, c’est la mienne…Je pile, je broie, je couds mes toiles qui se construisent elles-mêmes. Le rituel est dans leurs démarches, dans leur façon. La latérite, c’est leur âme, c’est la mienne et celle des termitières de contes évanouis ». Sokey Edorh.
Egalement exposé jusqu’au 28 septembre 2003 au Musée de l’Aventure industrielle du pays d’Apt.

– NIKO (sculptures en bois)
Franco-béninois, Niko est né en 1964 et vit en France. Il a commencé à sculpter seul, en autodidacte, il y a une dizaine d’années, après s’être essayé à la peinture, qui « le rendait malheureux ». Il aime à intégrer ses sculptures dans l’environnement urbain et dans des lieux choisis en fonction de leurs éléments architecturaux.
« A partir de la récupération de traverses de chemin de fer trouvées sur des voies désaffectées, Niko sculpte d’étonnantes figures hiératiques, aussi majestueuses que mystérieuses. Ses sculptures d’une grande sobriété, réduites à leur plus simple expression, droites ou légèrement inclinées, sont rassemblées en petits groupes. Réunies par « famille », leurs corps dépouillés, nus, se répondent dans une étrange chorégraphie du silence et de l’imperceptible. Nomades, Messagers, Gardiens, Prières ou Motus témoignent de la souffrance des errants et des exilés mais disent aussi l’esprit de solidarité qui les lie les uns aux autres ».
Virginie Andriamirado, in Africultures, juin 2002

– FREDDY TSIMBA (sculptures en métal)

Freddy Tsimba est né à Kinshasa (R.D.C), en 1967. Formé à l’école des Beaux-Arts de Kinshasa, il commence à travailler, dès la fin des années 1980, le bronze, le ciment, et les objets de récupération, influencé par les courants avant-gardistes du début du XXe siècle.
La fin des années 1990 marque la reconnaissance de l’artiste. En 2001, il reçoit la médaille d’argent du Concours Culture Sculpture des IVe Jeux de la Francophonie à Ottawa pour la pièce Victime malgré elle. Il a été accueilli en résidence d’artiste à la Bag Factory à Johannesburg, en 2003 et a participé à l’exposition collective L’Europe Fantôme (mai – juillet, à Bruxelles). Exposition personnelle à la Chapelle de l’Hôtel de Ville à Vésoul (juin – août 2003) après une résidence d’artiste de plusieurs mois.
Parti d’une expression relativement classique qui n’est pas sans rappeler celle de Zadkine et de Giacometti, il s’intéresse depuis quelque temps aux sculptures-objets proches de l’installation.
Ses sculptures, souvent réalisées à partir d’objets trouvés, toutes en tensions, entre vides, creux et entrelacements, expriment la souffrance du peuple de son pays. En dénonçant les dommages, l’absurdité de la guerre, de la famine, et de la violence, elles sont porteuses d’un message d’espoir et de paix.


Exposition ouverte tous les jours de 11 à 19 heures. Fermé le lundi. Accès libre : 127-129 rue St Martin, 75004 Paris.