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« Invictus » au Cinéma Victor Hugo
Dans le cadre du cycle Africinéma

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Dans le cadre du cycle Africinéma, l’APACA vous informe de la projection du film « Invictus » de Clint Eastwood…

Synopsis :

En 1994, l’élection de Nelson Mandela consacre la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995…

Critiques :

Le film est une assez fidèle reconstitution de l’ambiance de l’époque (1994-1995), notamment dans les stades de rugby, et comporte assez peu d’anachronismes.
Première.fr

Adapté d’un livre du journaliste John Carlin publié en 2008, Invictus est un spectacle efficace, honnêtement interprété, et d’une émotion certaine. C’est aussi, hélas ! L’un des rares films où Clint Eastwood donne l’impression de s’être quasiment absenté. Non seulement absenté physiquement, comme il pouvait l’être du magnifique Mystic River, mais bien absenté à lui-même et à son cinéma. Centré sur la figure de Mandela, auquel Morgan Freeman n’apporte rien de plus que son irréprochable professionnalisme, le film sacrifie à peu près tous les personnages (…).
Le Monde – Jacques Mandelbaum


En général, au cinéma, lorsque des acteurs mettent des crampons, c’est souvent ridicule. Matt Damon, lui, est assez crédible. C’est d’autant plus surprenant que lui et Eastwood, comme bon nombre d’Américains, sont étrangers à la culture du rugby. Le film s’attarde, d’ailleurs, rarement sur le jeu stricto sensu et faillit quelque peu lorsqu’il abuse du ralenti dans certaines actions décisives. De toute façon, il s’agit moins de célébrer la beauté du sport que de refléter son retentissement à travers le pays, la ferveur collective, le flot d’impressions, à la fois riches et futiles, que la ¬compétition procure. En cela, Eastwood, cinéaste rassembleur et populaire par excellence, est parfaitement à la hauteur de l’événement historique. Il nous fait revivre de l’intérieur cette aventure humaine, orchestrant l’émotion en un formidable crescendo. Etre tout près des dieux, partager un sentiment fugace d’éternité, qui peut résister à cela ?
Télérama – Jacques Morice