Événements

Je, soussigné Sony Labou Tansi
lecture d’extraits de son œuvre littéraire, théâtrale et d’interviews

Français

Mise en lecture François Rancillac (directeur du Théâtre de l’Aquarium) avec Patrick Azam, Pierre Barrat, Anthony Breurec, Valérie Deronzier et Yann de Graval suivie d’une rencontre avec Georges M’Boussi, animée par Théogène Karabayinga (RFI)

Quinze ans après son « arrêt de respirer », Sony Labou Tansi continue de vivre jusqu’à nous, avec toute la chair de ses mots, la crasse de ses idées et les coups d’oxygène de son sang. A travers quelques extraits de ses romans, de ses pièces et de sa correspondance, lus par cinq comédiens, nous tenterons dans l’espace bref d’une soirée de faire entendre l’énergie formidable d’une pensée et d’une oeuvre immenses, qui ont tant marqué non seulement la littérature africaine mais la littérature tout court, et qui n’ont décidément pas pris une ride… François Rancillac


Né en 1947 au Congo, ancien professeur d’anglais à Pointe Noire, Sony Labou Tansi s’est progressivement imposé comme l’un des leaders d’une nouvelle génération d’auteurs francophones du continent africain. Toutes ses pièces ont été créées à Brazzaville par le Rocado Zulu Théâtre qu’il dirigeait, la plupart en co production avec le Festival des Francophonies en Limousin où il était régulièrement invité.

Il a obtenu le Prix Francophonie de la SACD pour l’ensemble de son oeuvre et le Prix Ibsen du Syndicat de la Critique dramatique de Paris.
Il est décédé en 1995.

Parmi ses oeuvres on peut citer : La vie et demie, L’Etat honteux, L’Anté-peuple, LesYeux du volcan… (romans / ed. le Seuil) ; Conscience de tracteur, Antoine m’a vendu son destin, Moi, veuve de l’Empire, Qui a mangé Madame Bergotha, La Rue des Mouches, Une chouette petite vie bien osée, Monologues d’or et d’argent…
(théâtre / éd. Lansman, Hatier, L’avant scène, Equateur, Acoria…) et un recueil de poésie (Le Bruit des autres) *** « Tu dis un mot sale, José : « Mourir »… Je tiens à te répéter qu’on ne meurt pas. On arrête de respirer. Et encore !… Je me dis : On ne peut pas servir à tuer le temps. Tu t’arrêtes aux idées. Moi, je descends plus bas, jusqu’au corrigé de ma chair. Je tue les mots. Je tue l’idée. Je vis jusqu’à moi. » Sony Labou Tansi In « L’Atelier Sony Labou Tansi », vol. 1, correspondance Revue Noire Editions

avec le soutien de la SACD