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Représentation « Call it… kissed by the sun… better still the revenge of geography… »
A solo for Ibrahim Sissoko de Robyn Orlin

Français

Robyn Orlin, chorégraphe sud-africaine, a rencontré Ibrahim Sissoko, danseur et chorégraphe de hip hop, lors de sa résidence au Centre National de la Danse à Paris. Travaillant depuis des années sur la question des identités culturelles et des conflits qui peuvent en émaner, elle noue ici un dialogue entre cet artiste français d’origine africaine et sa propre recherche. Intéressée par les processus d’intégration et par la porosité entre les communautés et les arts, elle évoque dans cette pièce les émeutes de banlieues en 2005 tout en élargissant son propos vers des notions plus universelles : la démystification de l’art, la question identitaire, le respect des différences.
Au final, « Call it… kissed by the sun… better still the revenge of geography… » prend la forme d’une rencontre ludique entre le danseur Ibrahim Sissoko et le dessinateur Maxime Rébière qui inscrit en temps réel, des croquis, des esquisses et des images liés à la question cruciale et plus que jamais actuelle de la crise des banlieues.


« (…) Cela donne un solo d’Ibrahim Sissoko, l’un des maître du hip hop, qui évolue en mouvements breakés devant un mur de cartons empilés. Sur cet espace neutre, Maxime Rébière, hors scène, à l’aide d’un pinceau électronique, inscrit des esquisses virtuelles. Il y a d’abord une projection de la fameuse toile de Delacroix, « La liberté guidant le peuple », qui relayée par le vidéaste Philippe Lainé, s’actualise. Les insurgés, blancs sur la toile, deviennent de jeunes noirs encagoulés. La Liberté troque son drapeau pour le poing levé, et la baïonnette disparaît au profit d’une matraque et d’un casque de CRS.(…) Muriel Steinmetz – L’Humanité janvier 2010
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