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Hassan Musa, un des artistes du Show Off
Cinquième édition du Show Off, la foire unique pendant la semaine de l’Art Contemporain

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Le Show Off innove avec le concept du Solo Show: chaque galerie présentera un seul artiste. Cette formule permettra aux galeries de défendre au mieux leurs artistes en leur offrant une visibilité remarquable. Le Solo Show permettra aussi aux collectionneurs de rencontrer les artistes auxquels ils s’intéressent, cette possibilité de rencontre reste rare.

Hassan Musa est l’un de artistes africains contemporains les plus connus. D’origine soudanaise, né en 1951, il réside en France. Il a figuré dans plusieurs grandes expositions internationales dont Africa Remix, La Biennale de Venise, etc.. Son œuvre représentant un grand Ben Laden couché avait fait sensation. Il a réalisé dernièrement une des affiches de la FIFA avec son œuvre « The Good Game » dont on a beaucoup parlé dans la presse et notamment lors de la vente « Afrique » chez Phillips de Pury à NYC. Il sera aussi présent lors de la vente « Afrique » qui se déroulera chez Artcurial en Octobre pendant la FIAC.

Simon Njami (curateur de Africa Remix) écrit:
« Hassan Musa est un artiste dont la pratique se situe aux confins du commentaire politique, historique et esthétique. Sa connaissance de l’histoire de l’art, non pas au sens restrictif qui est envisagé par l’histoire européenne, mais au sens générique que doit avoir le mot histoire, lui autorise des allers-retours ironiques sur la notion d’identité et de traditions. Picasso, découvrant la statuaire nègre, l’a bien compris : il n’est rien qui vienne de l’homme qui puisse être étranger à l’homme. C’est le sens de l’oeuvre de Musa, qui joue toujours à être ailleurs que dans l’espace où on voudrait le confiner.
Cette volonté farouche d’échapper à l’enfermement, c’est-à-dire à la réduction, a été traduite dans une lettre adressée, il y a quelques années, aux responsables de la biennale de Lyon. Certains pourraient imaginer que Musa cherche à échapper à la question de l’identité. Ils se trompent. Ce que son travail, tant écrit que plastique, tend à démontrer, c’est l’impossibilité de réduire un individu à une somme de données objectives. Objectives, comme la raison cartésienne qu’il y a plusieurs décades déjà, condamnaient Césaire et Senghor. Si notre monde est devenu global, il est important de rappeler, encore et toujours, que cette globalité, pour être signifiante, ne peut se fonder que sur des particularités composites. »
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