Événements

Institut Français de Dakar – programme décembre

Français

SAMUEL FOSSO
« Tout le monde se sent beau… »

Autoportraits 1970-2008
> du 8 décembre au 30 janvier 2011

vernissage mardi 7 décembre à 19 h
Galerie le Manège – entrée libre du lundi au samedi de 11 h à 19 h


Cette exposition présente des photographies de Samuel Fosso issues des collections du Frac – Réunion.
Les années 70, Tati et African Spirits, sont trois séries représentatives de la démarche singulière de ce photographe camerounais.

Depuis plus de trente ans, Fosso crée des autoportraits en studio, dans lesquels il incarne des personnages rêvés ou réels. D’une approche intimiste dans les années 70 où il se travestit de façon naïve et excentrique aux mises en scène des stéréotypes occidentaux de la série Tati, réalisée sur commande, Fosso emprunte des identités multiples et utilise son corps pour revendiquer une histoire personnelle et intime.

Sa dernière série, African Spirits 7, met en scène des grands leaders des Indépendances africaines ou du mouvement des droits civiques américain.

Il incarne ainsi ses héros, des hommes et des femmes qui ont tant lutté pour les droits des Noirs : Angela Davis, Martin Luther King, Patrice Lumumba, Muhammad Ali, et, investissant la personnalité de ces icônes, leur rend hommage à travers sa propre image.
Avec le soutien de la Drac Réunion et la Région Réunion



VERRE CASSÉ
> théâtre – mardi 14 décembre 21H l Théâtre de verdure


Une adaptation du célèbre texte d’Alain Mabanckou

Verre Cassé, homme blessé par la vie et ancien instituteur déchu installé au bar Le Crédit a voyagé, semble ne rien chercher d’autre que l’amitié du patron, l’Escargot entêté, et l’oubli de ses ennuis dans l’ivresse. Ce patron, comme un maître de cérémonie, dirige, organise, tente de fabriquer des couples, crée des ruptures, décide de faire jaillir l’écrivain qui sommeille en Verre Cassé. Voici le stylo, voici le cahier, voici les personnages, autres verres cassés qui errent dans le bar : L’Imprimeur, Le Type aux Pampers, Robinette, Holden et d’autres.
L’écriture serait la clé de la libération de Verre Cassé. Mais sa propre vie le rattrape : sa femme partie, son travail perdu, sa mère morte dans les eaux de la rivière Tchinouka, son père inconnu… La mise en scène originale de Gerty Dambury offre à partir du roman d’Alain Mabanckou, l’un des auteurs les plus talentueux de sa génération, le portrait haut en couleurs d’une Afrique inattendue.

tarif : 3 000 fcfa
adhérents : 2 000 fcfa




AFRICA FÊTE / BAABA MAAL

concert – jeudi 15 décembre – 21H l Théâtre de verdure


Le troubadour toucouleur à la conquête d’un public pop

Plusieurs actualités propulsent cette année Baaba sous les feux des projecteurs. Après l’excellent On the road, sorti l’an dernier, il a mis sur le marché en juin un tout nouvel album, Television, qui dénonce le fl éau d’une mondialisation entrée par voie cathodique dans les foyers africains.

S’attaquer à l’omniprésence de la télé, l’inconnue qui vient te parler dans ton salon, valait bien quelques détours du côté de l’électro.
En effet, cet album élargit avec jubilation les horizons musicaux de Baaba, mixant musique traditionnelle africaine, électro, et fl amenco.
La deuxième actualité de l’année, c’est une tournée africaine qui marque le 25e anniversaire de son orchestre, le Daande Leñol. Après un passage obligé à Dakar, cap sur la France et les États-Unis.
Et pour souffl er ces 25 bougies, deux compilations et un documentaire The Blues of the Rivers sont à sortir. Une nouvelle qui réjouira les mélomanes du Continent et les inconditionnels de Baaba.

« Disque babélien, intelligent et mélancolique, Television vous fait aimer la couleur de l’air du temps. » Les Inrockuptibles

tarif : 8 000 fcfa
prévente : 5 000 fcfa




AFRICA FÊTE / BASSÉKOU KOUYATÉ

> mercredi 16 décembre – 21H l Théâtre de verdure


Du Mali au Tennessee, il ensorcelle le monde avec son n’goni

Bassekou Kouyaté fait partie des musiciens les plus actifs de la scène malienne actuelle. Il concilie une fertile tradition musicale à une redoutable modernité d’exécution. Il a accompagné les plus grands, de Salif Keita à Amadou & Mariam en passant par Taj Mahal, Youssou N’Dour ou Ali Farka Touré.

Inspiré et enlevé, son premier opus, Segu Blue, emprunte largement à la culture bambara de la région de Ségou dont il est originaire. Paru en 2009, son deuxième opus, I Speak Fula est encore plus marqué par la richesse des cultures que l’on retrouve de part et d’autre du fl euve Niger.

Sincère et vraie, la musique de Bassekou Kouyaté et son ensemble Ngoni Ba évoque un rock’n’roll africain originel et délicatement amplifi é, porté par le fl euve. Joueur de luth à quatre cordes, Bassekou est tout simplement l’un des plus grands guitaristes vivants. Sa poésie instrumentale, le chant langoureux de sa femme et les notes bleues de son folklore modernisé vont droit au coeur. Sa venue à Dakar constitue sans aucun doute l’un des évènements musicaux de l’hiver !

Florent Mazzoleni

tarif : 8 000 fcfa
prévente : 5 000 fcfa





La culture dans le forum social mondial 2011

Conférence – 18 décembre – À 16 H entrée libre – médiathèque

par Modibo Diawara, du comité d’organisation du FSM 2011

Beaucoup de personnes voient dans la mondialisation un risque d’appauvrissement de la diversité culturelle, voire la domination d’une certaine conception des rapports économiques et sociaux. La défense de la diversité culturelle a vu la montée en puissance de beaucoup d’ong, d’intellectuels, d’artistes et même de gouvernants comme acteurs de premier plan. La culture est aussi l’un des combats du Forum social mondial.


WATTSTAX
> Mardi 28/12 – 18h30 I jeudi 30/12 – 18h30

de Mel Stuart, avec Isaac Hayes, Rufus Thomas, Richard Pryor (Doc., États-Unis, 1973, 107 min)

Le Woodstock noir, concert d’anthologie donné en août 1972 au Watts Stadium de Los Angeles à la mémoire des émeutes noires de 1965 avec Isaac Hayes, Albert King, the Bar-Kays, Little Milton, Rufus Thomas.

Le spectacle est là, endiablé sur scène comme dans les gradins. Un festival de danse, de rythme, de sape et de style. Mais WattStax est plus qu’un fi lm de concert, le réalisateur Mel Stuart s’est aventuré dans les rues, les cabarets, les bistrots et les coiffeurs du ghetto et a interrogé les habitants. Il dresse un portrait fascinant sur les relations humaines et amoureuses entre les hommes et les femmes afro-américains.

Africultures