Événements

VILLE et les imaginaires

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« Nous fondîmes sur demain avec dans nos poches le coup de couteau très violent du soleil dans le dos des villes surprises« . Aimé Césaire


Une exposition d’utopies urbaines où se mêlent dessins, sculptures, vidéos, photographies, installations pour une évocation et une vision de la ville tout en couleur.
Les œuvres présentées sont des fantasmes, des fantaisies, des fictions, des artifices, des vues de l’esprit, des propositions plastiques suggérant des lectures critiques intimes et subjectives.


ARTISTES :
Mamadou Cissé (Sénégal)
Angèle Diabang Brener (Sénégal)
Bodys Kingelez (République Démocratique du Congo)
Jems Robert Kokobi (Côte d’Ivoire)
Titus Matiyane (Afrique du Sud)
Boris Nzepang Mongang (Cameroun)
Antonio Ole (Angola)
Maxwell Osei Abeyie (Ghana)
Les Rencontres Picha (Biennale de Lubumbashi)




En ville…

La nouvelle exposition estivale 2011 se veut ludique et critique à propos de la ville mégalopole tentaculaire mangeuse de sols arables et réservoir humain inépuisable. La ville concentre les paradoxes: le pouvoir et l’abnégation, la richesse et la pauvreté. Lieux et hors lieux des enjeux de la modernité, entre hyper technologie et vétusté, la ville oscille entre réalité et mythe, proposant de fait une problématique riche et inépuisable.

La ville africaine d’aujourd’hui repose sur un modèle empirique où la dure réalité sanitaire provoque des épidémies endémiques, où le chaos des constructions et des routes est un rhizome organique monstrueux.

Les artistes vivent pour la plupart « en ville », car c’est là qu’ils peuvent espérer obtenir une reconnaissance et entrer dans la globalisation.

En qualité d’opérateur et d’observateur culturel privilégié de la scène artistique africaine, la fondation Blachère a pressenti l’urgence de développer cette thématique: comment certains artistes perçoivent l’univers de la ville et en font une œuvre? Celle-ci peut être le fruit d’une réflexion sociologique et inspirée ou parfois tout simplement le résultat d’une obsession plastique.

Nous avons volontairement choisi des artistes et des œuvres qui à la fois transcendent et enchantent le réel, dans l’idée de poursuivre d’une exposition à l’autre, un cheminement, pour une meilleure connaissance des réalités africaines, sans se déparer de ce qui fait l’essence du monde, sa beauté fruit de l’intelligence des hommes, de leur savoir-faire et de l’espoir qu’offre l’art comme acte d’indignation face aux inégalités.

Pierre Jaccaud
Décembre 2010



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