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Le Temps de l’Afrique ?
Conférence-débat Exposition d’Art Contemporain

Français

>>>>La conférence-débat
Jeudi 14 avril à 19 heures 30


Conférence débat et visite privée de l’exposition. Avec :
– Olivier Ray, Economiste du développement, co-auteur de « Le Temps de l’Afrique » J.M. Severino, O. Ray Ed. Odile Jacob 2010
– Sylvain Sankalé, critique d’art, spécialiste de l’art contemporain africain.

Débat animé par Olivier Mousson et Christian Martin

1. « Le XXIe siècle sera celui de l’Afrique.

On la croyait vide, rurale, animiste, pauvre, oubliée du monde. Or, cinquante ans après les indépendances, la voilà pleine à craquer, urbaine, monothéiste. Si la misère et la violence y sévissent encore, la croissance économique y a repris ; les classes moyennes s’y
développent. Elle est désormais au centre de nouveaux grands enjeux mondiaux. Bref, elle était mal partie ; la voilà de retour à grande vitesse »

Nous affirment Jean-Michel Severino et Olivier Ray, dans « Le temps de l’Afrique » (Ed. Odile Jacob, 2010.

Olivier Ray développera pour nous les principaux axes de sa réflexion.

2. L’éveil démographique et économique rencontre-t-il celui de la création culturelle et artistique en Afrique sub-saharienne ?

Sylvain Sankalé, nous fera, à partir de l’exemple du Sénégal, l’état des lieux de la création artistique en Afrique subsaharienne.

3. A partir de l’exemple africain et d’un champ culturel délimité, celui des arts plastiques, le débat tentera d’éclairer quelques aspects du sujet :

Pour une typologie des Etats africains dans la dynamique du développement :

– Pays pionniers : Botswana, Burkina Faso, Cap Vert, Ghana, Ile Maurice, Mozambique, Tanzanie, avant-garde du développement ?
– Pays rentiers (pétrole, uranium, or, cuivre, aluminium) en danger ?
– Afrique fragile, malmenée d’une crise à l’autre, avec des états fantômes, et prédateurs, Guinée Bissau et Conakry, RCA, RDC, Somalie, Tchad, Zimbabwe ?

Quelle place pour la création artistique dans cette dynamique contradictoire :
– Dans quel terreau social, intellectuel, scientifique ou spirituel, les artistes plongent-ils les racines de leur art ? L’accès aux nouvelles technologies de l’information y est-il un enjeu dans le renouvellement des formes artistiques ?
– Au-delà des politiques culturelles publiques, qui sont les nouveaux mécènes ? Les classes dirigeantes régionales s’approprient-elles les enjeux de la création culturelle ?
– L’art constitue-t-il, pour les pays émergents, un enjeu de communication et de reconnaissance au niveau international ?


>>>>L’exposition
Vernissage : vendredi 15 avril à partir de 19 heures

L’exposition sera ensuite ouverte les 16 et 17 avril, de 11h à 19h

Les artistes présentés ici ont été choisis non pas pour donner une image objective, synthétique de la création en arts plastiques du Sénégal ou de l’Afrique subsaharienne aujourd’hui mais pour témoigner, au-delà des mots et des livres, par les œuvres elles-
mêmes, de la surprenante dynamique de l’Afrique noire contemporaine.


Né en 1948 à Saint-Louis (Sénégal), Serigne Mbaye Camara est ancien élève de l’école des Beaux-arts de Dakar, où il enseigne. Ses œuvres puisent à la fois dans les racines profondes d’une Afrique complexe et dans le dépassement de
cette culture. Ses références sont prises dans l’histoire de la peinture
contemporaine, celle des abstractions, qu’elles soient d’origines américaines ou européennes.

Soly Cissé naît à Dakar en 1969. Il est à la fois peintre, sculpteur, scénographe et photographe. Sorti major de de sa promotion de l’École Nationale des Beaux-Arts de Dakar en 1996, Soly Cissé expose en Europe depuis 1997. Peintures de personnages mi-hommes, mi-animaux, sculptures de totems et d’arbres
imaginaires aux couleurs arc-en-ciel, séries de dessins en noir et blanc dans un univers mythique et mystique, sont au cœur du travail de Soly Cissé.

Né en 1947 à Gorée, Souleymane Keïta étudie à l’école nationale des Beaux Arts de Dakar. Il séjourne à New York de 1979 à 1985 ou il enseigne la céramique et la peinture au Jamaïca Arts Center. Souleymane Keita a exposé en Afrique de l’ouest, aux Etats Unis, au Canada, au Mexique et en France. Ses œuvres sont
présentes dans de nombreuses collections privées notamment au Sénégal, au Zimbabwe, en France, au Japon, aux USA.

Né en 1961 à Tivaouane au Sénégal, Ndary Lo expose depuis 1996. Il vit et travaille à Dakar. Diplômé de l’École Nationale des Beaux-arts de Dakar, Ndary Lo poursuit une recherche sur le thème de l’Homme, avec comme matériau de base le fer. Sculpteur et partisan de la philosophie de l’adaptation de la matière, son œuvre invite notamment à un voyage dans le monde de la marche.

Gabriel Kemzo Malou nait le 28 Septembre 1967 à Ziguinchor en Casamance. A sa sortie de l’Ecole des Beaux-arts de Dakar en 1994, il devient l’élève de Mustapha Dimé. Au décès de ce dernier, il reprend son atelier du fort portugais accroché à la falaise de l’Ile de Gorée. « J’utilise souvent dans mes sculptures des
matériaux usagés qui ont gardé la trace de l’être humain et qui sont empreints d’une grande poésie ».


Né en 1970 à Dakar, Mamady Seydi vit et travaille à Mbour au Sénégal. Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Dakar, Mamady Seydi s’appuie sur une thématique particulière sous forme d’installations se référant aux contes populaires sénégalais. Il a participé à plusieurs expositions et résidences d’artistes en France.