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SYNCHRONICITY
12 photographes et vidéastes originaires du continent africain

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Dans le cadre de la 3e Biennale des images du monde à l’initiative du Musée du Quai Branly, Baudoin Lebon présente Synchronicity, une exposition proposée par le collectif On The Roof. Lʼexposition est lʼoccasion dʼinviter douze artistes originaires du continent africain et de sa diaspora, actifs en Afrique et sur la scène artistique internationale mais peu connus voire jamais montrés à Paris.

La photographie et la vidéo sont leur langage privilégié pour explorer les sujets urbains de manière très personnelle. Ces artistes sont actifs au Ghana, au Cameroun, en Algérie, en Angola, au Togo, au Bénin, au Zimbabwe, à Madagascar, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis.

Les oeuvres choisies reflètent une vision dynamique de la photographie africaine contemporaine dans toute sa diversité et montrent ses connexions avec le reste du monde. Par leur engagement, cette génération dʼartistes est synchrone avec la créativité contemporaine et offre des visions alternatives. Entre réalisme et fiction, ces photographes et vidéastes réinterrogent des sociétés en mutation.

Lorsque James Barnor et ses archives photographiques nous replongent dans la période post-indépendances du Ghana et dans le Londres multiculturel des années 1960, Akintola Hanif documente avec ses séries de portraits « Black Hiroshima » et « Blue and Grey » la marginalisation dʼune certaine population afro-américaine dans le New Jersey aujourdʼhui.

« Ny Any Aminay » de Malala Andrialavidrazana révèle lʼintimité de la société malgache et rompt avec les clichés sur lʼîle de Madagascar.
Calvin Dondo dans la série « Doors » utilise la porte vitrée de son studio comme cadre pour capturer les silhouettes des habitants de Harare. Abraham Oghobase dans la série « Ecstatics » met en scène son propre corps pour questionner sa place dʼindividu dans la métropole de Lagos. A travers la parodie, la séquence photographique « Rio dos Camaroes » de EmʼKal et la vidéo « To Africanize Is To Civilize » de Grace Ndiritu manipulent des
symboles du passé colonial.

Nkrumah évoque avec nostalgie et esthétisme son retour à Cotonou et ses racines togolaises dans la série « Kraftwerk Made in Cotonou ».
Loin des questions identitaires, le Martiniquais Steeve Bauras intègre ses photographies noir et blanc prises lors dʼun voyage au Chili dans une construction tridimensionnelle en présentant lʼinstallation « beyond P », Chili, 2006-2009.
Avec une approche formelle et picturale, François-Xavier Gbré dans la série « Tracks » sʼintéresse aux traces laissées par le temps sur lʼarchitecture ; ainsi, le plongeoir de la piscine de Bamako devient sculpture.
Les monuments aux martyrs et les stèles politiques laissées en désuétude dans des espaces publics en Algérie sont répertoriés sous le regard ironique dʼAmina Menia dans la série « Chrysanthèmes ».
Kiluanji Kia Henda sʼattaque avec humour aux monuments historiques de la colonisation portugaise en Angola. « Redefining the Power I » (Série 75) invite la jeunesse de ce pays à réécrire son histoire et à penser son futur.