Événements

Oublie !
Spectacle jeune public, à partir de 8 ans.

Français

Un jour, Enfant fut chassé par les siens.
« Personne ne comprend rien à ce que tu racontes », lui avait-on dit. Mais un beau jour, Enfant rencontre La Sauvage. Il est seul avec une image dont il ne sait que faire : celle d’un homme avec des cornes de zébu sur la tête. Il ne peut la partager avec les gens du village, car les hommes ne croient pas que le monde des histoires existe. Or tout ce qui existe dans le monde, (les cailloux, les plantes, les animaux et les hommes euxmêmes) vient du monde des histoires. La Sauvage va inviter Enfant à parcourir un chemin initiatique pour faire se rapprocher ces deux mondes.

Compagnie théâtre inutile
Auteur Kossi Efoui
Metteur en scène Nicolas Saelens
Interprètes
> Angeline Bouille
> Philippe Rodriguez-Jorda

Musique Karine Dumont
Lumière Hervé Recorbet
Costumes Marie Ampe
Regard extérieur Antoine Vasseur
Regard périphérique Eric Goulouzelle
Plastique Norbert Choquet
Durée 55 MN




NOTE DU METTEUR EN SCÈNE


Enfant est comme ce personnage qui criait au loup et qu’on ne croyait pas. Notre espace est celui de la carte imaginaire. Nos points de rendez-vous sont les objets qui vont constituer l’instrument et permettre le « chant qui suspend la mort ». Enfant va faire un voyage dans les sensations, la peur, la colère, la joie, la fatigue, etc… Les voix des autres personnages seront pris en charge par des masques sonores. Ce sont des voix de l’autorité et des honneurs, qu’Enfant devra déjouer pour atteindre la case vide où l’on se réalise. La Sauvage parle de la mort non pas comme une fin, mais comme une relance vers l’inconnu, vers une nouvelle expérience, un nouvel apprentissage.
Nicolas Saelens


EXTRAITS DE PRESSE
« La Compagnie théâtre inutile joue à contrecourant des attentes du spectateur, et c’est tant mieux pour tout le monde puisqu’avec eux on accède sans y penser, par les actes, les actes d’entendre et de voir, au sentiment de la merveille que suggérait sous sa forme contemplative Julien Gracq. (…) L’envie de toucher à l’enfance a débouché sur des trouvailles scéniques et esthétiques qui atteignent à la Beauté-sens, une plastique où les significations sont habillées d’émerveillements constants qui, eux-mêmes, habillent de nouvelles esthétiques.
À l’infini nous pouvons être tenus.
« 
Blog de Jean-Jacques M’U sur Médiapart, Juillet 2011

« Avec le Théâtre inutile, l’écriture de Kossi Efoui a rencontré le laboratoire d’un extraordinaire alchimiste du théâtre, un vrai Merlin qui enchante la scène en faisant apparaître, avec une évidente simplicité, rien dans les mains, rien dans les poches, les voix et les ombres qui hantent notre monde à notre insu… et voilà qu’elles se matérialisent dans le carré magique du plateau. Oublie !, le spectacle que présentait la compagnie, à partir d’un matériau poétique de Kossi Efoui, lors du festival d’Avignon 2011 a transporté le public du Off sur le tapis volant de son plateau magique. Nicolas Saelens n’est pas un metteur en scène, mais bien un « enchan-teur de scène », qui travaille avec un atelier de génies mystérieux qui œuvrent dans l’ombre à donner vie aux formules ésotériques du poète. (..) L’œuvre qui se joue n’est pas un simple spectacle. Il s’agit de réinventer le geste archaïque de la création, ce geste primitif qui puise dans l’enfance et explore toutes les sensations de l’être pour réinventer le tissage du monde et faire entendre à nouveau l’esprit des choses. Le petit conte au creux duquel se love l’aventure du personnage n’est que la pre¬mière petite matrice des boîtes gigognes de notre pouvoir créateur.« 
Sylvie Chalaye, Africultures, Octobre 2011