Événements

Boxe! Boxe! Round 2
2ÈME ROUND 16 MARS – 24 JUIN

Français

Exposition mettant en scène les fresques de Bruce Clarke et de Baye Dam Cissé ainsi que les œuvres de :

DIAGNE CHANEL (SÉNÉGAL)
GHISLAIN GULDA EL MAGAMBO (RD CONGO)
GODFRIED DONKOR (GHANA)
TITOS MABOTA (MOZAMBIQUE)
NII OBODAI (GHANA)
JÜRGEN SCHADEBERG (AFRIQUE DU SUD)
MALICK SIDIBÉ (MALI)


DIAGNE CHANEL, FRANCE
Née à Paris en 1953. Vit et travaille à Paris.
Plasticienne reconnue, Diagne Chanel expose en Europe, au Japon, en Afrique. Ses œuvres s’expriment sur toile, papier, bois de récupération, carton d’emballage, et ses sculptures sont en terre cuite ou en bronze. Avec « La Nuit du Boxeur » série initiée en 1988 Diagne Chanel, signe le début de son engagement. Suivront entre autres Poung Zulus, Une saison au Sud Soudan, Pas de Printemps pour Géronimo, Pourquoi mourir sous un ciel plein d’étoiles ?… Depuis 1986, elle met son art au service de la lutte contre le génocide ethnique au Soudan. Son combat au quotidien contribue à alerter la communauté internationale du massacre de millions de Noirs du Sud Soudan par la dictature de Khartoum.

GODFRIED DONKOR, GHANA
Né en 1964 au Ghana. Vit et travaille en Angleterre.
Prix de la révélation à la biennale de Dakar en 1998, lauréat des « bourses transafricaines d’échanges » Afrique en Créations / Unesco en 1999, il a participé à des expositions collectives à Mexico et New-York et s’est vu consacrer plusieurs expositions personnelles à Londres.
Godfried Donkor explore l’histoire de la tradition pugilistique qui débute en Angleterre au XVIIIème siècle et les fi gures des grands boxeurs noirs. Lors de son voyage au Sénégal, il découvre la lutte traditionnelle sénégalaise, le lamb, qui devient son nouvel enjeu créatif.
Ce travail débouche sur une série d’images multimédia en grand format qui composent une installation visuelle autour du « noble art ».

GHISLAIN GULDA EL MAGAMBO, RD CONGO
Né en 1969 à Lubumbashi (RD Congo). Vit et travaille à Lubumbashi.
Il fait son entrée dans le monde de la culture par le théâtre scolaire. Sa sociabilité et son caractère de touche-à-tout font de lui un partenaire de choix dans les associations. Il a trouvé dans le « Vicanos club » un cadre propice à son foisonnement culturel tant il s’adapte facilement à tous les domaines de l’art. Ses réalisations photographiques reflètent un engagement sans relâche qui le pousse à exprimer les revendications d’une société en crise. Il a réalisé, en collaboration avec l’espace francophone de Lubumbashi et Youth Work Protector une exposition photo sur le travail des enfants dans les mines. Il s’est aussi investi dans la sauvegarde du patrimoine ethnographique.

TITOS MABOTA, MOZAMBIQUE
Né en 1963 à Maputo (Mozambique). Vit et travaille à Maputo.
Fernando Agostinho Mabota, dit Titos, est autodidacte. Dans son art, il représente des scènes du quotidien des villageois avec des bas-reliefs, des sculptures, des installations. Matières végétales et matériaux de récupération donnent naissance à des corps déformés. Son art ne répond pas à un canon esthétique. Titos, par ses textures brutes, ne se soucie pas de restituer une image fi dèle mais s’attache à prendre de la distance et à porter un regard critique sur son environnement.

NII OBODAI, GHANA
Né en 1963 à Accra (Ghana). Vit et travaille à Accra.
Sa photographie explore la vie urbaine et rurale de l’Afrique contemporaine, avec un regard très attentionné. A travers ses images, nous glissons vers une Afrique où les religions se mêlent, où les traditions demeurent dans la vie contemporaine et où les histoires sont racontées afi n de ne pas être oubliées. L’Afrique de Nii Obodai n’est pas un continent damné. Guidé par le besoin de mieux communiquer avec l’autre et par le biais des images, il anime des ateliers en direction des jeunes afi n de leur transmettre ses connaissances. Il a exposé notamment à Accra, Paris, Bamako, Lisbonne, Florence…

JÜRGEN SCHADEBERG, AFRIQUE DU SUD
Né en 1931 à Berlin. Vit et travaille à Berlin.
Le parcours et l’oeuvre d’un témoin exceptionnel, considéré comme le père de la photographie sud-africaine. Jürgen Schadeberg émigre en Afrique du Sud en 1950. Très vite, le jeune photographe s’intéresse à la communauté noire, alors « invisible ». Ses clichés, publiés notamment dans le magazine Drum dont il est le directeur artistique, montrent la vie quotidienne dans les townships, révélant les discriminations sociales et raciales. Il photographie la chanteuse Miriam Makeba à ses débuts, l’avocat militant Nelson Mandela… En 1964, Schadeberg, qui a désormais du mal à travailler en Afrique du Sud, s’installe à Londres.
Il sillonne alors l’Europe et l’Amérique pour les plus grands journaux internationaux. De retour en Afrique du Sud après la fin de l’apartheid, il réalise en 1994 un portrait saisissant du nouveau président sud-africain : Nelson Mandela regardant par la fenêtre de son ancienne cellule de Robben Island. Généreux, enthousiaste, réaliste, il a cherché à transmettre son savoir-faire, il a voulu partager un patrimoine social et artistique hors du commun et poser les principes d’un photojournalisme honnête et sans concession.

MALICK SIDIBÉ, MALI
Né en 1936 à Soloba au Mali. Vit et travaille à Bamako (Mali).
Malick Sidibé a fait des études de dessin et de bijoutier à l’école des artisans soudanais (devenu Institut national des arts) à Bamako. En 1955, il entre au studio « Photo service » de Gérard Guillat-Guignard avec qui il apprend la photographie. En 1962, il ouvre son studio à
Bamako, dans le quartier Bagadadji, et se spécialise d’abord dans la photographie de reportage, notamment dans les soirées de jeunes de la capitale malienne. Dans les années 1970, il se tourne davantage vers les portraits pleins de malice réalisés en studio. Les premières Rencontres africaines de la photographie à Bamako en 1994 permettent à Malick Sidibé d’accroître sa réputation. Il expose alors dans des galeries en Europe (comme la Fondation Cartier à Paris), aux Etats-Unis, au Japon…