Événements

Anthony Joseph & The Spasm Band + H-Beat
Concert groove/afrobeat/funk/spoknword

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/// OFFRE PARTENAIRE///

A ne pas rater ! Le Hangar 94 (Ivry-sur-seine) partenaire Africultures, vous offre 5 invitations pour 2 personnes pour le concert d’Anthony Joseph, le vendredi 4 mai à 20H.
Pour participer, merci d’envoyer votre nom, prénom et adresse à l’adresse suivante : [email protected] avec comme objet : Offre partenaire Africultures – Concert Anthony Joseph


Date limite : 2 mai 2012

L’équipe d’Africultures


The griot is the sound of universal culture. » Cette phrase extraite de son nouvel album donne la clef d’accès à l’univers d’Anthony Joseph, poète et musicien né le 12 novembre 1966 à Port Of Spain en 1966. Le jour de la fête de diwali, un rituel hindou qui célèbre le passage de l’obscurité à la lumière. L’anecdote éclaire la suite de l’histoire de ce preacher illuminé par une vision du monde, un tout cosmique dont la musique n’est qu’une communion organique. C’est dans cette île peuplée de troubadours et de musiques, de légendes orales et des soubresauts du carnaval, qu’il va grandir, avant de traverser l’Atlantique. En 1989, il atterrit en Grande-Bretagne. Il va bientôt devenir un homme de la grande ville, sans oublier ses racines rurales. Collectionneur de vinyles, esthète de la Great Black Music, du blues roots à la deep house, le Londonien s’illustre vite sur la scène « black rock » puis dans les réseaux du spoken word. Tout en peaufinant une écriture, dont atteste un premier recueil poétique « Desafinado » en 1994, suivi quatre ans plus tard de « Teragaton ». Anthony Joseph cultive ainsi la différence de son style, créolisé par nature et ouvert à toutes les expressions artistiques. En 2004, il sera sélectionné pour être l’un des cinquante auteurs originaires des communautés de l’ex-empire pour la photo « The Great Day », qui renvoie au fameux cliché jazz pris à Harlem en 1958. Dès lors l’histoire s’accélère pour ce sorcier des sons et des sens, qui va pouvoir réunir toutes ces passions en un projet.
Ce sera le Spasm Band, un groupe à géographie et géométrie variables. « Pour moi, la poésie est musique. Elle se doit d’être scandée, chantée, déclamée. » Alors qu’il publie un essai intitulé « The African Origins Of UFOs », Anthony Joseph enregistre en 2006 « Llego De Lion », un album qui le hisse au niveau international. Il y joue « la bande-son d’un territoire où toutes les diasporas noires se retrouvent ensemble » Congo punk et voodoo funk, jazz ésotérique et reggae atypique, sa démarche syncrétique enflamme les scènes. _ Trois ans et bien des shows bouillants plus tard, il signe un second opus, l’autobiographique « Bird Head Son », référence au surnom dont il était affublé gamin. La formule s’enrichit d’électrons libres, dont le tromboniste Joe Bowie et le guitariste Keziah Jones, sans perdre l’énergie nucléaire qui fondait l’originalité du Spasm Band, un nom qui rappellent les spasmes provoqués par les psalmodies baptistes. On pourrait en dire tout autant des performances irradiantes de ce groupe…..
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