Événements

Exposition de Serge Alain Nitegeka à l’IFS Dakar
Dans le cadre du OFF de la BIENNALE DAK’ART 2012

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Serge Alain Nitegeka

Né en 1983 au Burundi, Serge Alain Nitegeka poursuit ses études jusqu’en 2009 pour obtenir une licence de BeauxArts à l’University de Witwatersrand à Johannesburg où il reçoit une première récompense, le prix Robert Hodgins. Contraint à l’exil et après un long périple depuis son pays natal, il s’est installé en Afrique du Sud, où récemment, il a obtenu le statut de réfugié.

En 2010, son travail est retenu pour être exposé à la biennale de Dakar. Cependant, alors titulaire d’un simple permis de séjour temporaire l’autorisant depuis sept ans à travailler et à étudier en Afrique du Sud mais ne lui permettant pas de voyager hors du pays, il est contraint à renoncer à participer à la Biennale.

À la place de l’oeuvre que l’artiste aurait dû présenter, une simple feuille de papier A4 sur laquelle est inscrit : « Je suis très désolé de vous informer que je ne pourrai pas être au Dak’art 2010. Je n’ai pas pu avoir de document de voyage. J’ai tout essayé depuis que j’ai su que j’étais sélectionné. Je ne réalise pas rater cette occasion ».
Par cette absence, la tragédie de l’exil et la difficile circulation des artistes africains hors de leurs frontières sont mises en exergue et rappellent l’action Exit tour, menée par Goddy Leye en 2008 (http://exitour.lecktronix.net).

À ce titre, la Fondation Blachère qui l’a accueilli en résidence en juin 2011, lui décerne par un geste symbolique de solidarité, le 10 mai 2010, l’un des cinq prix qu’elle distribue dans le cadre du Dak’art.
Empreint de sa propre expérience et exprimant une conscience aigue de celle endurée par ses pairs, le travail de Serge Alain Nitegeka s’articule autour du thème de l’exil auquel il a été lui-même contraint. Il explore divers supports comme la peinture et les installations qu’il déploie dans l’espace sous la forme de caisses de bois et d’enchevêtrements de madriers sur lesquels il peint des silhouettes noires, fantômes souvent autobiographiques aux visages torturés, qui invoquent la mémoire collective
de tout un continent.

Un catalogue est coédité avec la galerie Stevenson, l’IFAS et l’Institut Français du Sénégal à l’occasion de sa première exposition personnelle (mars à Joburg, mai à Dakar).
Serge Alain Nitegeka est aujourd’hui représenté par la Stevenson Gallery en Afrique du Sud.