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Prix Découverte 2012 – l’exposition
Sammy Baloji, Hasan et Husain Essop et Zanele Muholi, artistes présentés par John Fleetwood

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Prix Découverte 2012

Pendant dix ans la fondation LUMA a soutenu les Rencontres d’Arles à travers le prix Découverte et les prix du Livre historique et du Livre d’auteur, tous deux destinés à des livres d’artistes ou historiques depuis leur création en 2002. Cette année s’ouvre une nouvelle ère de collaboration entre la fondation LUMA et les Rencontres. Avec une subvention de 180 000 euros affectée entièrement au programme, à la production et à l’organisation de l’exposition et de la soirée du prix Découverte, la fondation affirme à nouveau son engagement pour l’aide aux artistes et à la création.

Le prix Découverte récompense un photographe ou un artiste utilisant la photographie et dont le travail a été récemment découvert ou mérite de l’être. Tous les ans sont sélectionnés les nominateurs qui désignent les photographes participants à ce prix. Le programme étant lié cette année aux trente ans de l’ENSP, les cinq nominateurs choisis sont des directeurs ou professeurs de grandes écoles de photographie. Chaque photographe présente son travail grâce à une exposition personnelle dans le parc des Ateliers et la sélection du lauréat s’effectue par un scrutin public pendant les journées professionnelles.

Le prix est doté de 25 000 euros.

LES NOMINATEURS DU PRIX DÉCOUVERTE 2012
Phillip S. Block, directeur des programmes et de l’éducation à l’International Center of Photography à New York, John Fleetwood, directeur de la Market Photo Workshop, école et galerie d’art à Johannesbourg, Tadashi Ono, directeur de la section de photographie et art contemporain au sein de la Kyoto University of Art and Design, Jyrki Parantainen, professeur de photographie contemporaine à la Aalto University, School of Arts, Design and Architecture à Helsinki et Olivier Richon, professeur de photographie au Royal College of Art à Londres.


Artistes présentés par John Fleetwood

SAMMY BALOJI
Le travail de Baloji évoque l’exploitation des hommes, de la terre et du paysage. Son travail, Kolwezi, est un clair portrait d’une économie globalisée et révèle, en même temps, l’intensité et la complexité des conséquences que l’on discerne en creux, sous les multiples couches de cette narration. Il utilise de nombreux moyens pour faire avancer son histoire, une trame qui se construit en décortiquant les relations entre l’homme, l’espace et le photographe.

HASAN ET HUSAIN ESSOP
Hasan et Husain Essop étudient les effets des représentations occidentales de l’identité musulmane. En réponse à celles-ci, ils développent, avec autant de sérieux que d’humour, des propositions qui s’appuient sur l’autoportrait et les stéréotypes. L’exploration menée par les deux jumeaux place la religion au coeur d’une société consumériste et interroge les limites de la photographie.

ZANELE MUHOLI
Muholi utilise la photographie comme un moyen d’enregistrer et de défendre les multiples identités – gay, lesbiennes, queer – sud-africaines, dans un pays en pleine mutation. Elle fait un inventaire de cette diversité, refusant l’ignorance et défiant toute représentation trop restrictive que l’on pourrait avoir de « l’autre ». Le militantisme de Muholi découle aussi de la violence subie par les communautés queer, et particulièrement par les lesbiennes afro-américaines. Sa propre image, sa manière de se représenter la poussent à s’exprimer en ces termes et à défendre sa communauté.

Consulter toute la programmation du festival sur le site web des Rencontres !