Événements

J’aurais voulu être égyptien
S’amusant avec habileté du théâtre dans le théâtre en donnant à son spectacle des allures de work in progress, Jean-Louis Martinelli trouve le ton juste pour témoigner de l’étouffoir de la morale religieuse, et de l’âpreté des combats politiques.

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Au cours des deux dernières années je suis allé plusieurs fois au Caire notamment pour rencontrer Alaa El Aswany dont je projetais d’adapter une partie de son œuvre au théâtre. Le soulèvement de ce printemps n’a fait qu’accélérer mon désir de tenter une traversée en compagnie de cet immense auteur annonciateur de tous les mouvements en cours. Nous avons débuté un premier travail d’approche avec une partie de la distribution (quatre acteurs sur les huit qui à la fin devraient être sur scène) qui s’est focalisée sur Chicago, où dans le microcosme d’un département d’université, l’auteur recrée une « little Egypt ».
Les personnages de ce roman polyphonique, se débattent entre deux mondes, dans une Amérique traumatisée par les attentats du 11-Septembre et juste avant une visite du président Moubarak. Il sera certes question de système policier, de corruption, de désir de révolution mais le grand art d’Aswany est de rendre ces questions concrètes, de les faire traverser par la vie des couples qui en seront déchirés, écartelés. Ainsi donc, l’espace de la sensualité et du désir est miné par le politique.
L’exilé peut-il se réenraciner ? Dans Chicago, deux mondes se font face, se mêlent : l’Égypte et les États-Unis d’Amérique dans un difficile dialogue amoureux porté par plusieurs couples d’hommes et de femmes.



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