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Esthétiques Jazz: « La scène et les images »
1ère édition – Colloque international « Écriture et improvisation » sera le thème de l’édition 2013.

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Fenêtre ouverte sur la recherche en arts du spectacle, au cœur du Festival Cinejazz, « Esthétiques jazz : la scène et les images » est une manifestation scientifique conçue et organisée par le laboratoire SeFeA/IRET de Paris 3 Sorbonne Nouvelle en collaboration avec le festival et en résonance avec sa programmation. « Ecriture et improvisation » sera le thème de l’édition 2013, édition conçue en partenariat avec l’Université Rennes 2 et l’équipe de recherche Arts : pratiques et poétiques.
Il s’agira, en quatre temps, de réfléchir aux liens qu’entretient l’improvisation jazzique tant avec l’écriture cinématographique qu’avec l’écriture dramatique et scénique. Liens parfois conflictuels, puisque l’improvisation est, par définition, ce qui résiste à la fixation, à l’écrit. C’est pourtant bien là, au cœur de cette collision d’ordre esthétique – mais également poétique, politique et philosophique, voire technologique -que se joue peut-être une réinvention des formes.

Conférence inaugurale par Gilles Mouëllic, Professeur à l’Université de Rennes.
Responsabilité scientifique : Sylvie Chalaye, Pierre Letessier, Université de la Sorbonne Nouvelle et Laboratoire IRET.
Coordination : Raphaëlle Tchamitchian et Pénélope Dechaufour.
Comité scientifique : Gilles Mouëllic, Pierre Letessier, Sylvie Chalaye, Catherine Naugrette, Alexandre Pierrepont, Yannick Séïté.

Le propos de ce colloque est de s’interroger sur la relation improbable du jazz à l’écriture scénique, dramatique ou cinématographique. Comment l’improvisation inhérente au jazz joue de l’écriture. « Coudre, découdre… en découdre » dit Enzo Cormann, rechercher la friction, le contact, « trompetter » la langue… ? Il s’agira aussi d’explorer la dimension ludique, le jeu d’improvisation et les enjeux techniques et esthétiques qui lui sont liés. Mais aussi la question du vrai et du faux, les jeux d’illusion scéniques et cinématographiques que provoque l’effet d’improvisation. Le jazz force à la remise en cause, à la réinvention perpétuelle du cinéma et du théâtre, grâce à un « marronnage » qui permet aux racines, aux essences, aux cultures de se mêler subtilement à travers les temps.

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