Événements

Festival International du Cinéma d’Alger – Journées du Film Engagé (FICA 2013)
4ème édition du Festival International du Cinéma d’Alger dédié au Film Engagé.

Français

Du 19 au 26 Décembre 2013 à la salle El Mouggar – Alger.

Programme

Jeudi 19 Décembre 2013

19 H – Ombline (France) – 95 min

Vendredi 20 Décembre 2013
15 H – Ne vivons plus comme des esclaves (France / Grèce) – 89 min
17 H – Free Angela and All Political Prisoners (USA / France) – 90 min
19 H – Au-delà des lignes ennemies (Afrique du sud) – 85 min

Samedi 21 Décembre 2013
15 H – Công Binh, la longue nuit indochinoise (France / Vietnam) – 116 min
17 H – L’autre côté du mur, les indignés du Sahara Occidental (Amis du peuple du Sahara Occidental) – 49 min
19 H – La vierge Margarida (Mozambique / Portugal / France) – 84 min

Dimanche 22 Décembre 2013

15 H – Les infiltrés (Palestine / Emirats Arabes Unis / Liban) – 70 min
17 H – Cinéma Komunisto, il était une fois la Yougoslavie (Serbie) – 101 min
19 H – No (Chili / Mexique / Etats Unis) – 117 min

Lundi 23 Décembre 2013
15 H – Sur le chemin de l’école (France) – 77 min
17 H – Palestine Stéréo (Palestine / Tunisie) – 90 min
19 H – Des étoiles (Sénégal / Belgique / France) – 88 min

Mardi 24 Décembre 2013
15 H – Le martyre des sept moines de Tibhirine (France) – 75 min
17 H – L’esprit de 45 (Grande-Bretagne) – 94 min
19 H – La bataille de Tabato (Guinée-Bissau / Portugal) – 83 min

Mercredi 25 Décembre 2013
15 H – Sugar Man (Etats-Unis) – 85 min
17 H – Président Dia (Sénégal) – 54 min
19 H – Circles (Serbie/France) – 112 min

Jeudi 26 Décembre 2013
19 H – Clôture du Festival



FICA 2013 – Documentaires

* Président Dia (Ousmane William Mbaye, Sénégal, 2012, 54 mn)
Le 17 décembre 1962, Mamadou Dia, président du conseil du Sénégal, est arrêté, puis condamné à perpétuité, accusé de coup d’Etat par son ami et compagnon Léopold Sédar Senghor. Il sera emprisonné avec quatre de ses plus proches ministres. Parmi eux, l’oncle du réalisateur, Joseph Mbaye, ministre de l’économie rurale. Le lendemain, la constitution est modifiée, le régime présidentiel succède au régime parlementaire et donne à Senghor les pleins pouvoirs. Pourtant, depuis 17 ans Senghor et Dia cheminaient ensemble, inséparables et complémentaires, pour construire dans un même idéal le développement du Sénégal. Cinquante ans plus tard, tandis que la campagne présidentielle 2012 agite le pays autour des valeurs de la démocratie, témoins et acteurs des évènements de 1962 prennent la parole.

* Sugar Man (Malik Bendjelloul, Etats Unis, 2011, 85 mn
Au début des années 70, Sixto Rodriguez enregistre deux albums sur un label de Motown. C’est un échec, à tel point qu’on raconte qu’il se serait suicidé sur scène. Plus personne n’entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu’il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de « Sugar Man ». Ce qu’ils découvrent est une histoire faite de surprises, d’émotions et d’inspiration.

* Công Binh la longue nuit indochinoise (Lam Lê, France, 2013, 116 mn)
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, 20 000 Vietnamiens étaient recrutés de force dans l’Indochine française pour venir suppléer dans les usines d’armement les ouvriers français partis sur le front allemand. Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite de 1940, livrés à la merci des occupants allemands et des patrons collabos, ces ouvriers civils appelés Cong Binh menaient une vie de parias sous l’Occupation. Ils étaient les pionniers de la culture du riz en Camargue. Considérés injustement comme des traîtres au Viet Nam, ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l’Indépendance du pays en 1945.
Le film a retrouvé une vingtaine de survivants au Viet Nam et en France. Cinq sont décédés pendant le montage du film. Ils racontent aujourd’hui le colonialisme vécu au quotidien et témoignent de l’opprobre qui a touché même leurs enfants.

* Free Angela And All Political Prisoners (Shola Lynch, USA- France, 2012, 90 mn)
L’histoire d’une jeune professeure de philosophie, née en Alabama, issue d’une famille d’intellectuels afro-américains, politiquement engagée. Durant sa jeunesse, Angela Davis est profondément marquée par son expérience du racisme, des humiliations de la ségrégation raciale et du climat de violence qui règne autour d’elle. Féministe, communiste, militante du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, proche du parti des Black Panthers, Angela Davis s’investit dans le comité de soutien aux Frères de Soledad, trois prisonniers noirs américains accusés d’avoir assassiné un gardien de prison en représailles au meurtre d’un de leur codétenu. Accusée en 1970 d’avoir organisé une tentative d’évasion et une prise d’otage qui se soldera par la mort d’un juge californien et de 4 détenus, Angela devient la femme la plus recherchée des Etats-Unis. Arrêtée, emprisonnée, jugée condamnée à mort, elle sera libérée faute de preuve et sous la pression des comités de soutien internationaux dont le slogan est FREE ANGELA !
Devenue un symbole de la lutte contre toutes les formes d’oppression : raciale, politique, sociale et sexuelle, Angela Davis incarne, dans les années 70, le « Power to People ». Quarante ans plus tard, à l’occasion de l’anniversaire de l’acquittement d’Angela Davis, Shola Lynch, avec Free Angela & all political prisoners, revient sur cette période cruciale de la deuxième partie du XXe siècle.

* L’esprit de 45 (Ken Loach, Grande-Bretagne, 2013, 94 mn)
L’année 1945 a marqué un tournant dans l’histoire de la Grande-Bretagne. L’unité de son peuple pendant les combats de 1939-1945, et le souvenir douloureux de l’entre-deux-guerres ont conduit à l’émergence d’un nouvel idéal social. La fraternité est ainsi devenue le mot d’ordre de cette époque. Pour former la trame narrative éminemment sociopolitique de son film, le réalisateur Ken Loach a eu recours à des séquences vidéo provenant d’archives régionales et nationales britanniques, à des enregistrements sonores et à des témoignages contemporains. L’esprit de 45 entend mettre en lumière et rendre hommage à un moment clé de l’histoire du Royaume-Uni, marqué par un sentiment de solidarité sans précédent dont l’impact a été significatif pendant de nombreuses années, et qui risque pourtant d’être redécouvert aujourd’hui.

* Les infiltrés (Infiltrators), de Khaled Jarrar, Liban/Palestine, 2012, 70 mn
Le checkpoint est fermé. « Détour, détour ! » hurle un chauffeur de taxi qui annonce le début du voyage. Les Infiltrés dévoile les diverses tentatives quotidiennes faites par des groupes d’individus dans leur recherche de failles dans le Mur de Jérusalem, afin de s’y infiltrer et de passer de l’autre côté pour retrouver leurs proches ou pour prier…

* Le martyre des sept moines de Tibhirine (Malik Aït Aoudia et Séverine Labat, France, 2013, 62 mn)
Le documentaire est venu rétablir enfin une vérité longtemps tronquée par des conclusions tendancieuses, dédouanant les terroristes et imputant l’assassinat à « une bavure » des forces de sécurité algériennes. Construit sur des témoignages exclusifs et des aveux saisissant de cruauté des auteurs directs de cette tragédie, ce documentaire met face à la caméra, des terroristes du GIA et des Algériens qui ont survécu au drame. Mohamed Benali, gardien du monastère Notre-Dame de l’Atlas, qui réussit à s’échapper, s’étonne encore d’être vivant. Il est témoin direct de l’enlèvement et le premier à apporter son témoignage devant la caméra et faire, avec émotion, le récit de cette nuit du 26 au 27 mars 1996, où les sept moines ont été enlevés par des membres du GIA.

* Sur le chemin de l’école (On the way to school), de Pascal Plisson
France, 2013, 77 mn
Ces enfants vivent aux quatre coins du globe mais partagent la même soif d’apprendre. Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir. Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages…Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies…Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école…C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, et sa sœur, traversent les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres deux fois par jour, quel que soit le temps…

* Ne vivons plus comme des esclaves (Yannis Youlountas, Grèce-France, 2013, 89 mn)
Le titre est un slogan qui a fait le tour de la Grèce en crise depuis 2010 et voyage au-delà : « Ne vivons plus comme des esclaves », « Na mi zisoumé san douli » en grec. Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est l’appel que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et invite à reprendre en chœur sur les mélodies du film réalisé en coopération avec elle, à visage découvert.

* Il était une fois la Yougoslavie Cinéma Komunisto (Mila Turajlic, Serbie, 2013, 101 mn)
Tito, président de l’ex-Yougoslavie, a vu plus de 8 000 films durant sa vie. Leka Konstantinovic, son projectionniste personnel durant 32 ans, raconte, au fil d’anecdotes et d’archives exclusives, comment Tito a utilisé l’industrie cinématographique pour créer l’Histoire d’un pays qui n’existe plus, sauf…au cinéma !

* L’autre côté du mur, les indignés du Sahara Occidental (Denis Vericel, Amis du peuple du Sahara Occidental, 2011, 49mn 15)
Dernière colonie d’Afrique, le Sahara Occidental voit depuis 35 ans sa population coupé en deux. D’un côté les Sahraouis vivent sous l’occupation marocaine, sans aucune liberté d’expression et avec la répression du régime. De l’autre côté, 165.000 réfugiés subissent l’exil dans les campements de la région algérienne de Tindouf. Séparées par un mur de sable de 2700 kilomètres érigé par le Maroc, les familles sahraouies ne perdent pourtant pas l’espoir d’être un jour réunies pour pouvoir exercer leur droit : celui à l’autodétermination.


Jurys

Jury Longs métrages fiction

Djamila sahraoui – Présidente
Profession: Réalisatrice
Pays: Algerie

Mama Keita
Profession: Réalisateur
Pays: Guinée/France

Amor Hakkar
Profession: Réalisateur
Pays: Algérie

Nadira Laggoune
Profession: Critique d’art et professeur de Beaux-arts
Pays: Algérie

Sahar Ali
Profession: Spécialiste de littérature et de cinéma
Pays: Egypte


Documentaires

Larbi Benchiha – Président
Profession: Réalisateur
Pays: Algerie

Mariem Hamidat
Profession: Réalisatrice
Pays: Algérie

Chergui Kharroubi
Profession: Réalisateur
Pays: Algérie

Mariette Montpierre
Profession: Réalisatrice
Pays: France

Manthia Diawara
Profession: Ecrivain et professeur de littérature
Pays: Mali/Etats-Unis

Site officiel
http://festivalinternationalcinemaalger.org/fr/