Événements

Rassemblement citoyen pour un Hommage « décalé » aux tirailleurs de la 2ème guerre mondiale
Le 60ème anniversaire du débarquement de Provence a été commémoré alors que beaucoup de parisiens et d’habitants d’Ile de France étaient sur leurs lieux de vacances…

Français

En raison de la portée de cet événement et de sa charge symbolique, le CAPDIV associé à M. Charles Onana, journaliste d’investigation et auteur de l’ouvrage La France et ses tirailleurs organisera un hommage aux tirailleurs africains, maghrébins et de l’Outremer, pour rappeler au plus grand nombre, notamment aux jeunes générations, le rôle important joué par ces soldats dans la Libération, et le fait que les armées alliées étaient composées d’hommes et de femmes de toutes origines
Sans territoire La France Libre née du 18 juin 1940 était sans territoire. Les colonies, (elles aussi théâtre du conflit de légitimité entre le général de Gaulle et le maréchal Pétain) étaient la seule base territoriale sur laquelle le général de Gaulle pouvait s’appuyer pour reconquérir le pays occupé
Après le ralliement du Tchad à la France libre, c’est à partir de Brazzaville, capitale de l’Afrique équatoriale (dont Félix Eboué devient le gouverneur général) qu’est instituée la première structure de gouvernement de la France libre : « le Conseil de défense de l’Empire »
Pour les historiens, l’Empire a contribué à sauver la France
A titre d’exemple, la moitié de l’armée d’Afrique du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes, était constituée d' »indigènes », terme employé à l’époque pour désigner les soldats de l’empire: tirailleurs maghrébins et d’Afrique noire
Face à la montée des crimes racistes et antisémites, face à la discrimination et aux exclusions de toutes natures, il est utile de faire appel à la mémoire et à l’histoire pour réaffirmer les valeurs de tolérance, de fraternité et de justice qui ont porté le débarquement et rappeler au plus grand nombre, aux nouvelles générations notamment que la diversité était aussi dans les rangs des combattants et des libérateurs

Contacts :
Patrick Lozes, Président du CAPDIV 06 85 93 95 45 [email protected]
Charles Onana, Journaliste, écrivain 06 16 81 34 04 [email protected]à.fr

Situation :
Les questions de la diversité, de l’intégration, de la solidarité nationale et de l’égalité des chances sont devenues majeures et centrales dans le débat public. Les orientations et les engagements des plus hautes autorités nationales sur cette question sont sans ambiguïté
Pour autant, la question de la part prise par les soldats originaires d’Afrique subsaharienne, du Maghreb à l’ « effort de guerre », est souvent absente de ce débat
Cette histoire est régulièrement oubliée par les pouvoirs publics, les médias et la société civile qui ont tendance à passer durablement sous silence que ces populations sont héritières voire actrices de l’histoire nationale
Une meilleure connaissance, par le plus grand nombre, de leur contribution en tant que citoyens français, originaires d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et de l’Outremer, à la défense et à la libération de la Patrie est nécessaire
La « dette de sang », la participation des Africains (du Maghreb et d’Afrique subsaharienne) à la 2ème guerre et à notre liberté d’aujourd’hui, ne devrait pas être un contentieux mais le gage d’une histoire commune, le témoignage de la diversité des parties constitutives de la nation française
Ce travail de mémoire aurait une influence positive sur l’image projetée, diffusée et répandue de ces populations dans l’espace public français
Le 15 août dernier, le président de la République a commémoré le débarquement de Provence et la libération de la France
Il a rendu hommage à Toulon, au « sacrifice immense » des « forces de la liberté » qui ont participé il y a 60 ans au débarquement de Provence
Il a rappelé que « Voici 60 ans, au prix de sacrifices immenses, les forces de la liberté poursuivaient leur assaut pour briser la machine de mort et de haine qui, au mépris des valeurs essentielles de l’humanité, avait entrepris d’asservir l’Europe »
L’Europe sauvée, c’est notre Europe d’aujourd’hui ! La diversité était aussi dans les rangs des combattants et des libérateurs : la moitié de l’armée d’Afrique du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes, était constituée d' »indigènes », terme employé à l’époque pour désigner les soldats de l’empire: tirailleurs maghrébins et d’Afrique noire
Ils venaient, du Sénégal, de Côte-d’Ivoire, de Djibouti, du Mali, du Bénin, de Madagascar, du Congo, du Cameroun, du Gabon, du Tchad, de la Mauritanie, d’Algérie, de Tunisie, du Togo, de la République centrafricaine, du Maroc, etc. Leur but était de rendre sa liberté à la France occupée par les nazis
Dès le mois de juin 1940, les Français, originaires d’Afrique, étaient parmi les premiers à tomber sous les balles de l’armée allemande dans les Vosges, les Alpes, la Somme et les Ardennes
A l’appel du général de Gaulle, ils étaient encore les premiers à rejoindre la France Libre et à constituer la première armée de la résistance française (un pourcentage élevé des effectifs de la France Libre du général de Gaulle étaient originaires d’Afrique)
Les victoires de la France Libre à Koufra, la bataille de Bir Hakeim entre mai et juin 1942 sont des faits d’armes prestigieux contre les armées de l’Axe. Ce sont ces batailles qui seront à la base de la grande réputation de la France Libre et du général de Gaulle. Avec des milliers de morts maghrébins et africains subsahariens, les pertes africaines pour la France ont été énormes
Aujourd’hui, un travail de mémoire et pour la reconnaissance républicaine de ces héros est également nécessaire
La journée du 11 septembre 2004 leur est consacrée
Le 60ème anniversaire du débarquement de Provence, ainsi que la libération de Paris ont été commémorés alors que beaucoup de parisiens et d’habitants d ‘Ile de France étaient sur leur lieu de villégiature
Dans ces conditions, en raison de la portée de ces événements et de leur charge symbolique, il était utile de décaler certaines des manifestations dans le temps, afin d’atteindre les personnes absentes lors des commémorations du mois d’août 2004
Le Cercle d’Action pour la Promotion de la Diversité en France (CAPVID) est une structure infusée par des chercheurs (sociologues, historiens, démographes etc.) des responsables associatifs, des responsables politiques, des personnes issues de la société civile
Le CAPDIV a entre autres, engagé une réflexion (soutenue par des actions) sur la situation et la place des citoyens français et résidents du territoire français originaires d’Afrique subsaharienne et de l’Outremer
Le CAPDIV mène plus généralement des actions de réflexion et de sensibilisation à la diversité et émet des propositions pour promouvoir la diversité en France
Le CAPDIV est ouvert sans exclusive à tous ceux et celles qui se reconnaissent dans son ambition et ses objectifs culturels, éducatifs et de cohésion nationale
Objectif du CAPDIV:
Le CAPDIV souhaite faire reculer les idées reçues et valoriser la diversité à travers l’histoire commune de la nation, pour affermir la place des différentes parties constitutives de la République
Les commémorations du débarquement de Provence le 15 août prochain, mais également celles de l’entrée des troupes du Général Leclerc dans Paris et de la libération de Paris sont l’occasion de travailler à la solidarité ainsi qu’à la cohésion nationale. C’est l’occasion de rappeler que la diversité était aussi dans les rangs des combattants et des libérateurs
Le CAPDIV associé à M. Charles Onana, journaliste et auteur de l’ouvrage La France et ses tirailleurs, rendra hommage à tous les soldats qui ont combattu pour la nation en associant à cet hommage les milliers de combattants maghrébins, africains et de l’Outremer, tombés pour la libération de notre pays
Forme de la manifestation :
Rassemblement citoyen agrémenté d’une projection de film et d’une exposition photographique.
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