Événements

beautés.afriques@nantes
L’exposition tentera de faire connaître la vitalité et la richesse de la créativité panafricaine dont témoignent les deux grandes manifestations d’art contemporain du continent : la biennale de Dakar et les Rencontres de la photographie de Bamako

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beautés.afriques@nantes se veut une résonance de cette dynamique artistique en invitant une douzaine d’artistes choisis parmi ceux sélectionnés pour Dak’art 2004, à créer sur place au lieu unique, dès la mi-septembre, ainsi que les ensembles de six photographes présentés à Bamako.
Venus d’Algérie, du Bénin, du Cameroun, du Congo Brazzaville, de la Côte d’Ivoire, d’Ethiopie, du Nigeria, du Mali, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal, du Togo ou d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique et de France, dix-huit artistes africains font escale à Nantes, destination le lieu unique. Ils créent ensemble, le temps d’une exposition, autant d’actes beaux et forts imprimant leur volonté d’être à la face du monde.
beautes.afriques@nantes.fr, c’est aussi une adresse électronique pour dire la modernité et l’actualité du projet, ses dimensions poétiques, esthétiques voire philosophiques, son étendue territoriale et son ancrage dans un port.
Enfin www.beautes-afriques.net, c’est aussi un site en construction permanente montrant l’évolution du projet depuis la biennale de Dakar jusqu’aux installations in situ à Nantes.

Les créations in situ :

Samta Benyahia recouvre toutes les surfaces vitrées du lieu unique d’un moucharabieh sérigraphié bleu.
S’inspirant des Dogon, Sokey Edorh trace ses propres hiéroglyphes dans les terres trouvées sur place quand Azieman Wanoumi assemble des bois, des métaux marqués par le temps construisant les portes d’un univers secret.
A la recherche de la mémoire du poète nigérian Christopher Okigbo (1932-1967), Pélagie Gbaguidi imagine un parcours déambulatoire composé de dessins .
Reprenant des graphismes ou des couleurs symboliques des pagnes traditionnels, Aïcha Aidara, compose sa propre peinture de centaines de petits papiers, peints et cousus minutieusement tandis que Bill Kouélany déchire, lacère, emboîte des corps mutilés contraignant l’espace de la toile jusqu’à la suffocation.
Les sculptures de Malam, personnages faits de plâtre, de résine et d’argile renvoient à la condition humaine, barbare et génératrice de mal.
L’Algérienne Zoulikha Bouabdellah tente dans ses photographies ou ses vidéos de lier le passé au présent, son histoire personnelle à l’histoire collective.
Quant à Michèle Magema, lauréate du prix du Président Dak’art 2004, elle imagine une série de photographies monumentales intitulée : « Les chefs d’Etat ».
Cheikh Niass s’empare de l’espace aérien avec ses oiseaux de plexiglass et de tissus africains.
Assefa Gebrekidan crée des assemblages de tissus, de lumières colorées, d’objets sonores, de petits moteurs et même d’odeurs, à éprouver avec tous les sens.
Cheick Diallo conçoit le mobilier du marché africain : véritable place centrale de l’exposition.

Les ensembles photographiques :

Emeka Okereke, travaille en noir et blanc, les contacts corporels entre les deux sexes.
Mohamed Camara se met en scène lui-même avec ses amis dans des intérieurs de Bamako.
Fatimah Tuggar crée des montages informatiques, collages d’images diverses issues de la publicité, du divertissement de masse et du folklore pour explorer les implications culturelles et sociales de la technologie.
Myriam Mihindou présente « La relique pour un corps domestique », vision d’un corps féminin, qui, en rupture avec son caractère d’icône, laisse affleurer un langage aussi poétique que violent.
Ingrid Mwangi, se sert des techniques de la vidéo pour créer des mises en scène et des installations multimédia en adoptant le rôle de l’autre.
Emeka Udemba photographie des lambeaux d’affiches collées aux murs et sur d’autres espaces, rendant compte des traces des activités sociales et politiques.

Un marché africain au cœur de l’exposition.
Tous les samedis de 13h à 19h / entrée libre

L’association Pol’n propose :
– une soirée thématique, le vendredi 10 décembre au lieu unique, autour du film franco-sénégalais « Bul Déconné » ainsi qu’une exposition dans ses locaux (11 rue des Olivettes) sur le tournage de ce film – ouverte à partir du 13 décembre
entrée libre
– un débat sur le commerce équitable et solidaire en Afrique / au lieu unique / date précisée ultérieurement
La galerie nantaise Ipso Facto met en relations plastiques les artistes Régis Perray (en résidence à Kinshasa en 2003) et Michèle Magema (fille d’un exilé politique congolais).
Du 20 nov. au 11 déc. 2004 / 56 bd Saint-Aignan
Les lithographes du petit jaunais s’installent au lieu unique pour rencontrer et travailler avec les artistes africains invités. Les lithographies produites seront ensuite mises en vente dans l’exposition.