Événements

L’Océan Indien autrement
Pour inaugurer le cycle des rencontres littéraires de cette année 2005, nous vous invitons ce jeudi 13 janvier, à 17 h 00, à faire un détour par l’Océan Indien.

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Non pas en raison de l’actualité dramatique du Sud-Est asiatique, mais à travers deux livres qui parlent de « L’Océan indien autrement » :

· Bonbon piment (éditions Grasset) de Mariella Righini et

· L’arbre anthropophage (éditions Joëlle Losfeld) de Jean-Luc Raharimanana.

Jean-Luc Raharimanana, L’arbre anthropophage, éditions Joëlle Losfeld
Professeur, homme de théâtre et journaliste, Jean-Luc Raharimanana est né le 26 juin 1967 à Madagascar où il réside jusqu’à l’âge de 22 ans. En 2002, il laisse l’enseignement, notamment pour défendre son père qui a été arrêté et torturé à Madagascar. Il ressent alors l’extrême nécessité de consacrer la majeure partie de son temps à l’écriture, à la recherche, à la restitution de cette mémoire trahie par des récits où se confondent « mythe et réalité ».
Il est l’auteur de nombreux livres et a reçu avec sa pièce « Le prophète et le président » le Prix du Théâtre interafricain Tchicaya U’Tamsi (RFI) en 1990.

Portrait sans concession de l’île de Madagascar où légendes et superstitions se mêlent à la réalité passée et présente, ce livre est un grand cri que pousse l’écrivain pour son pays meurtri par l’esclavage, la colonisation et à présent la dictature. Après une première partie multiforme constitué de lettres, poèmes, citations d’ouvrages, proverbes, réflexions de l’auteur, Raharimanana, rapporte les évènements récents de son pays, la prise de pouvoir par Ravalomana contre le dictateur Didier Ratsiraka. L’Histoire emboîte le pas sur son histoire personnelle lors de l’arrestation de son père, torturé et jugé pour incitation à la haine. Le livre lui est d’ailleurs dédié. On y découvre un Madagascar en crise, loin des images touristiques lisses et colorées destinées au public.

Mariella Righini, Bonbon piment, éditions Grasset
De mère suisse et de père italien, Mariella Righini grandit à Florence et étudie à Paris. Diplômée de l’Institut d’études Politiques, elle a publié neuf livres et est une signature du Nouvel Observateur.

De son reportage « les enfants volés de la Réunion » (pour l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur du 6 au 12 juin 2002), Mariella Righini a fait un roman.
Partie réaliser un reportage sur un homme politique de ce département français d’Outre-Mer, Ava-Marie Constand y rencontre Abélard, un jeune avocat réunionnais. De retour à Paris, une relation à distance se tisse entre la métropolitaine et l’insulaire. Elle multiplie les enquêtes à la Réunion, autant de prétextes à des retrouvailles amoureuses. Lors de l’une d’entre elles, Ava-Marie décide d’écrire une suite à Indiana, le roman réunionnais de George Sand. Elle part donc sur les traces de son héroïne Zélinda. Et découvre l’horreur des enfants autochtones déportés pour peupler la Creuse dans les années 1970.
Avec « Bonbon piment », l’auteur signe une version romanesque d’une réalité poignante.