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CITY TRIP
Street Art de SAADIO (Sénégal)

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Contempler les tableaux de SAADIO, c’est comme lire des hiéroglyphes

Regarder les tableaux de SAADIO, c’est comme lire des hiéroglyphes. Magnifique, mais réservé aux initiés. Lui-même initié par sa famille aux signes Peulhs et aux mystères cosmogéniques des Dogons, ce gardien de mystères a utilisé à son tour des symboles pour exprimer l’évolution de la société africaine, la confrontation des rituels traditionnels au sein de la société africaine contemporaine. Ces éléments sacrés, on les retrouve en la présence mystérieuse d’animaux perdus dans les méandres de l’urbain. Des poules, des crocodiles, des serpents, des poissons, toute une symbolique traditionnelle au sein d’une ville vivante, colorée, odorante où se déplacent quotidiennement des milliers de citadins en voiture, en moto, à pied et survolés par les avions.



La ville africaine, la ville des enseignes



Les murs de Dakar parlent, presque littéralement. Il y a des graffitis, des panneaux publicitaires. On découvre la ville à travers ses murs. Ce microcosme urbain coloré, ces symboles populaires, SAADIO les exhalte parfois de manière nostalgique, comme sur ce tableau “Kodak”, reprenant les studios photos de Dakar, fonctionnant dans le passé avec la pellicule Kodak. SAADIO isole l’objet observé et l’intègre dans un fond de symboles peints tels des hiéroglyphes. 



La ville africaine, c’est également la ville de la «débrouille», des petits boulots: les vendeurs de crédit de téléphone, les vendeurs de petit-déjeuner au café au lait Nescafé, le fromage «La vache qui rit», les vendeurs de cacahuètes, de mouchoirs, de biscuits au sésame….

On se débrouille, on tente sa chance au milieu du tourbillon de la circulation.






SAADIO, ses débuts … et puis en 2012 la reconnaissance



Après la réalisation d’une fresque murale à la Sicap Baobab de Dakar en 1990, Saadio s’installe en 1997 sur l’île Ngor où il fréquente les ateliers des artistes et devient l’organisateur de Festivals d’Art sur l’Île. Repéré par Aude Minart en 2004, il participe à une exposition collective à la Galerie Africaine à Paris. Il participe à plusieurs éditions du DAK’ART OFF en collaboration avec la galerie Arte, Canal Horizon et la galerie Agora. En 2008, il est sélectionné par le Ministère de la Culture pour représenter le Sénégal dans le Pavillon français de l’Exposition Universelle de Saragosse en Espagne. A partir de 2011, le monde artistique commence à découvrir son style, son langage plastique: cette année, il participe à des expositions collectives à Fribourg en Allemagne, sur l’île de Gorée dans le cadre du festival d’art «Regards sur cours», à la société Eiffage dans le cadre du 85ème anniversaire de l’entreprise, dans le cadre du Festival XEEX Art en collaboration avec la Mairie de Dakar. Mais c’est à partir de 2012 avec la série «Y’en a marre», où l’artiste s’intègre au mouvement de mobilisation pour le nouveau gouvernement de Macky Sall, Président et Youssou N’Dour, Ministre de la Culture, que les critiques d’art reconnaissent sa valeur artistique.



 



 


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