Événements

AFROPUNK – Questions d’identités et Révolte(s)

Français

AFROPUNK Paris investit pour la seconde année consécutive FGO-Barbara ! Tout au long de la semaine précédant son festival, AFROPUNK organisera des projections inédites, des débats passionnés et – nouveauté en 2017 – une série de soirées consacrées aux jeunes talents franciliens du Standup, sous le regard bienveillant de certains de leurs glorieux ainés…

Afripédia : Sénégal

Dakar est rapidement devenu l’une des villes les plus bouillonnantes du continent, infusé par un nouveau sens de la créativité qui influe de façon croisée sur les genres et les cultures. Dans Afripédia, au Sénégal, nous rencontrons la créatrice de mode Selly Raby Kane, qui sculpte l’image numérique d’une future ville étrangère dans une ancienne gare. Le photographe Omar Victor Diop reproduit légalement les images les plus emblématiques d’Hollywood avec une touche sénégalaise, tandis que la danseuse Khoudia Roodia organise et construit pour un avenir où l’Afrique dominera la danse de rue. Fabrice Fanny de Côte d’Ivoire défie les frontières de la société pour créer un avenir pour les femmes et les organisateurs.



Projection de « Tango Negro: les origines africaines du Tango » de Dom Pedro

En Argentine, parler des origines africaines du tango est tabou. Natif de Buenos Aires et arrivé à Paris en pleine « révolution » estudiantine de mai 68, Juan Carlos Caceres est l’une des fortes personnalités latino-américaines de son temps. Pianiste, tromboniste et peintre argentin, cet homme au regard aimanté milite pour un tango « traditionnel » et authentique assumant enfin ses origines africaines. Cet auteur-compositeur-interprète est un véritable combattant des causes nobles. Ses recherches sur les origines du tango, entamées depuis son pays natal, l’ont convaincu que cette musique, aux accents et aux incontestables racines africaines, est pratiquement la première « world music » avant la lettre. Et il s’est donné pour mission de réintroduire les rythmes africains dans les harmonies jazzo-napolitano-yiddish du tango tel
qu’on le connaît, de Gardel à Piazzola. Au-delà d’un portrait rabâché de l’artiste, c’est une véritable enquête sur les vraies origines du tango, que je veux mener avec Juan Carlos Caceres. Une enquête sur la manière dont l’Argentine a imposé une version officielle et étouffée toute contestation à propos des racines noires de cette musique. Avec plus de 500 documents, photographiques et audiovisuels, ce film se veut une contribution importante, tant pour la connaissance du tango, que pour la culture africaine.