Événements

UNIVERSITES DE LA RENTREE PRESENCE AFRICAINE / URPA

Français


A l'occasion du SALON DU LIVRE D'ART DES AFRIQUES

18-21 OCT. 2017

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Pendant la Fiac, du 18 au 21 octobre 2017 La Colonie, lieu de partage des savoirs créé par Kader Attia, en collaboration avec la revue d’art Afrikadaa et l’African Art Book Fair accueillent la première édition du Salon du livre d’art des Afriques avec une large sélection d’éditeurs indépendants internationaux et d’artistes venus de pays différents, garantissant ainsi une diversité des pratiques éditoriales actuelles. Au programme : des éditeurs indépendants, un lieu de débats et d’échanges autour de panels de discussion, une carte blanche à la maison d’édition Présence Africaine (URPA), un espace d’exposition, et des performances.

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LES RENDEZ-VOUS QUOTIDIENS:

Ouverture du salon du livre d’art des Afriques : Du 18 au 21 octobre 2017

Lieu : La Colonie 128 rue La Fayette 75010 PARIS

Horaires : de 10h30 à 18h30

Vernissage : le mercredi 18 octobre à 17h

Carte blanche Présence Africaine (URPA ): samedi 21 et dimanche 22 de 10H30 à 18H30

Finissage: samedi 21 octobre de 21h à 2h soirée de clôture du Salon.

Performances : tous les jours à partir de 19h

Soirées DJ : tous les jours de 21h à 2h

ENTREE LIBRE





►►LE SALON DU LIVRE D’ART DES AFRIQUES◄◄

Le salon du livre d’art des Afriques est un espace dédié aux publications qui entend offrir un panorama des pratiques éditoriales contemporaines les plus engagées dans la production de publications qualitatives et esthétiques sur des sujets dont la pertinence de l’offre est en relation avec l’état actuel du monde.Ce rendez-vous culturel convivial est un moment de découvertes et d’échanges réunissant éditeurs indépendants, artistes, collectionneurs et grand public. Le salon du livre d’art des Afriques est une occasion unique pour le public de découvrir la richesse et la diversité de la programmation des publications d’art, revues, fanzines provenant des Afriques à La Colonie lieux accessibles à tous et ouverts aux dialogues. Cette première édition propose un focus sur la thématique des artistes qui travaillent le livre comme médium. Cet évènement offre aussi aux éditeurs indépendantsune plateforme de rencontre entre les artistes, les professionnels du monde de l’art et le public, afin de favoriser des échanges ainsi que la circulation des savoirs dans une optique de contextualisation des oeuvres et des artistes des Afriques. La dénomination du vocable les Afriques est ici définie d’une manière protéiforme et métaphorique.



Véritable projet artistique qui se concentre sur des thématiques liées à des publications sur l’art, le choix de la programmation repose sur une sélection de publications, d’artistes et d’éditeurs indépendants peu connu du grand public. Face à l’absence du monde éditorial dans les biennales, foires d’art et autres évènements artistiques internationales pour les publications et revues issues des territoires du Sud, le Salon du livre d’art des Afriques contribue à la valorisation et à la réflexion des éditions artistiques des Afriques en questionnant la production intellectuelle indépendante en tant qu’outil participant à l’émancipation de la création artistique. Nous découvrirons les dernières publications valorisant la production critique autour des idées qui font l’essence de leur métier : transmissions des récits et échanges d’expériences entre les productions éditoriales de différents formats, mise en valeur de la création contemporaine et d’un extraordinaire patrimoine artistique, grâce à une programmation riche et exigeante dans un espace convivial de partage des savoirs .le salon du livre d’art des Afriques traversera les frontières afin de confirmer la nécessité incontournable de s’inscrire dans l’écrit et le verbe et de mémoriser, questionner des formes de langages nouvelles et contemporaines.





►►CARTE BLANCHE PRÉSENCE AFRICAINE : URPA◄◄

Les universités de la rentrée visent à renouer avec une tradition à Présence Africaine : être à l'initiative, et instituer un calendrier de dialogues et de débats autour des problématiques générales et ce au prisme des mondes noirs. Outre la promotion de livres mettant en valeur les nouvelles générations d’écrivains, la mise en place de passerelles historiques avec des textes fondateurs, et l'inscription sereine dans l'avenir, les URPA prolongent une vocation plus que jamais d’actualité : la promotion et la participation à la vie intellectuelle dans une période en besoin et en urgence de réflexion. Dans cette optique, seront proposés des week-ends permettant des échanges transversaux dans le but de dynamiser l'image de la maison, de communiquer sur ses ambitions, ses productions, d'accueillir des producteurs de savoirs divers, et ce faisant de poursuivre son rôle historique de scène intellectuelle privilégiée.



Dans une période charnière, au croisement de plusieurs tensions, il est important pour la maison d'édition et la revue d'innover en offrant des moments de stimulation intellectuelle faisant le lien entre le passé et le présent, tout en envisageant le futur et en abordant les questions actuelles. A ce propos, il serait judicieux, et souhaitable, d'ouvrir les champs, de se saisir des thématiques universelles (comme l'écologie, les migrations, les tensions religieuses…) afin d'embrasser le champ mondial sans s'enfermer dans une seule optique.



A destination de tout public, les URPA offriront un sanctuaire pour les pensées, les livres et les débats féconds. Le thème retenu pour cette édition est celui des migrations (littérature, actualités, économie et sociologie).



►PROGRAMME (URPA)



♦SAMEDI 21 OCTOBRE 10H30-12H00

"Cheikh Anta Diop: un héritage et des questions"

Mbacké Diop, Yoporeka Somet

Modérateur : Ousmane N’diaye



A l’occasion du récent documentaire « Kemtiyu » qui lui est consacré, les non-familiers de l’œuvre de Cheikh Anta Diop, ont pu découvrir l’ampleur de l’œuvre du savant. Modèle de nombre de générations d’intellectuels, son héritage est à la fois salué et méconnu. En replaçant l’Afrique ET LES CIVILISATIONS nègres au centre des délibérations, il a été un précurseur d’une dynamique de reconquête qui s’enrichit toujours de voies et d’optiques nouvelles qui reposent sur les siennes. Comment appréhender cet héritage pour mieux le porter à la connaissance du public ? Comment s’approcher au mieux de la vérité de l’Homme et des com-bats du Scientifique ? Dans un moment de tensions, avec l’urgence des enjeux de souveraineté linguistique et culturelle, comment vulgariser un héritage sans le trahir ? A travers un témoignage direct d’un de ses fils, et l'expertise d'un régulier de son oeuvre, engagés tous les deux dans le sillon qu’il a tracé, cette table-ronde discutera du legs et des interrogations qu’il suscite, de l’un des plus grands penseurs africains.



♦SAMEDI 21 OCTOBRE 13H00-14H30

"L’écriture et le voyage: regards de femmes"

Fathia Radjabou, Ken Bugul, Nafissatou Dia Diouf

Modératrice : Aminata Thior



Porter une voix haute, forte et originale dans la littérature quand on est une femme noire représente-il encore un enjeu ? A quels indices mesure-t-on les avancées du droit des femmes à travers la littérature ? Le genre influe-t-il sur l’approche littéraire ? Comment bousculer les ordres établis et garder la délicatesse ? Faut-il toujours démontrer davantage que les hommes pour asseoir sa légitimité ? Comment combattre les assignations ? Quelles recettes pour apprivoiser cette liberté ? A travers des trajectoires brillantes, des œuvres exceptionnelles, et deux caractères trempés, cette rencontre sera un dialogue entre expériences, les reflets partagés au miroir de l’altérité, de la féminité et du féminisme dans l’écriture. La littérature peut-elle être une échappatoire, voire un moyen de corriger les ordres patriarcaux, tout en sublimant l’imaginaire artistique ?



♦SAMEDI 21 OCTOBRE 14H45-16H15

"Romans de la migration"

Mbougar Sarr, Jussy Kiyindou, Khalid Lyamlahy, Jean-Roger Essomba

Modérateur : Yvan Amar



Au carrefour des voyages, les romans offrent une évasion, une évocation artistique des tensions, des identités et des intimités. Ils charrient sujets variés, et consacrent les voix de la narration à travers la parure du style. Mêler plusieurs d’entre-elles, jeunes, et prises dans l’entre-deux cultures, les mettre en résonance sera le cœur de cette discussion. Repérer l’harmonie et les nuances dans l’approche des récits de la migration. Sonder l’antre des créateurs et discuter de leurs orientations et de leurs visions de leurs missions de romanciers sur le fil du voyage. Pourquoi le roman ? Donne-t-il un cadre plus vaste où se meuvent harmonieusement les appréhensions et les vicissitudes de la vie ailleurs ? En donnant la voix à de jeunes écrivains qui viennent d’écrire leur premier roman, et à un devancier, cette rencontre explorera l’art du roman confronté aux déchirures et aux enrichissements du voyage.



♦SAMEDI 21 OCTOBRE 16H30-18H00

"Les arts : Créativité et dynamisme"

Abd Al Malick, Aïssé N’diaye, Pascale Obolo, Seloua Luste Boulbina

Modératrice : Hortense Assaga



Dans un bouillonnement sans cesse renouvelé, le monde des Arts est en perpétuelle régénération. De la peinture à la photogra-phie, en passant par la danse, la mode, la musique, c’est un capital extraordinaire qui semble connaître son âge d’or. Comment alors envisager ce développement dans ces tensions relatives à la quête d’authenticité dans un fleuve d’influences ? Y-a-t-il des ARTS africains qui campent une spécificité ? Comment s’ouvrir sans se trahir ? Le dynamisme observé est-il porteur de messages politiques ? Est-il capté de manière positive dans la vie quotidienne ? Crée-t-il de nouveaux publics et de nouveaux horizons à l’avant-garde d’un savoir-faire qui peut inspirer le monde ? A travers une mosaïque de portraits, et un carnaval de dialogues, cette rencontre mettra des passerelles entre différents arts pour essayer de saisir l’approche des acteurs à travers leurs témoignages.



♦DIMANCHE 22 OCTOBRE 10H30-12H00

"Diaspora noire en Amérique Latine: un héritage lointain et proche"

Doudou Diene, Karfa Diallo, Steve-Régis Kovo Nsondé

Modératrice : Stéphanie Hartmann



Dans son souci d’ouverture qui a toujours été le pilier de sa politique, Présence africaine s’est intéressé à l’ensemble des mondes noirs. A l’heure où l’UNESCO célèbre la décennie des afro-descendants, il est important d’explorer les liens tissés par la dispersion. Cette rencontre abordera donc la question de la diaspora noire d’Amérique du Sud. A l’heure où la diversité et l’unité sont saluées, il s’agira d’arpenter à nouveau les routes de l’histoire pour suivre des trajectoires, des communautés de valeurs. A travers le témoignage d’acteurs de premier plan, ainsi que le travail de quelques écrivains, cette rencontre explorera les échos lointains d’une même origine et ses dynamiques d’adaptation, de création.



♦DIMANCHE 22 OCTOBRE 13H00-14H00

"Aimé Césaire"

Daniel Maximin

Modérateur : Yvan Amar



Comment lire Césaire en 2018, 10 ans après sa mort ? Que retenir de sa colère élégante ? Une voix forte amoureuse de l’œuvre du poète, assidu de cette oeuvre, Daniel Maximin nous parlera de son intimité littéraire avec le maître de Fort-de-France. Témoignage libre sur une œuvre fondatrice, l’idéal de la transmission gardera tout son sens à travers les anecdotes et les conseils d’une femme exceptionnelle. Dans une composition libre, il nous entretiendra de la passion pour l’auteur du Discours et de son message aux générations futures.



♦DIMANCHE 22 OCTOBRE 14H15-15H15

"Souveraineté économique : les enjeux "

Martial Ze Belinga, Lamine Sagna, Kako Nubukpo

Modérateur : Joël Assoko



Alors que la conjoncture économique semblait prometteuse pour le continent où de bonnes dynamiques ont été notées, l’optimisme a connu un ralentissement inattendu. L’Afrique, dans ses différences de fortunes régionales, semble toujours fragile, prise en étau entre la nécessité absolue d’une souveraineté, économique, monétaire, politique et la réalité de son tissu écono-mique, encore tributaire d’économies de puissances extérieures. Comment discuter de la question des terres et des risques d’hypothèque que cela pose ? Comment envisager ces différents enjeux à travers les notions de « souveraineté économique » ? Quelques modèles juridiques, politiques, adopter en intégrant les problématiques écologiques ? Alors que les débats gagnent en intensité autour de ces thèmes, cette discussion donnera la parole à des expertises pour éclairer le débat sur l’urgence des situa-tions que cela occasionne. Comment l’économie peut-elle donner des réponses en termes de modèles, pour régler des questions qui ne refluent pas vraiment comme la famine et la grande pauvreté ?



♦DIMANCHE 22 OCTOBRE 15H30-16H30

"Critique littéraire: vide ou trop plein ? "

Réassi Ouabonzi, Ninon Chavoz, Boniface Mongo Mboussa, Romuald Fonkoua

Modérateur : Joss Doszen



La critique a toujours été un parent pauvre de la littérature des Afriques. L’absence d’institutions, de réseaux de distribution, a impacté négativement la proximité entre les auteurs et leurs lecteurs. A côté des questions logistiques et éditoriales, la critique apparaît comme un champ délaissé. Ce qui ouvre la voie à des instances de légitimation par

défaut, ou à des captations de talents. Comment faire émerger une vraie critique littéraire sans complaisance ? La critique est-elle un enjeu suprême dans l’installation d’un paysage littéraire ? Comment renouer avec les échanges entre acteurs du monde litté-raire à travers des débats dont le calendrier se ventilera en plusieurs autres rendez-vous en Afrique et dans la Diaspora ? En don-nant la parole à des voix encore inconnues, cette discussion vise à identifier les champs encore inexplorés qui peuvent amorcer la montée en puissance d’une critique.



♦DIMANCHE 22 OCTOBRE 16H45-18H00

"Féminisme, le grand schisme ?"

Rokhaya Diallo, Maboula Soumahoro, Ken Bugul, Sophie Bessis

Modératrice : Stéphanie Hartmann



Le féminisme semble vivre de nouvelles mutations. Au carrefour des enjeux de race, de classe et de genre, inspiré par l’émergence du concept d’intersectionnalité, les ressorts traditionnels de la lutte féministe sont réinventés, ou à tout le moins réinvestis par de nouveaux contenus. Le paysage qui émerge consacre l’arrivée sur le devant de la scène de nouvelles militantes, dont les pratiques, comme la non-mixité par exemple, posent de plus en plus un débat intense. Greffés aux combats anciens, contre le patriarcat, pour l’égalité de salaire et de traitement, la quête de droits, ces nouveaux enjeux redessinent les perspectives partout dans le monde. Des pionnières jusqu’aux héritières, le cœur du combat féministe ne cesse jamais d’évoluer, constamment irrigué par les problématiques ayant trait à la migration, comme le délicat équilibre entre tradition et émancipation. A l’heure où l’universalisme est critiqué pour son aspect et ses intentions hégémoniques, l’afro-féminisme revendiqué, cette table-ronde cherche à mêler des voix légitimes, plurielles, intergénérationnelles, pour repenser ensemble les nouvelles optiques.