Événements

AFRIKAMERA 2017
Talking about Sahel

Français

Le 21ème siècle sera africain! Alors que la politique ne cesse de discuter de l’avenir du continent comme lors du dernier sommet du G20, cinémas d’Afrique ne sont s’y pas tardé.

Des centaines de productions apparaissent chaque année. Une pertinente programmation à présenter à travers le medium du cinéma d’Afrique loin des images stéréotypées a toujours été au coeur de nos préoccupations.

 

Au cours des 10 dernières années, AFRIKAMERA a présenté la diversité des cinémas d’Afrique. Pour notre 10ème anniversaire, nous nous consacrons à la culture cinématographique de la zone du Sahel, une région qui a été caractérisée ces dernières années par les religions fondamentalistes, le terrorisme et la crise politique. Dans le contexte sociopolitique, nous présentons des longs métrages et documentaires qui traitent des défis politiques et sociaux du Sahel et racontent des histoires passionnantes de la vie quotidienne de ces habitants.

 

Comme dans WÙLU, le film de gangsters de Daouda Coulibaly (13.11., reprojeté le 17.11.) est comparé par les critiques à SCAREFACE de Brian de Palma. Le personnage principal Ibrahim Koma sera présent pour la projection. Juste avant, le rappeur sénégalais Xuman ouvrirà le festival de sa performance JOURNAL RAPPÉ.

 

Avec le programme OUAGADOUGOU SHORTS (14.11.), AFRIKAMERA présente une sélection de courts métrages récents de la capitale burkinabé dont PLACENTA de Bède Modeste Gnafe-Mofedog.

 

CEDDO (14.11.) de Ousmane Sembène est un classique du cinéma du Sahel des années 70, qui n’a rien perdu de son actualité. Le long métrage reflète la christianisation et l’islamisation de l’Afrique de l’Ouest au 17ème siècle et ses derniers épisodes dans le 20ème siècle.

 

Dans le cadre d’un événement spécial à la Fondation Heinrich Böll (15.11.), AFRIKAMERA présente le film d’amour émouvant L’ALLIANCE D’OR de la réalisa-trice nigérienne Rahmatou Keïta. Keïta qui serà présente à la projection du film, aborderà l’identité féminine, le cinéma et les stratégies d’affirmation de soi dans les structures patriarcales du Sahel avec la sociologue et directrice Aicha Macky lors d’un panel. 

Le travail actuel de Macky, L’ABRE SANS FRUIT, serà présenté durant le festival (17.11.) au cinéma Arsenal.

 

L’attaque des groupes rebelles islamiques sur la métropole culturelle malienne de Tombouctou il y a cinq ans fut un choc dans le monde entier. Deux films,   différents l’un de l’autre: DEVOIR DE MÉMOIRE de Mamadou Cissé (15.11.) et SUR LA PISTE DES MANUSCRITS DE TOMBOUCTOU de Jean Crépu (16.11.) seront projetés.

 

Dans HAMOU BEYA (16.11.) Andrey Samoute Diarra, en dehors de la guerre et de la terreur, s’intéresse à la vie quotidienne. Le film documente la vie quoti-dienne fastidieuse des Bozo qui quittent leurs villages pour se rendre à la capitale Bamako en tant que « pêcheurs de sable ».

 

Le programme SAHEL SHORTS (16.11.) présente une sélection de courts métrages actuels de la région, dont LE MARABOUT, un film sur un groupe d’enfants des rues de Dakar. Le réalisateur Alassane Sy serà disponible pour une discussion autour du film.

 

Rares sont les images de la Libye de l’ère post-Kadhafi, le programme LIBYA IN MOTION (17.11.) livre une sélection de courts métrages des années 2012-15. Avec Naziha Arebi et Muhannad Lamin, deux des réalisateurs impliqués dans le projet sont invités.

 

WALLAY (18.11.) de Bernie Goldblat a déjà connu un grand succès lors de la dernière Berlinale. Son long métrage raconte la vie quotidienne au Burkina Faso du point de vue d’un jeune de 13 ans. Le réalisateur et l’acteur principal ont confirmé leur présence à la projection.

 

Depuis sa création, AFRIKAMERA coopère avec les festivals internationaux du continent africain. Au cours de son 10e anniversaire, le festival présente un BEST-OF-selection de courts métrages de l’édition de cette année du FESPACO ainsi que le JCC Karthargo 2016 (18.11.) en programme spécial.

 

COMBOIO DE SAL E AÇUCAR de Licínio Azevedos (18.11.) a été célébré par le public et les critiques au Festival du Film à Locarno. Au Mozambique des années 1980, un train de transport surveillé militairement a entamé un voyage de plusieurs jours au Malawi, chargé de personnes et de marchandises dans un parcours et une fin incertains.

 

Avec TANT QU’ON VIT (19.11.), le festival présente la dernière production du réalisateur burkinabé Dani Kouyaté en première allemande. Kandia, qui vit en Suède depuis 30 ans, décide de retourner en Gambie. Leur fils Ibbe rêve d’une carrière hip-hop et se tient juste avant la percée. Mais la rencontre avec son pays d’origine ne va pas aussi bien qu’elle l’imaginait.  

 

THE REVOLUTION WON’T BE TELEVISED (19.11.) de Rama Thiaw livre une « vision intérieure » du mouvement de protestation sénégalais « Y’en a marre », qui a émergé sur plusieurs années, à l’interface entre la culture hip-hop et la politique.

 

La 10ème édition du festival prend fin par le long métrage I AM NOT A WITCH (19.11.) de Rungano Nyoni. Le film relate la vie d’une fille accusée de sorce-llerie et banniée dans un camp du désert zambien.