Événements

Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec 2019
Venez découvrir les productions cinématographiques les plus actuelles des cinéastes originaires des pays arabes et ceux, français, qui ont une part importante de leur parcours et de leurs préoccupations liés à ces régions du monde.

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Pour sa 8ème édition, le Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec présente 27 longs-métrages, dont 9 documentaires et 18 fictions, 7 inédits, 10 avant-premières 6 films en sortis récentes, 2 films jeune public, 1 classique, et des courts-métrages. Sur 42 séances, plus de 30 sont en présence d’invités, cinéastes et personnalités du cinéma.



Côté fictions inédites, les festivaliers découvrirons deux films tunisiens : l'émouvant Regarde-moi de Néjib Belkadhi, explore l'acceptation de la différence, celle d'un enfant autiste, tandis que la comédie Porto Farina du réalisateur Ibrahim Letaief brosse douze portraits de femmes dans la Tunisie d’aujourd’hui via un film choral.

Le Liban s’invite avec Good Morning, troisième long métrage du réalisateur Bahij Hojeij sur deux vieux amis évoquant l'histoire du pays du cédre et de la région dans un café donnant sur une rue animée de Beyrouth, et avec Yara, le nouveau film du réalisateur Abbas Fahdel, une magnifique fable, aussi lumineuse que touchante, dans la nature préservée d’une vallée du Nord Liban.

Parmi les documentaires, on suit les co-réalisateurs Samir Ardjoum et Ager Oueslati sur les traces de l’humoriste Reda Seddiki de retour en Algérie, dans Vendredi est une fête, un film « né de toutes (leurs) conversations, de (leurs) doutes, de (leurs) disputes et de leur regard commun sur cette Algérie qui n’en finit plus de (les) bousculer depuis le 22 février 2019 » et on se laisse enchanter par celui que l’on surnom le "Franck Sinatra tunisien" avec Papa Hedi, The man behind the microphone de Claire Belhassine. 

Le documentaire Tiny souls, de la jordanienne Dina Naser, sera montré lors d’une séance spéciale JordanieLa réalisatrice plonge les spectateurs au cœur d’un camp de réfugiés syriens en Jordanie, mais c’est à hauteur d’enfant qu’elle a choisi de filmer, offrant un beau portrait pétri d’humanité et de vie !



Côté fictions, le festival propose huit avant-premières, dont sept premiers films !

Tu mourras à 20 ans, du soudanais Amjad Abu Alala, Lion d’or du meilleur premier film au Festival de Venise 2019 ;

Trois films tunisiens, dévoilés respectivement au Festival de Venise, section « Orrizonti » et « Giornate degli autori », et dans la section « New directors » du festival de San Sebastian : Un fils de Mehdi M. Barsaoui (récompensé du Prix du Meilleur acteur section Orrizonti pour Sami Bouajila) raconte la révélation d’un lourd secret familial lorsqu’un enfant de 10 ans, en vacances en Tunisie, a besoin en urgence d’une transfusion de sang… ; Un divan à Tunis de Manele Labidi est une comédie enjouée sur une société en pleine évolution, avec Golshifteh Farahani et Majd Mastoura, et Noura rêve de Hinde Boujemaa explore les relations hommes-femmes dans la Tunisie d’aujourd’hui.

Un film algérien et deux films marocains découverts au Festival de Cannes 2019 : Abou Leila, le voyage poétique, intime et fantastique que propose le réalisateur algérien Amin Sidi-Boumédiène et Le miracle du Saint Inconnu, la comédie du marocain Alaa Eddine Aljem, présentés en sélection à la Semaine de la Critique, et Adam de la marocaine Maryam Touzani, en sélection Un Certain Regard – et présélectionné pour représenter le Maroc aux Oscars ! – raconte le combat des femmes célibataires à travers l’histoire d’une jeune campagnarde.

Enfin, les festivaliers découvriront It must be heaven, l’ovni poétique et burlesque du grand réalisateur palestinien Elia Suleiman,présenté au festival de Cannes 2019 et honoré d’une Mention Spéciale du jury.

Le thriller archéologique de Nicolas Wadimoff, L’Apollon de Gaza, offre une passionnante réflexion sur le temps et la fragilité des civilisations, et Talking about trees de Suhaib Gasmelbari parle d’amour, de cinéma, et d’amour du cinéma à travers l’histoire d’une bande d’amis, quatre réalisateurs soudanais, qui cherchent désespérément à ranimer la flamme du cinéma dans leur pays. 



Les festivaliers pourront voir – ou revoir – six films sortis récemment, dont trois découverts lors du dernier festival de Cannes : Papicha de Mounia Meddour, à revoir en présence des comédiennes Lyna Khoudri et Zahra Doumandji ; le film d’animation Les hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec et Tu mérites un amour le premier film en tant que réalisatrice et comédienne de Hafsia Herzi.

Egalement, l'immanquable film choc Pour Sama de la réalisatrice Waad al-Kateab, cosigné avec le Britannique Edward Watts, (récompensé du Prix du Meilleur documentaire Œil d'or au dernier festival de Cannes), qui dépeint la vie à Alep pendant la période la plus meurtrière du conflit syrien. Cette séance sera accompagnée par la réalisatrice et productrice syrienne Hala Alabdalla. Autres documentaires, Le Char et l’olivier – Une autre histoire de la Palestine du réalisateur Roland Nurier, un documentaire qui propose des clefs de compréhension et souhaite débarrasser les esprits des clichés et idées reçues et le film Amal de Mohamed Siam, portrait magnifique d’une jeune fille dans une Égypte post-révolutionnaire, à découvrir en présence du distributeur.



Egalement, des classiques, des courts-métrages… et des Spectacle vivant avec Deux mètres de liberté, soit 45 minutes d’un One Man Show où le jeune humoriste Reda Seddiki campe un personnage lunaire, poétique, flirtant ici avec la philosophie, là avec l'absurdité et l'ironie, sur fond de débat citoyen. (le 9 nov. à 20h45 : spectacle en 1ère partie de soirée, suivi du documentaire Vendredi est une fête) et un rendez-vous musical : une nouvelle vision électro-maghrébine avec Sofiane Saïdi, « Prince du Raï 2.0 » selon Radio Nova, ( le 10 nov. à 20h : spectacle en 1ère partie de soirée, suivi du film Papicha de Mounia Meddour.)