Événements

Ecriture et langue de l’exil africain
Rencontre avec des écrivains originaires d’Afrique noire francophones résidant en France.

Français

Le public aura ainsi l’occasion de rencontrer et de dialoguer avec sept de ces auteurs dans le cadre d’un salon du livre et lors de la Table ronde comme à l’occasion de repas pris en petits groupes (sur réservation au 03 81 83 00 38 / 06 78 08 21 91).

Programme

Vendredi 20 Janvier 2006
20 h 30
Introduction
Salle COURBET Mairie 6,Rue Mégevand
« Négritude et Francophonie »


Samedi 21 Janvier 2006
A partir de 10 h 00
Salle de l’ancienne poste 96,Grande rue
Salon du livre africain

14 h 30 à 17 h 30
Amphithéâtre DONZELOT Faculté des lettres
34 Rue Mégevand
Table ronde
« Écriture et langue de l’exil africain »

Dimanche 22 Janvier 2006
De 10 h 00 à 17 h 00
Salle de l’ancienne poste
98,Grande rue
Salon du Livre africain

Écrivains participants

Abdourahman. A. Waberi
Né en 1965 à Djibouti ville, dans ce qui s’appelait encore la côte française des Somalis (actuelle République de Djibouti), dans un milieu modeste, Abdourahman A. Waberi a quitté son pays en 1985 afin de poursuivre des études en France, à Caen. Il est enseignant, romancier, nouvelliste, poète, animateur d’ateliers d’écriture, chroniqueur littéraire. A.A. Waberi est profondément engagé dans son œuvre littéraire.

Dernier ouvrage paru

2006 : « Aux Etats Unis d’Afrique », Paris : J.Cl.Lattès.
« La Fédération des Etats-Unis d’Afrique prospère avec ses centres d’affaires, ses mégalopoles, ses savants et ses artistes réputés, indifférente au sort des millions de réfugiés, pauvres rebus de l’humanité qui se pressent à ses frontières. Les sans-terre, les sans-pain, les sans-espoir fuient la désolée et sanglante Euramérique et viennent s’échouer sur les plages d’Alger ou de Djerba. »

Sami Tchak
Sadamba Tchakoura est né en 1960 au Togo. Il est licencié en Philosophie et Docteur en Sociologie. Il est enseignant et chroniqueur littéraire. Sami Tchak a obtenu le Grand prix littéraire de l’Afrique noire 2004 pour l’ensemble de son œuvre.

Dernier ouvrage paru
2004 : « La fête des masques », Paris : Gallimard.
« Il y a …. des allusions très claires à la politique et à mon pays, mais il ne s’agit pas ici de l’habituelle dénonciation des dictatures. J’ai tenté plutôt de montrer la complexité de l’humain à l’intérieur d’un système. Par exemple, l’un des personnages, le capitaine Gustavo, est un intellectuel raffiné, qui a fait sa thèse de littérature sur l’œuvre de Marguerite Yourcenar. Toute sa densité intellectuelle nous éloigne des clichés habituels sur les militaires. Mais il évolue aussi dans un système politique qui en fait un partisan. Il est un peu le symbole de tous les intellectuels qui ont, à un certain moment, critiqué ce système et qui l’ont ensuite servi. J’ai surtout voulu montrer qu’en ce qui concerne les personnages politiques dont nous dénonçons facilement les travers, si l’on renonce aux représentations paresseuses pour saisir la complexité de l’humain en nous, on constatera qu’ils ne sont pas si différents de nous, nous les portons en nous, ce sont nos frères. »
Propos recueillis par B. Mongo-Mboussa (Africultures)


Boniface Mongo Mboussa
Né au Congo-Brazzaville en 1966, il est enseignant à la Columbia University à Paris. Il collabore à la Quinzaine littéraire et à la rédaction d’Africultures.

Derniers ouvrages parus
2002 : « Désir d’Afrique », Paris : Gallimard
2005 : « L’Indocilité. Supplément au Désir d’Afrique », Paris : Gallimard.

« Outre mon itinéraire personnel me conduisant de Brazzaville à Leningrad et de la nouvelle Saint-Pétersbourg à Paris, ces digressions critiques ont une autre source : les propos de l’écrivain martiniquais Edouard Glissant accompagnant mon Désir d’Afrique : « On voit beaucoup l’Afrique dans les médias. Le sida, les massacres, les guerres tribales, les misères… Mais, en fait, on ne voit pas l’Afrique. Elle est invisible. » Ce qui pourrait aussi résumer L’indocilité. Dans les deux cas, il s’agit de substituer à cette Afrique brinquebalante, qui laisse à désirer, une Afrique désirable. L’indocilité prolonge donc Désir d’Afrique, sauf qu’ici notre centre d’intérêt est l’insolence. L’Afrique dans le miroir de l’insolence. L’insolence des écrivains des continents noirs. L’Afrique, écrit le Congolais Sony Labou Tansi, un des maîtres du pied de nez littéraire,  » pense peu, vend mal et achète au pire « . Heureusement, il y a la littérature. Pas tout ce qu’on publie, hélas ! Disons qu’en un demi-siècle, cette littérature-là a produit quelques textes admirables et fort irrévérencieux. »


Caya Makhele
Né au Congo en 1954, il a travaillé au Matin de Paris puis comme Directeur littéraire aux Editions « Autrement » avant de fonder en 1998 sa propre maison d’édition Acoria.
Il vit et travaille à Paris. Dramaturge, nouvelliste, auteur pour la jeunesse, metteur en scène, animateur d’ateliers d’écriture, organisateur de rencontres, découvreur et éditeur de jeunes auteurs issus du continent noir. Il nous apportera son expérience de l’édition. Ses pièces ont été jouées aux Etats-Unis et en Suisse. Une de ses pièces fait partie du répertoire du théâtre national Tchèque.
Il est à l’origine du salon du livre africain d’Angers et est missionné par la communauté des États d’Afrique centrale (la CEMAC : communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) pour organiser les premières rencontres du livre à l’occasion de la conférence des chefs d’États de la CEMAC qui aura lieu en Guinée-Équatoriale en 2006.

Derniers ouvrages parus

2004, « Le défi », roman jeunesse, Paris : Acoria
2006, « Les travaux d’Arianne », Paris : Asphalte

« Un an. Un an déjà, qu’Orisha n’est plus. Une flopée de jours qui se jette sur les nuits… Chaque jour, de retour du bureau, je m’enferme pour désapprendre. Oublier les bruits de la rue, les courbettes familiales, des cousins, neveux, oncles et tantes, qui s’agglutinent autour de mon maigre salaire. Refuser les appels d’un samedi soir embaumé de musique et me recroqueviller. Ce soir mon corps veux danser. Qu’il danse donc ! Mais ai-je gardé assez de force, pour une danse même en solitaire ! »


Jacques Chevrier
Professeur émérite à Paris IV (Sorbonne), il est ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, agrégé de Lettres modernes et docteur ès lettres. Jacques Chevrier est également directeur du Centre international d’Études francophones de la Sorbonne. Après avoir été consultant de l’UNESCO auprès de l’École Normale Supérieure de Bamako, au Mali, il a effectué de nombreuses missions d’enseignement et de recherche dans la plupart des pays africains francophones, en Afrique australe, aux États-Unis, ainsi qu’en Europe centrale et orientale.

Dernier ouvrage paru
2005 : « Le lecteur d’Afrique », Paris : H. Champion.
« En Afrique noire, la parole des griots et des joueurs de mvet exprime le patrimoine traditionnel, tissant entre générations passées et présentes ce lien de continuité et de solidarité sans lequel il n’existe ni histoire, ni civilisation. Les contes, les épopées, les chants, les proverbes de ce recueil constituent des fragments significatifs de cet « héritage des oreilles ». Un important appareil critique permet au lecteur de replacer chaque fragment dans le contexte d’émission, d’en déterminer les modalités et les différents niveaux de signification et de s’interroger sur les fonctions qu’ils remplissent dans les sociétés traditionnelles d’Afrique noire. »

Le Salon du Livre africain sera organisé avec le concours
de la librairie LES SANDALES D’EMPEDOCLE

Le samedi et le Dimanche
de 10 h 00 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h 30