Événements

Le roman algérien et la question des origines
Dans le cadre des Jeudis de l’IMA

Français

à 18 h 30 – Salle du Haut-Conseil

La question des origines hante toute littérature mais particulièrement la littérature algérienne, sommée sans cesse de se définir. Trois des meilleurs romanciers contemporains l’abordent, frontalement ou par le détour, dans leurs romans publiés ces derniers mois de 2005 : Maïssa Bey, avec Surtout ne te retourne pas (éd. de l’Aube), Nourredine Saadi, avec La Nuit des origines (éd. de l’Aube) et Boualem Sansal, avec Harraga (Gallimard). Trois dérives romanesques autour de femmes que le lecteur ne peut oublier, celle à la double identité Amina/Wahida, celle qui sonde jusqu’au suicide le vertige du commencement et de la lignée, Abla, celles qui sont comme le repoussoir l’une de l’autre, Lamia et Cherifa. Comment mieux approcher les origines qu’en sondant les territoires du féminin ?

INTERVENANTS
> Maïssa Bey, cofondatrice et présidente de l’association « Parole et écriture », qui réunit des femmes algériennes et au sein de laquelle elle anime des ateliers d’écriture et de lecture. Elle est notamment l’auteur de Cette fille-là (éd. de l’Aube, 2001, prix Marguerite Audoux) et de Entendez-vous dans les montagnes (éd. de l’Aube, 2002).
> Nourredine Saadi est l’auteur, notamment, de deux romans parus chez Albin Michel, Dieu-le-fit (Prix Kateb Yacine) et La Maison de lumière, ainsi que de nombreuses nouvelles ou encore d’essais sur les peintres Rachid Koraïchi et Denis Martinez. Il a déjà publié, aux éditions de l’Aube, Journal intime et politique.
> Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Son premier roman, Le Serment des barbares, a été unanimement salué par la critique et par le public. Harraga (éd. Gallimard, 2005) est son quatrième roman. Son dernier ouvrage, La Nuit des origines, est publié aux éditions de l’Aube.
> Débat animé par Christiane Chaulet-Achour, universitaire et critique littéraire.