Événements

Le Festival des Mensonges
à l’occasion de leur résidence au Parc de la Villette, Faustin Linyekula et ses danseurs s présentent au public une étape de travail de leur projet de création

Français

19h00 à 23h00

Cette soirée présentera le projet de création… et quelques surprises !
bar et petite restauration congolaise sur place
réservation indispensable : jauge limitée
Mehdi IDIR au 01 40 03 78 59 ou [email protected]

En Patagonie, raconte Sepulveda, une fois par an, des paysans se réunissent une nuit entière pour dire des mensonges. L’histoire la plus invraisemblable l’emporte…
Le samedi soir, dans un bar à Kinshasa, Papa Wemba chante la rumba et le ndombolo. Le public danse jusqu’à l’aube. Alors que les guitares égrènent les heures, on drague, on boit, on mange, on danse, on s’endort sur les tables, en attendant les premiers taxis collectifs…

La nuit cette fois ne sera pas si longue…

J’aimerais simplement inviter les spectateurs à entendre des histoires, des petites histoires glanées sur le quotidien, mais aussi la grande histoire d’un pays sans cesse réécrite au fil des noms (République démocratique du Congo, ex-Zaïre, ex-Congo belge, ex-État indépendant du Congo…) et des règnes.

Changer de nom comme pour parier sur un avenir meilleur.
Faustin Linyekula



Danseur et chorégraphe, Faustin vit et travaille à Kinshasa (République Démocratique du Congo, ex-Zaïre, ex-Congo Belge, ex-Etat Indépendant du Congo…).
Après une formation littéraire et théâtrale à Kisangani (3e ville congolaise), il s’installe à Nairobi en 1993 et cofonde en 1997 avec le mime Opiyo Okach et la danseuse Afrah Tenambergen la première compagnie de danse contemporaine au Kenya, la compagnie Gàara. Leur première création, Cleansing, est primée aux Rencontres chorégraphiques africaines de Luanda en 1998.
Faustin travaille ensuite comme danseur, chorégraphe et pédagogue entre l’Afrique du Sud, la Réunion et la Slovénie. Il est accueilli en résidence par Régine Chopinot, Mathilde Monnier ou le Festival Tanzwochen de Vienne en Autriche où il présente Tales off the Mud Wall (2000) en collaboration avec le chorégraphe sud-africain Gregory Maqoma.
De retour à Kinshasa depuis juin 2001, il a mis sur pied une structure pour la danse et le théâtre visuel, lieu de formation et d’échanges, de recherche et de création : les Studios Kabako.
Avec sa compagnie, Faustin est l’auteur de cinq pièces Spectacularly empty (2001), Triptyque sans titre (2002) créée à Kinshasa et présentée dans plusieurs pays en Europe, en Afrique centrale et aux Etats-Unis. Spectacularly empty II, recréation pour boîte noire de la pièce de 2001, a été présentée en France, en Afrique du Sud et en Irlande.
Radio Okapi (2003-06), performance évolutive, a convié radio et artistes invités dans plusieurs villes en France, à Nairobi et à Vienne et sera présentée en juin 2006 au Théâtre Paris Villette.
Enfin, Le Festival des mensonges (2005-06), veillée autour de la petite et de la grande histoire du Congo, a été présenté dans sa première version au festival de Liège (février 2005), à Tunis et Kinshasa en mai, puis à Berlin en juin 2005. Suite à la Résidence au Parc de la Villette, Le Festival sera montré sous deux versions : l’une spectaculaire de 110 minutes environ, l’autre en veillée de 23 heures à l’aube au KVS Theater à Bruxelles du 1er au 4 mars, puis à Paris quartier d’été en juillet.
À côté des Studios Kabako, Faustin Linyekula a créé en janvier 2003 une pièce pour six danseurs hip-hop, dans le cadre du Festival Suresnes Cités Danse, Telle une ombre gravée dans la poussière.
Il a également présenté à Paris et à Metz un solo pour le danseur Sylvain Prunenec, solo créé dans le cadre du Vif du sujet – Festival d’Avignon 2003, Si c’est un nègre / autoportrait.
En juin 2005, le Centre national de la danse confiait une Carte blanche à Faustin : naissait Le Cargo avec à son bord une dizaine de compagnies de six pays d’Afrique, soit une trentaine d’artistes qui ont pu montrer en leur travail à Paris, souvent pour la première fois.
Faustin Linyekula enseigne régulièrement en Afrique, aux Etats-Unis et en Europe (actuellement à PARTS). En 2003, il a été invité à participer au jury des Ve Rencontres chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan indien et participe aujourd’hui à un groupe de réflexion, The Africa Centre, avec une dizaine d’autres artistes et intellectuels africains autour de la création d’un centre d’art à Cape Town (Afrique du Sud)…
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