Événements

Festival Tribu
8e édition – Musiques migrantes et innovantes – Avec entre autres : Salif Keita, Camel Zekri, Ballaké Sissoko, Doctor L & Issa Bagayogo, Le Diwan de Biskra

Français

Programmation

Cette année, 5 thèmes seront déclinés en musiques :
Charles Mingus, un jazzman en colère
Beat Boxing, la voix du rythme
Made in Mali, un regard sur les musiques maliennes
London Sound, la Revolution Bouncement
Parcours Guitare, des cordes migrantes

Mercredi 31 mai 2006
« Charles Mingus, un jazzman en colère »
Free jazz, improvisation, théâtre musical, slam…

Né en 1922 dans le quartier de Watts à Los Angeles, Charles Mingus est très vite confronté à la discrimination raciale. Sa peau « couleur de chiasse » (pour reprendre une expression de sa succulente autobiographie « Moins qu’un chien ») lui vaut d’être rejeté par les Blancs parce qu’il est jugé trop noir et par les Noirs parce qu’il est jugé trop blanc. De cette expérience, il gardera un caractère explosif, à la limite de la paranoïa. Contrebassiste, pianiste, mais avant tout compositeur, Charles Mingus a édifié une œuvre reflétant fidèlement sa personnalité. Ccomplexe, coléreuse et engagée, elle s’abreuve aux racines de la musique noire américaine, du jazz ellingtonien, du be-bop et de la musique classique occidentale.

> Improvisation jazz et écriture :
« Battling Mingus »
Sébastien Bacquias et Guillaume Malvoisin (France)
20h30 – Salle Jacques Fornier

Après avoir découvert la musique de Mingus et de Coltrane, Sébastien Bacquias fait ses armes en classe de musicologie et intègre le tout jeune collectif Q. Il croise la route de nombreux jazzmen et fonde un trio avec Julien Vuillaume et Benoit Daniel, repéré et missionné par le Centre Régional du Jazz en Bourgogne. C’est sans doute parce qu’il est secrètement féru de boxe jazzée et de bataille arrangée qu’il improvise à la contrebasse pour Battling Mingus. Guillaume Malvoisin est assez tôt travaillé par le signe et le sens. Écriture, jeu et mise en scène lui procurent des fortunes diverses. Touche à tout impénitent, il devient graphiste, écrit aussi et aboutit à un petit recueil de textes courts remarqué par quelques éditeurs. C’est sans doute parce qu’il est secrètement féru de jazz boxé qu’il met sur scène son écriture syncopée.

Avec Sébastien Bacquias (contrebasse, loop box) et Guillaume Malvoisin (écriture live).
> Théâtre :
« Moins Qu’un Chien »
Compagnie Les Acharnés (France)
21h30 – Salle Jacques Fornier

Autour d’une adaptation libre de l’autobiographie de Charlie Mingus, ce spectacle évoque non seulement le musicien et son parcours, mais également la personne publique et sa prise de parole déterminante pour faire connaître au monde la situation des Noirs aux Etats-Unis dans les années 60.

« C’est l’histoire d’une nuit, une nuit pendant un été, entre 1958 et 1965, à New-York, entre la 52ème rue et Harlem, peu importe. Il fait nuit et dans la rue, il n’y a que des paumés, des putes, des camés et des travelos. Nous sommes au cœur de l’Amérique raciste et pauvre des années 50 et 60. Mingus ne peut donner avec certitude un nom à la couleur de sa peau : il hait le monde. Peu après, il apprend à jouer de la contrebasse, « l’instrument de Noir ». Il aime les femmes, dans une folie obsessionnelle des corps. Il a encore un ami, Fats Navarro, avec qui il partage tout. Une nuit en enfer. Une nuit traversée par les ombres des plus grands musiciens de tous les temps. Leur humanité, leur douleur, leur solitude. Une plongée dans l’Amérique raciste et pauvre des années 60. Une Amérique de poudre blanche et de musique noire » Mohamed Rouabhi

Texte et mise en scène de Mohamed Rouabhi

Avec Mohamed Rouabhi (voix française – en alternance), Black Sifichi (voix anglaise), Steve Argüelles (batterie, électronique), Hélène Labarrière (contrebasse), Charlie O (orgue hammond), Nathalie Lerat (lumière), Jean-Michel Nedellec (son), tbc (vidéo).


Avec le soutien de l’ONDA

Coproduction : Compagnie Les Acharnés, Forum Culturel du Blanc-Mesnil, Banlieues Bleues.

Jeudi 1er juin 2006
« Beat Boxing, la voix du rythme »
Hip hop, électro, ragga, soul…

Le « beat boxing », souvent considéré comme la cinquième discipline du Hip Hop, est la version humaine de la boîte à rythmes. Cet art vocal, né au début des années 80, consiste à imiter des instruments, à reproduire des rythmes, et à en associer plusieurs simultanément, le tout avec une seule et même bouche. Les plus célèbres « beatboxers » sont originaires des Etats-Unis : Biz Markie, Doug E. Fresh, Kenny Muhammad et l’incontournable Rahzel. En France, le « beat boxing » a été introduit par les Saïan Supa Crew au milieu des années 90, puis la scène s’est développée petit à petit. Parmi ses principaux représentants, on citera Ezra, le PHM Crew, mais aussi MC Tarkun et Eklips.

Master Class Beat Box avec Ezra
14h00 – 18h00 – La Vapeur (+ Mercredi 31 mai)

Partez à la découverte du « human beat box » à travers des jeux et des exercices sur les sons et les rythmes… Après des études de son en faculté d’arts du spectacle, Ezra a choisi de se consacrer entièrement au beatbox. Il s’est produit sur de nombreuses scènes françaises (Chabada, Jardin moderne, Olympic, Nouveau Casino), au côté de Saïan Supa Crew, Puppet Mastaz ou encore Wax Taylor. Il encadre régulièrement des ateliers consacrés à cet impressionnant art vocal.

> Concert parenthèse :
Rocé (France)
18h00 – Jardin Darcy (sous chapiteau)

José Kaminsky est un rappeur français né en 1977 en Algérie d’un père d’origine russe et d’une mère algérienne. Il choisit d’exercer son art sous le pseudonyme de Rocé. Sa première approche de la musique se fera grâce au violon, qu’il apprend au conservatoire. Après des études de philosophie et de mathématiques, il sort un premier album, Top Départ. Très influencé par le free jazz, il mêle une écriture acérée, portée par un flow puissant, à une musique riche en modulation, violente et pourtant mélodique.

Avec : Rocé (voix)

> Concerts, Djs :
Rahzel et Dj JS-1 (USA)
Bauchklang (Autriche)
EZRA (France)
PHM Crew (France)
21h00 – La Vapeur

Rahzel et Dj JS-1

Né dans le Queens à New York, Rahzel se fait connaître en 1995 au sein de l’illustre collectif hip hop The Roots, avec qui il enchaîne les dates de concerts à travers le monde et signe trois albums. Grâce à l’incontournable « Roots come alive » en 1999, il révèle l’art du « beat boxing » au grand public, en Europe et aux Etats-Unis. C’est la même année qu’il enregistre son premier album solo, intitulé « Make the music 2000 », confirmant sa réputation planétaire. Aujourd’hui, au moment de contempler la galaxie hip-hop, impossible de manquer Razhel, « The Godfather of Noize », l’homme qui défie les plus grands Djs et les machines les plus perfectionnées, avec sa bouche pour seule arme.

Avec Rahzel (voix) et Dj JS-11 (platines)
Bauchklang

Six voix, six microphones et c’est à peu près tout… Les six Autrichiens de Bauchklang, menés par un rasta à la voix cristalline, repoussent les frontières du « human beat-box » et jouent des cordes vocales pour offrir des morceaux influencés aussi bien par le hip-hop, que l’electro ou le ragga. Dans son « vocal groove project », Bauchklang (le « son du ventre » en allemand) n’utilise pas d’instruments ou de machines. Le groupe travaille sur la voix et la puissance de ses basses. Avec eux, on n’est pas dans la démonstration technique, ni dans la reproduction d’instruments, mais dans une véritable recherche musicale qui rappelle le dub ou l’electronica.

Avec Alex Böck (basse), Andreas Franzl (voix, sons), Karl Schrumpf (percussion bouche, basse), Gerald Huber (boîte à rythmes humaine), Pollard Berrier (voix, sons) et Philipp Sageder (voix, sons).
Site web: www.bauchklang.at

Ezra

Représentant français au Championnat du monde de Beatbox 2005, ce percussionniste vocal passe en revue une multitude de rythmes (hip hop, jazz, reggae, dub, éléctro, rock…), d’instruments et d’effets (batterie, cuivres, synthés, wah wah, fazer, delay, reverse…), tout en créant ses propres compositions « live » à l’aide d’une machine multipistes.

Avec Ezra (voix)
Site web: www.ezra.fr

PHM Crew

Fer de lance de la scène beat box française, les Marseillais du PHM Crew mélangent avec bonheur des influences hip hop, ragga et drum’n’bass.

Avec MasterLips (voix), MasterFlow (voix) et DawanPlayer (voix)

> Concert :
Spleen (France)
Boom Bap Original Rap (France)
23h30 – Atheneum

Spleen

Pascal Oyong-Oly, alias Spleen, est curieux de tout, puisant dans le théâtre, le cinéma et le beau geste en général, le carburant de ses émotions. L’indépendance pour principe affiché, il a monté le collectif The Black & White Skins où gravitent musiciens, plasticiens ou vidéastes (Antony & The Johnsons, Coco Rosie, Devendra Banhart). Dans les fondements d’une discothèque en vrac, il y a l’afrobeat de Fela, la sensualité de Sly Stone, le Bikutsi et le Makossa du Cameroun originel, la poésie amère de Melody Nelson ou la culture hip hop. Sur scène, des instrumentations légères et parcimonieuses enveloppent son phrasé bluesy oscillant entre soul, hip hop et rock barré.

Avec Pascal Oyong-Oly « Spleen » (voix, guitare), Benjamin Molarino (basse), Bérenger Masuda (claviers), Vincent Garlantezc (chant), Nicolas Dacunha (batterie).


Vendredi 2 juin 2006
« Made in Mali, un regard sur les musiques maliennes »
World, trad, folk, électro, groove…

La richesse musicale du Mali provient avant tout de la diversité des peuples et de la mosaïque de cultures qui composent le pays. Le Mali produit une musique spécifique qui, depuis les années 1980, fait sa renommée dans le monde entier, avec des grandes stars telles que Salif Keita, Oumou Sangaré et Ali Farka Touré, auxquelles il faut ajouter des étoiles montantes comme Rokia Traoré, Toumani Diabaté, Ballaké Sissoko, Boubacar Traoré, Cheick Tidiane Seck, ou Issa Bagayogo. Aujourd’hui, les artistes maliens s’ouvrent au métissage des styles musicaux, partant à la rencontre d’artistes européens venus des musiques traditionnelles, du jazz, de l’électronique ou de la pop.

Cette journée sera la clôture du cycle « Made in Mali » organisé par Zutique Production du 2 mars au 2 juin.

> Création :
Ballaké Sissoko et Yann Encre (Thee, Stranded Horse) (Mali, France)
18h00 – Jardin Darcy (sous chapiteau)

Création ! : Ballaké Sissoko et Yann Encre (Thee, Stranded Horse)

Une rencontre autour de la Kora, qui relie les rives d’une musique universelle, s’étendant du fleuve Niger au Delta du Mississipi.

En seulement deux ans, Yann Encre s’est approprié la kora d’une manière non traditionnelle pour produire un folk en tout point lumineux, qui n’est pas sans rappeler le « finger-picking » de Mississippi John Hurt. Il égraine des arpèges cristallins et son entrelacement de cordes peint une nostalgie douce, riche en voyage mélodique. Ballaké Sissoko est l’un des meilleurs joueurs de kora de la nouvelle génération. Aux quatre coins du monde, il enlace le public avec la sonorité suave de sa kora, magnifiée par ses talents d’improvisateur.

Avec : Yann Encre (kora, guitare, voix) et Ballaké Sissoko (kora)
Site Yann Encre : http://www.myspace.com/onkruh

> Concerts :
Salif Keita (Mali)
Ballaké Sissoko (Mali)
20h30 – Auditorium de Dijon

Salif Keita

Grâce à sa voix d’une vigueur exceptionnelle et sa musique puissante, Salif Keita parvient à dresser des passerelles entre l’Afrique et le reste du monde. Découvert en 1968 au sein du Rail Band de Bamako, le chanteur à la voix d’or débute sa carrière avec les Ambassadeurs. Le style Keita est déjà là : orgue, claviers, guitares et saxophones se mêlent aux percussions et cordes traditionnelles, des rythmes ancestraux sont agrémentés de bribes de jazz, de rock, de funk ou d’afrobeat.

Avec : Salif Keita (guitare, voix), Roger Biwandu (batterie), Mamadou Kone (calebasse), Djely Moussa Kouyate (guitare), Ousmane Kouyate (guitare), Souleymane Doumbia (percussions), Harouna Samake (kamale n’goni), Mike Clinton (basse), Eliane Zamati (chœur), Maria Marolany (chœur) et Sékou-Amala Keita (danseur).
Site web : http://salifkeita.artistes.universalmusic.fr/
Ballaké Sissoko

C’est l’un des meilleurs joueurs de kora de la nouvelle génération. Aux quatre coins du monde, Ballaké Sissoko enlace le public avec la sonorité suave de sa kora, magnifiée par ses talents d’improvisateur. Ouvert à toutes les aventures et rencontres, ce fin mélodiste, instrumentiste surdoué et compositeur subtil s’inspire de la tradition tout en forgeant un style très personnel.

Avec : Ballaké Sissoko (kora), Fasséry Diabaté (balafon) et Mahamadou Kamissoko (n’goni)


> Création et Dj :
Electrobeat from Bamako : Issa Bagayogo et Doctor L (Mali, France)
Dj Manu Boubli (France)
23h30 – Atheneum

Création ! : Issa Bagayogo et Doctor L
Un voyage vers des contrées musicales inexplorées, une fusion d’électro et de jazz aux accents africains…
C’est au moment où Issa Bagayogo avait abandonné l’idée de faire carrière que le destin l’a arraché à sa vie de chauffeur de bus… À Bamako, il est tombé sur le label Mali K7, où il a passé une journée à coucher ses chansons sur la bande, avant que le producteur Yves Wernert ne passe la nuit à ajouter des effets sonores et des rythmes numériques. Son disque l’a fait connaître en Europe et aux Etats-Unis, et il est entré dans l’Histoire des musiques africaines sous le sobriquet de… « Techno Issa ». Figure incontournable du hip-hop et des musiques électroniques en France (Assassin, Air, Daft Punk), Doctor L est devenu un producteur et remixeur très recherché (Lénine, Gangstar, David Murray, Pharoah Sanders…). Il a déjà croisé l’Afrrique plusieurs fois, aux manettes de Toma Sidibé et de Salif Keita, ou pour l’album « Black Voices » de Tony Allen, un chef-d’œuvre de collaboration fructueuse. Sur scène, ils seront accompagnés par Mama Sissoko, ancien guitariste du Badema National du Mali, et Kiala Nzavotunga, ex-porte parole de Ghetto Blaster, fidèle compagnon de route de Doctor L.

Avec : Issa Bagayogo (kamélé n’goni), Doctor L (batterie et machines), Mama Sissoko (guitare) et Kiala Nzavotunga (chant, percussions)

Création en tournée : le 3 juin au Moulin de Brainans (Poligny), le 4 juin au « Neuch’Festival » (Neuchatel – Suisse), le 9 juin au Tamanoir (Genevilliers), le 10 juin au Festival Abracada’sons (Duras), le 14 juin au Point Éphémère (Paris) et le 15 juin au festival « Les Invites » (Villeurbanne).
Site web : http://mali-music.com/Cat/CatI/IssaBagayogo/issaIndex.html

Dj Manu Boubli
Bercé par les courants culturels et musicaux des années 70, Manu Boubli reste l’un des DJs les plus en vogue sur la scène parisienne. À la fois producteur (Tony Allen, Bumcello), artiste (Rare Moods avec son compère Doctor L), auteur de compilations et DJ globe-trotter, il anime les dancefloors depuis plus de 15 ans avec un son éclectique, savant mélange de sons tropicaux, de jazz et de groove urbain.
Avec : Manu Boubli (platines)

Samedi 3 juin 2006 :
« London Sound, la Révolution Bouncement »
Hip hop, soul, funk, ragga, breakbeat, drum’n’bass…

Né de la rencontre de « bounce » (bondir) et « bashment » (soirée dancehall), le bouncement, c’est le hip-hop anglais le plus inventif et le plus original du moment. Un univers où se rencontrent les planètes soul, reggae, electro, et où l’on croise les astres breakbeat, afrobeat ou afropunk. Un style dansant et groovy qui s’inscrit dans la culture des « sound systems ». Découvrez l’ambiance des chaudes soirées de l’underground londonien…

> Sound System :
Soul Jazz Sound System (Londres)
18h00 – Jardin Darcy (sous chapiteau)

Peut-être connaissez-vous les albums « 100%, 200%, 300% Dynamite », « New Orleans Funk », « Hustle », « Chicago Soul »… Et bien ce sont les productions du label anglais Soul Jazz records.Ce label exceptionnel a débuté en 1987 sous la forme d’un stand de disques aux puces de Camden à Londres. Ensuite, le stand est devenu une boutique, qui a bougé à Soho en 1991, en plein coeur de Londres. Avant d’être producteurs de disques, les instigateurs du label Pete Reilly et Scott Bethell étaient Djs. Dans le Soul Jazz Sound System, ils sont accompagnés par MC Oxman, qui travaille à Dub Vendor, le shop reggae de Londres.

Avec : Dj Pete Reilly (platines), Dj Scott Bethell (platines), MC Oxman (voix).

> Live & Djs :
Rodney P & Dj Skitz (Londres)
TY & Dj Biznizz (Londres)
Infinite Livez (Londres)
20h30 – La Vapeur

TY & Dj Biznizz

Né de parents nigériens dans le Londres des années 70, TY est tombé très tôt dans la marmite hip hop. Sur le ghetto blaster, une vieille pépite des T’s Brothers tournait en boucle. Il n’en faudra pas plus pour que Ty s’essaye à la danse et fasse ainsi ses premiers pas dans le monde du hip-hop. Ty deviendra au fur et à mesure des années une figure incontournable de l’underground anglais et ce jusqu’à la sortie de son album Awkward, première étape de l’affirmation de son style singulier. Adepte des croisements musicaux, la musique ingénieuse de cet artiste iconoclatse pioche aussi bien dans la soul que dans le jazz, la musique jamaïcaine, le funk, et parfois même le rock. Après Dizzee Rascal et Roots Manuva, Ty affirme une nouvelle fois que la Grande-Bretagne est une grande nation hip-hop, au sens le plus large du terme.

Avec : TY (voix) et Dj Biznizz (platines).

Infinite Livez feat. Spin Master Plantpot and The Cutouts

Nouveau trublion signé chez les anglais défricheurs de talents de Big Dada, Steven Henry alias Infinite Livez est un ancien étudiant en art, auteur de BD et graphiste de jeux vidéos. Il mélange avec allégresse phases rappées, détournements mélodiques, affichant un goût prononcé pour l’aspect ludique et foutraque. Infinite Livez déroute, agace et fait sourire tout en parvenant à capter l’attention de l’auditeur par l’inventivité de ses compositions et la diversité des inspirations (jazzy, folk, électronique, opéra …).

Avec Infinite Livez (platines), Spin Master Plantpot (platines) et The Cutouts (voix)

Rodney P & Dj Skitz

Leader de London Posse, l’un des premiers collectifs hip-hop d’Angleterre, Rodney P, également connu sous le nom de Riddim Killa, est depuis 15 ans l’un des meilleurs MCs de la scène londonienne. Sur scène, il côtoie des artistes aussi variés que Roni Size, Brand New Heavies, Mark B & Blade, Roots Manuva ou Björk. Avec Dj Skitz, fondateur du dynamique label Titan Sounds, le MC Rodney P enflamme les chaudes soirées du club londonien The Fabric et anime une émission hip-hop devenue culte, « Original Fever » sur la station radio black music de la BBC.

Avec Rodney P (voix) et Dj Skitz (platines)

> Concert et Dj :
BC 400 (Londres)
Dj Sinden (Londres)
23h30 – Atheneum

BC 400

Fondé autour du label indépendant Buttercuts (www.buttercutsrecords.com), le combo BC400, basé à Londres, regroupe des artistes de quatre continents (Europe, Afrique, Moyen-Orient et Caraïbe) qui nous offrent un hip hop teinté de soul et de drum’n’bass, au discours engagé. Un projet d’une grande qualité musicale autour du Dj Buttafingaz, où se mêlent avec bonheur la tchatche aiguisée de Code Breaker et Cultcam, le phrasé soul et funky de la zimbabwéenne Christabel et la voix profonde du « junglist » jamaïcain David Boomah.

Avec : Cade Breaker (voix), Cultcam (voix), Christabel (voix), David Boomah (voix) et Dj Buttafingaz.

Dj Sinden (Basement Jaxx – Inside Out / Counterfeet)
Graeme Sinden agite les dancefloors anglais depuis plusieurs années. Il accumule les clubs tels que le célèbre Off Centre à Old Street (London) ou le Eye’s Down de Manchester. Sinden est actuellement résident des fameuses « Basement Jaxx Night » à Brixton. Les productions de Sinden, au côté de A. Brucker, sont saluées par les « selector » de Radio 1 tels que Gilles Peterson, Pete Tong ou Steve Lamacq. Hip hop, Bass line, Soul, Deep House, Grime, Moody jazz, Miami Bass, Baile Funk, Disco, New Wave, Desi Beats : tels sont les ingrédients de Sinden pour enflammer la piste de danse.
Avec : Graeme Sinden (platines)
Thématique organisée avec le soutien du British Council France

Dimanche 4 juin 2006
« Parcours Guitare, des cordes migrantes »
Jazz, expérimental, process music, folk, transe gnaoua, rock touareg, électro tzigane…

> Installation sonore :
Abs(.)Hum (France)
14h00 – Lieu à définir

La particularité d’Abs(.)Hum, c’est une guitare asservie, que les deux musiciens commandent à distance à l’aide de moteurs et de bouts de ficelles. Le partage d’une seule guitare par deux musiciens n’est pas chose facile. Le geste de l’un doit être d’autant plus délicat et précis qu’il interagit immédiatement sur le geste de l’autre. Mais quand la cohabitation fonctionne, il n’est question que de délectation et de surprise. Une réappropriation de la guitare, qui s’inscrit dans la longue tradition de cet instrument unique, un instrument en révolution permanente, souvent transformé par les musiciens eux-mêmes.
Avec : Christophe Havard et Charles-Henry Benetetau

> Solo :
Camel Zekri solo
15h00 – Lieu à définir

Camel Zekri, d’origine algérienne, est l’un des rares artistes à faire le lien entre des extrémités que l’on pensait inconciliables. Il a suivi en Algérie l’enseignement de Hamma Moussa, maître du Diwan de Biskra et a étudié au conservatoire de Paris où il a obtenu un 1er Prix de guitare classique. Fort d’expériences musicales très diverses, il occupe le devant de la scène des musiques improvisées depuis 1986, aux côtés de Xavier Charles, Dominique Répécaud, Michel Donéda, Ninh Lê Quan, Jacques Di Donato ou Denis Colin. Depuis 1997, Camel Zekri se produit aussi en solo. C’est en 2003 qu’il enregistre un premier album, « Vénus hottentote », unanimement salué par la presse.
Avec : Camel Zekri (guitare)

> Solo :
Thee, Stranded Horse – Encre (France)
16h00 – Lieu à définir

Après deux albums remarqués sous le nom de Encre, sur lesquels il inventait son propre langage à partir de fragments de sonorités organiques, d’ambitieux arrangements pour orchestre virtuel et de textes sulfureux dans un français elliptique et poétique, Yann Encre s’est récemment montré sous un nouveau jour. Réincarné sous le nom « Thee, Stranded Horse », le guitariste joue de la kora, la plus célèbre des harpes-luths de l’Empire mandingue. Une musique « folk » nue et intemporelle, dont on ira chercher les racines chez les griots d’Afrique de l’Ouest, ou dans le Delta, chez Mississipi John Hurt.
Avec : Yann Tambour (guitare, kora, voix)

> Solo :
Misja Fitzgerald Michel (France)
17h00 – Atheneum

La culture musicale de Misja Fitzgerald Michel déborde le champ du jazz et la filiation musicale avec le guitariste Jim Hall, son maître respecté, pour s’étendre aussi bien à Jean-Sébastien Bach qu’à Jimi Hendrix. Ce guitariste de jazz navigue, sûr de son cap, et sait s’adapter aux éléments. Là, le calme d’une ballade jouée avec une sonorité ferme et claire (« Central Park West », de John Coltrane). Ici, les angles aigus de la « Lonely Woman » d’Ornette Coleman, qu’il nous livre avec énergie et acidité. Ailleurs, l’échappée belle, fendant les vagues du « Limbo » de Wayne Shorter, dont les compositions marient complexité et naturel, ou affrontant, seul à la barre, la mer démontée du « Countdown » de John Coltrane. Un musicien en liberté…
Avec : Misja Fitzgerald Michel (guitares)

> Création :
One More Time (France)
18h00 – Atheneum

S’inspirant des musiques répétitives, aussi bien populaires que savantes, le projet One More Time vise à utiliser d’une manière différente la répétition dans le travail de création, en ne négligeant aucun des effets qu’elle entraîne et procure. Pour la plupart, ces musiciens se sont rencontrés à travers la création « Liberation Music Orchestra », commande du Tribu Festival en 2003.

Avec : Fabrice Vieira (guitares, voix), Mickaël Sévrain (fender rhodes, clavier, composition), Thomas de Pourquery (saxophones alto et soprano), Julien Labergerie (saxophones alto et soprano, clarinette basse), Cédric Ricard (saxophone ténor, composition), Daniel Zimmermann (trombone), Aymeric Descharrières (saxophone baryton), Gil Lachenal (contrebasse, basse électrique, composition), Andy Barron (batterie).

Co-production : Tribu Festival, Jazz Club d’Auxerre, festival Jazz à Couches.

> Concerts
Camel Zekri « Le Cercle » (Algérie, France)
L’Ocelle Mare (France)
20h – Chapiteau Jardin Darcy

L’Ocelle Mare (France)

L’Ocelle Mare, c’est Thomas Bonvalet, guitariste de feu Cheval De Frise. Il présente une courte performance basée sur la recherche technique et harmonique. Un jeu très expressif que l’on ressent comme vital. Habitué des lieux alternatifs et autres « instants chavirés », il propose un mélange de flamenco bruitiste et guitare saturée.

Avec : Thomas Bonvalet (guitare, banjo)
Site web: http://www.myspace.com/locellemare


Camel Zekri « Le Cercle »

Le Cercle est tout simplement une aventure musicale du 21ème siècle. Loin des fusions tièdes et des métissages de bons sentiments, ce projet prend à rebours l’habituel « mélange de cultures ». Sous la houlette de Camel Zekri, le Diwan de Biskra, redoutable groupe de musiciens « gnaoua » du sud de l’Algérie, s’est aventuré en Europe à la rencontre de quelques instrumentistes « autochtones », issus différents univers musicaux : la libre improvisation avec le saxophoniste Daunik Lazro et la vocaliste Dominique Chevaucher, le free-rock avec le guitariste Dominique Répécaud, la musique électronique avec le theremin de Dominique Chevaucher. La rencontre est explosive. Le mélange, si « prodigieusement spécial », trouve dans le dispositif de concert les moyens d’une spectaculaire énergie. Les musiciens, membres du Diwan et improvisateurs européens, sont disposés en un vaste cercle dont le centre exact est occupé par la console son. Assis ou allongé sur des tapis au cœur du cercle, l’auditeur est littéralement saisi de tous côtés par les sons et les rythmes, à travers un dispositif de multi-diffusion, complètement transporté par le bal incessant des improvisateurs. Une expérience électrique et psychédélique…

Avec : Camel Zekri (direction, guitare, électronique, chœurs), Dominique Chevaucher (voix, thérémin), Dominique Répécaud (guitare), Daunik Lazro (saxophones), Etienne Bultingaire (multi-diffusion, spatialisation) et le Diwan de Biskra : Bachir Temtaoui (chant, quarkabou, percussions), Lazhar Temtaoui (chant, guembri, percussions), Mohamed Lamine Temtaoui (choeurs, quarkabou), Sedek Temtaoui (choeurs, percussions), Salah Tamtoui darbouka, choeurs, percussions.

> Concerts
Toumast (Mali, France)
Nomadic Lab (France)
20h30 – Atheneum

Toumast

Originaires du désert, les musiciens de Toumast sont la représentation emblématique d’une certaine génération de Touaregs. En abordant les thèmes de l’exil et de la répression, leurs chansons nous rappellent que le nord du Mali était en guerre voici peu. Ces « grands guerriers » jouent une musique de résistance. Les guitares lancinantes aux riffs obsédants et les mélopées répétitives nous rapprochent d’un blues dépouillé à la Muddy Waters ou Ali Farka Touré.

Avec : Moussa Agkeyna (guitare, chant), Aminatou Goumar (chant), Silvano Matadin (basse), Kamel Tenfiche (percussions), Christophe Henry (batterie), Abakoula Argalaless (percussions).
Site web: www.toumast.com

Nomadic Lab

C’est sous le nom de Nomadic Lab que Jérôme Broyer, guitare soliste de Djivilli Quartet et Shrink, machiniste de Shrink Orchestra ont choisi de confronter leur parcours entre standards de la musique tzigane et explorations sonores.

Avec : Vincent Lagadrillere « Shrink » (machines), Jérôme Broyer (guitare), Fanny Sauvin (violon), Julien Cruchandeau (scratchs et samples).


Les créations

En 2006, nous continuons avec enthousiasme à impulser ou accompagner des créations. Les projets créatifs qui viendront enrichir cette nouvelle édition seront :

Création : One More Time (France, Hongrie)
Résidence les 17, 18 et 19 mai au Théâtre d’Auxerre
Concert le 4 juin à l’Atheneum
Co-Production : Tribu Festival, Jazz Club d’Auxerre, festival Jazz à Couches, avec le soutien du Centre Régional du Jazz de Bourgogne et du Festival de jazz franco-hongrois de Budapest

S’inspirant des musiques répétitives, populaires ou savantes, le projet One More Time vise à utiliser de manière différente la répétition dans le travail de création, et ce en ne négligeant aucun des effets qu’elle entraîne et procure. Pour la plupart, les musiciens de One More Time se sont rencontrés dans le cadre de la création « Liberation Music Orchestra », commande du Tribu Festival 2003.

Avec : Fabrice Vieira (guitares, voix), Mickaël Sévrain (fender rhodes, clavier, composition), Thomas de Pourquery (saxophones alto et soprano), Julien Labergerie (saxophones alto et soprano, clarinette basse), Cédric Ricard (saxophone ténor, composition), Daniel Zimmermann (trombone), Aymeric Descharrières (saxophone baryton), Gil Lachenal (contrebasse, basse électrique, composition), Andy Barron (batterie).

Co-production : Tribu Festival, Jazz Club d’Auxerre, festival Jazz à Couches.

Création : Issa Bagayogo et Doctor L (Mali – France)
Résidence les 30, 31 mai et 1er juin à Dijon
Concert le 2 juin à l’Atheneum (Dijon)
Production : Tribu Festival en collaboration avec Zao productions, Mali K7 et Mind records

Un voyage vers des contrées musicales inexplorées… Une fusion d’électro et de jazz aux accents africains…

C’est au moment où Issa Bagayogo avait abandonné l’idée de faire carrière que le destin l’a arraché à sa vie de chauffeur de bus… À Bamako, il est tombé sur le label Mali K7, où il a passé une journée à coucher ses chansons sur la bande, avant qu’Yves Wernert, producteur, ne passe la nuit à ajouter des effets sonores et des rythmes numériques. Son disque l’a fait connaître en Europe et aux Etats-Unis, et il est entré dans l’Histoire des musiques africaines sous le sobriquet de… « Techno Issa ». Figure incontournable du hip-hop et des musiques électroniques en France (Assassin, Air, Daft Punk), Doctor L est devenu un producteur et remixeur très recherché (Lénine, Gangstar, David Murray, Pharoah Sanders…). Il a déjà croisé l’Afrique plusieurs fois, aux manettes de Toma Sidibé et de Salif Keita, ou pour l’album « Black Voices » de Tony Allen, un chef-d’œuvre de collaboration fructueuse. Sur scène, ils seront accompagnés par Mama Sissoko, ancien guitariste du Badema National du Mali, et Kiala Nzavotunga, ex-porte parole de Ghetto Blaster, fidèle compagnon de route de Doctor L.

Avec : Issa Bagayogo (kamélé n’goni), Doctor L (batterie et machines), Mama Sissoko (guitare) et Kiala Nzavotunga (chant, percussions)

Création en tournée : le 3 juin au Moulin de Brainans (Poligny), le 4 juin au « Neuch’Festival » (Neuchatel – Suisse), le 9 juin au Tamanoir (Genevilliers), le 10 juin au Festival Abracada’sons (Duras), le 14 juin au Point Éphémère (Paris) et le 15 juin au festival « Les Invites » (Villeurbanne).


Création : Ballaké Sissoko et Yann Encre (Thee, Stranded Horse)
Résidence les 28, 29 et 30 mai à Paris
Concerts le 2 juin au Jardin Darcy (sous chapiteau) à Dijon
Production : Tribu Festival

Une rencontre autour de la Kora, qui relie les rives d’une musique universelle, s’étendant du fleuve Niger au Delta du Mississipi…

En seulement deux ans, Yann Encre s’est approprié la kora d’une manière non traditionnelle pour produire un folk en tout point lumineux, qui n’est pas sans rappeler le « finger-picking » de Mississippi John Hurt. Il égraine des arpèges cristallins et son entrelacement de cordes peint une nostalgie douce, riche en voyage mélodique. Ballaké Sissoko est l’un des meilleurs joueurs de kora de la nouvelle génération. Aux quatre coins du monde, il enlace le public avec la sonorité suave de sa kora, magnifiée par ses talents d’improvisateur.

Avec : Yann Encre (kora, guitare, voix) et Ballaké Sissoko (kora)
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