Fiche Film
Cinéma/TV
MOYEN Métrage | 2003
Il était une fois… Koulouba
Yassala Sessouma
Pays concerné : Burkina Faso
Réalisateur(s) : Yassala Sessouma
Durée : 48
Genre : société
Type : documentaire

Français

Ce film obéit à une double exigence de mémoire et de témoignage. Pendant quarante-huit (48) mn, il fixe à jamais le quotidien des habitants du quartier Koulouba, aujourd’hui délocalisé par la zone d’activités commerciales et administratives (ZACA) de la ville de Ouagadougou. Fait de témoignages et d’images parlantes, le documentaire affiche un visage assez contrasté de « ce vieux » de la capitale. D’une part l’insalubrité qui y était légion et d’autre part la joie de vivre en communauté qui animait ses populations. Zone d’activités informelles par excellence, la journée à Koulouba débutait très tôt et se terminait très tard avec des points de retrouvailles comme le « Makno Bar ». Une réalité qui bénéficie d’une visibilité remarquable dans le film. Le projet ZACA avec son corollaire de déguerpissement est tenu de bouleverser cette ambiance. Les populations sont contraintes d’abandonner la terre que certains occupaient depuis plus de 60 ans. « Ce qui, selon le réalisateur, Yassala Sessouma, ne peut qu’entraîner des déchirures ». Face aux maisons démolies, le regret se lit sur les visages et transparaît dans le témoignages des personnes interviewées. Les déclarations du genre « ce quartier est tout pour moi,…, je n’ai pas le choix,…, je ne sais pas si je pourrais vivre encore longtemps,… », traduisent leur état d’esprit. Dans le documentaire, il y a ceux qui se montrent hostiles au projet et ceux qui, par contre, reconnaissent la nécessité du réaménagement même si le départ est difficile.

Toutes les couches socioprofessionnelles (jeunes, femmes, autorités coutumières, hommes) de Koulouba sont représentées dans les témoignages. Sans prendre position, pour ou contre le projet ZACA, le réalisateur s’est contenté d’exprimer les sentiments des habitants de Koulouba.


Documentaire de Yassala Sessouma, d’après une idée originale de Stéphane Planchot et de Lookman M. Sawadogo.