Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 2013
Chant des tortues, une révolution marocaine (Le)
Jawad Rhalib
Titre anglais : Turtles’ Song (The)
Pays concerné : Maroc
Réalisateur(s) : Jawad Rhalib
Durée : 85
Genre : politique
Type : documentaire

Français

Les murs ont des oreilles… Dès mon enfance j’entendais ce proverbe chaque fois qu’on parlait de la vie politique du Maroc. Les revendications sociales ont toujours été timides, souvent tué dans l’œuf. Et voilà qu’arrive le 20 février 2011 et le début de la révolution marocaine. Des jeunes qu’on disait dépolitisés, mous, sans idéaux, vont, sous la bannière du « mouvement du 20 février », réussir a faire sortir dans la rue plusieurs centaines de milliers de Marocains, tous habités par l’exigence de la dignité, la liberté, la justice et le refus de la peur. Hoba Hoba Spirit, Khalid Jamai, Kenza Benjelloun, Selma, Tahani, Wiam, Chakir et les autres mènent la fronde. Le basculement de la société marocaine est inévitable. Après 30 ans de vide, une génération de révolutionnaire est née. Du lièvre ou de la tortue lequel d’entre nous parierait sur la victoire de la tortue ?

Un film de Jawad Rhalib

Maroc / Belgique, 2013, Documentaire, 1h25 / 59mins



Les murs ont des oreilles…Dès mon enfance j’entendais ce proverbe chaque fois qu’on parlait de la vie politique du Maroc. Les revendications sociales ont toujours été timides, souvent tué dans l’œuf. Et voilà qu’arrive le 20 février 2011 et le début de la révolution marocaine. Des jeunes qu’on disait dépolitisés, mous, sans idéaux, vont, sous la bannière du « mouvement du 20 février », réussir a faire sortir dans la rue plusieurs centaines de milliers de Marocains, tous habités par l’exigence de la dignité, la liberté, la justice et le refus de la peur. Pour éviter le chaos le roi Mohammed VI, annonce alors des réformes et une nouvelle constitution, approuvé à…98,6 %… Et le 25 novembre 2011, des élections législatives anticipées, vont accoucher de la victoire des islamistes du parti Justice et Développement, le PJD. Abdellilah Benkirane est nommé par le roi chef du gouvernement. Depuis, le Maroc est gouverné par un islamiste « modéré et monarchiste ». La lenteur et les tractations propres à cette transition « islamiste » soudaine, engendrent de la frustration, de la colère et l’inquiétude des laïcs, des démocrates et des jeunes à l’image de l’UX: l’Union des étudiants pour le changement éducatif au Maroc. Le mouvement du 20 février se transforme en plusieurs mouvements: il y a ceux pour défendre la culture, ceux pour lutter contre la corruption, la lutte se poursuit. Et des artistes, ils ne sont pas nombreux, montent au créneau et porte la voix d’une rue qui ose, enfin, parler de changements, d’espoirs et de rêves sans CENSURE.

Je suis de retour au Maroc, et je découvre enfin qu’il n’a jamais été aussi bon de parler politique.

Du lièvre ou de la tortue lequel d’entre nous parierait sur la victoire de la tortue ?

Interprétation:
Hoba Hoba Spirit – Kenza Benjelloun – Khalid Jamii – Selma Maarouf – Tahani M’dmad et le mouvement du 20 février

Réalisateur / Director: Jawad Rhalib
Journalistes / Journalists: Jawad Rhalib & Zoé Deback
Images / : Jawad Rhalib & Olivier Pulinckx
Son: Cyril Mossé & blaise jadoul
Montage / Editing: Jawad Rhalib & Karima Essaidi
Illustration: Fahar
Musique / Music : Hoba Hoba Spirit –
Minutage de l’oeuvre : 85 / 59 min
Version linguistique: français – arabe
Sous-titrage / subtiles: français – anglais
Support technique de tournage / Shooting support: XDCAM
Formats de projection / projection supports: DCP, Béta cam, B-Ray.


FACEBOOK
www.facebook.com/TheTurtlesSong/info

English



« Walls have ears »… As a child, I used to hear this proverb every time we spoke about politics in Morocco.
Social aspirations were reluctant, often nipped in the bud.
But on February 20th, 2011, a Moroccan revolution emerged.
The young generation, whom we often viewed as apolitical and lacking in ideals, were the ones who marched under the banner of the « Movement of February 20th « .

It was the young who rallied hundreds of thousands of Moroccans onto the streets. They called for dignity, freedom, justice and an end to the culture of fear.
In order to avoid the social upheavel witnessed in other countries in the region, King Mohammed VI, announced reforms and ordered the drafting of a new constitution.
Officially, the draft was approved by 98,6 %…

The King swiftly called for parliamantary elections. On November 25th, 2011, the Islamist Justice and Development Party (PJD) were announced as winners, and Abdellilah Benkirane was appointed by the King as head of government.

The Islamist government, which is often described as moderate, has been forging a close relationship with the monarchy. The slow pace of reforms, coupled with the hasty transition of power to the Islamists, led to the frustration, anger and anxiety among the secular and democratic segments of society.

For « The movement of February 20th », the fight goes on.

Artists, who are not many and have often lived in silence, are now taking a stance. They are speaking for the people on the street, who have finally begun to demand change and express their hopes and dreams without censorship.

Today I return to Morocco, and I discover that there is no longer any fear to talk about politics.

After all, when it came to the race between the rabbit and the tutrle, how many of us bet on the turtle to win ?

Jawad Rhalib

A film by Jawad Rhalib