Fiche Film
Cinéma/TV
MOYEN Métrage | 1998
Sigui
José Bakonga
Titre anglais : Sigui
Date de sortie en France : 00/00/0000
Pays concerné : France
Réalisateur(s) : José Bakonga
Avec : Lokua Kanza, Lokua Kanza, Papa Wemba, Youssou Ndour, Philippe Conrath, Ray Lema
Durée : 52
Genre : musical
Type : documentaire

Français

Depuis les années 80, la plupart des musiciens africains quittent le continent. Les raisons avancées : pas de studio d'enregistrement, manque d'infrastructures de production et de distribution. L'Europe devient le lieu de travail…Les musiciens intègrent la world music. Une forte médiatisation de la musique africaine en Occident n'a pas favorisé l'arrivée des royalties dans les caisses des artistes africains. Papa wemba "fer de lance" de la World music que nous rencontrons dans un studio parisien essaie de pallier ce déséquilibre par l'existence de deux groupes. Un premier qui vise le public africain, le second composé de musiciens internationaux fixés en Europe pour le public occidental. Philippe Conrath, producteur indépendant à Paris, organisateur du festival Africolor nous éclaire sur les conditions de production et de distribution de la musique africaine en Europe et met en évidence l'importance des concerts pour des groupes dont l'album dispose à peine d'une promotion lors de l'édition d'un CD. Pour le musicien Ray Lema, pôle de la musique africaine, ce qui est important c'est l'investissement personnel des musiciens pour regénérer la production musicale. Le collectif Yao qui nous est présenté est une expression de cet investissement. Face à un marché musical occidentalisé, ils créent et diffusent leur production attachés à leur conviction. Lokua Kanza, auteur-compositeur, expose les conditions de création de son premier album. Un studio d'enregistrement prêté qu'il utilise la nuit. Nous allons ensuite au Sénégal à la rencontre de Youssou Ndour qui depuis les années 80 développe des structures d'enregistrement, d'expression et de diffusion des groupes africains dont Cheik Lô, Kora d'or du meilleur artiste africain. Le groupe de rap Jant'Bi est un exemple de cet essor musical. Leur création s'inspire du Tassou, musique traditionnelle mêlée au rythme mbalax. 1994 à 1998 BETA SP OU DVCAM diffusé sur Planète france et international, TV5, festivals.

English

In the 80s, most of the African musicians leave the continent. The reasons why? No recording studio, lack of production and distribution infrastructures. Europe becomes the work place… The musicians integrate the world music. A strong exposure didn’t help the African artists to get their royalties. Papa Wemba, “spearhead” of world music and which we meet in a studio in Paris, tries to overcome this disequilibrium with the existence of two groups. One aiming for the African audience, the other made up of international musicians based in Europe for the occidental audience. Philippe Conrath, a freelance producer in Paris and organizer of the Africolor festival, informs us on the production and distribution conditions of the African music in Europe and highlights the importance of concerts for the bands which album barely has any promotion when a CD is released. According to the musician Ray Lema, authority of African music, the important is the personal investment of musicians to regenerate the musical production. The group Yao, which we are introduced to, is an expression of this investment. Facing an occidentalized musical market, they create and broadcast their production, attached to their conviction. Lokua Kanza, a songwriter, set out his first album creation conditions: a lent recording studio he uses by night.  We then head to Senegal to meet Youssou Ndour who, since the 80s, develop recording, expression and broadcasting centers for African bands, including Cheik Lô, Kora d’or for best African artist. The rap band Jant’Bi is an example of this musical rise. Their creation is inspired by Tassou, traditional music mixed with Mbalax rhythm. 1994 to 1998 BETA SP OU DVCAM broadcast on Planète France et international, TV5, festivals.