La Voie lente

De Samia Meskaldji

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« La Voie lente » profite de l’ambiance du quartier du Panier à Marseille : ruelles étroites et piétonnes, cosmopolitisme, ambiance villageoise, mais aussi sentiment de clostration. C’est cet enfermement dans des étiquettes et des catégories qu’évoque le film à travers la dérive progressive de Leïla, qui n’en peut plus de se demander qui elle est, jusqu’à vouloir aller voir sa mère en Algérie. Elle se découvre peu à peu : « Je suis en colère mais je ne suis pas à court d’imagination », lâchera-t-elle en jouant à « Qui es-tu ? » avec son fils. La voix-off du fils donnera quelques indices sur la dérive progressive de sa mère. Le film se cherche ainsi à la manière de cette femme entre plusieurs expressions et a un peu de mal à se trouver une unité. Restent de beaux passages sensibles et joliment tournés (surtout dans la relation mère-enfant), tandis que d’autres semblent (comme la relation avec la banquière à qui elle explique que les fournisseurs n’ont pas besoin d’être payés) par trop décalés.

Algérie/France, 2000, coul. 35 mm, 37 min., avec Malika Birèche, Fodyl Smahi. Prod : Elena films, [email protected]///Article N° : 2325


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