Murmures

Festivals : FIFDA, à Paris / Des étoiles en Première Mondiale au TIFF, Toronto
septembre 2013 | Nominations | Cinéma/TV | Afrique

Français


La Diaspora Africaine, à cloche-pied


 

Le FIFDA 2013 – Festival International des Films de la Diaspora Africaine se déroule du 06 au 08 Septembre dans 3 salles parisiennes : Le Cinema Etoile Lilas (Place du Maquis du Vercors, Paris 20ème), Le Brady (39 Boulevard de Strasbourg, Paris 10ème) et Le Comptoir général (80 Quai de Jemmapes, Paris 10ème).



Soutenu par le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud (OIF et CIRTEF), Derrière les portes fermées, de Mohamed Ahed Bensouda (Maroc) est le Film d’Ouverture de cette 3ème édition, le Vendredi 06 septembre, au cinéma ETOILE LILAS (20ème arrondissement parisien), à 20h00.
Il sera précédé du court métrage Mon enfant, de Meriem Amari (Algérie).


Ce festival comble un réel vide : la capitale française n’ayant pas de manifestation cinématographique d’envergure dédiée aux cinémas africains et diaspora. Les deux co-directeurs du FIFDA, Diarah N’Daw-Spech et Reinaldo Barroso-Spech sautent magnifiquement à cloche-pied au-dessus des frontières géographiques et linguistiques. La traditionnelle dichotomie entre l’Afrique septentrionale et celle au Sud du Sahara est allégrement brisée : Maroc, France, États-Unis, Brésil, Canada, Burkina Faso, etc…, participent à un joyeux quadrille filmique.

Dès la première édition, avec le parrainage de l’immense acteur Eriq Ebouaney (Lumumba, … actuellement au cinéma avec Aya de Yopougon où il prête sa voix), ils ont frappé fort avec des films d’une grande puissance émotionnelle dont Besouro, un impressionnant long métrage mixant kung fu et capoeira.

Ce couple qui anime depuis 20 ans le Festival de la Diaspora Africaine  à New-York (NYADIFF), a fait essaimer dans plusieurs autres villes leur concept. Les projections sont suivies de débats avec les réalisateurs ou animés par le brillant Reinaldo Barroso-Spech qui jongle entre cinéma et littérature, Afrique et Diaspora.



Jacques Roumain, la passion d’un pays du multiprimé Arnold Antonin (Haïti) est aussi dans la sélection, ainsi que Légendes de Madagascar (Malagasy Mankany) qui se veut l’étendard du « film vita gasy » (la nouvelle vague malgache).

Hurel Régis Beninga (Centrafrique) présente son court métrage Une couleur de vie, primé au Fespaco 2013 qui narre les aventures de Bobero, un jeune diplômé africain qui  traverse des jours difficiles en France. Ayekoro Kossou (Bénin) nous offre A coeur ouvert, un court métrage qu’il a coécrit avec Vinciane Mokry, autour du refus du métissage, réunissant Stana Roumillac (rôle principal dans Le Bonheur d’Elza, premier long métrage de la Guadeloupéenne Mariette Monpierre), avec Jérôme Thévenet, Brigitte Belle, Bruno Henry et la participation de Damien Boisseau. Le compositeur de la musique originale est Adrien Bekerman (c’est leur seconde collaboration).

 



 

La soirée de clôture se tient le dimanche 08 septembre, au COMPTOIR GENERAL, à partir de 18h30 avec Imaginaires en exil. Cinq cinéastes d’Afrique se racontent, de Daniela Ricci (Italie) et Sisters in Cinema, de Yvonne Welbon (USA) à 20h30. Les deux réalisatrices seront chacune présentent pour animer le débat qui suit la projection des films. L’Italienne réalise un très beau portrait de Newton I. Aduaka, John Akomfrah, Haile Gerima, Dani Kouyaté et Jean Odoutan qui sont 5 réalisateurs africains expatriés en Europe ou aux Amériques, avec la musique de Wasis Diop et Andrea Zanzottera.
Le documentaire de Daniela Ricci est hautement soutenu par Africiné. Quant à la documentariste américaine Yvonne Welbon, son film portraiture également des cinéastes : des femmes dont la Martiniquaise Euzhan Palcy.

 



 

 

Thierno I. DIA

Images Francophones

 

 ACCES

SALLE ETOILE LILAS / Métro – Porte des Lilas : Lignes 3bis & ligne 11 / Tramway – Porte des Lilas : T3bis

SALLE LE BRADY / Métro 4 Château d’Eau

SALLE LE COMPTOIR GENERAL / Métro -République ou Goncourt.

 

 


Toronto, le plus grand festival d’Amérique


 

Certes la 38ème édition du Festival de Toronto (Canada) aligne 146 films dont de nombreuses Premières Mondiales. On dénombre ainsi Mandela: Long Walk to Freedom adapté du livre autobiographique de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier – montré en Avant-Première au Festival du Film francophone d’Angoulême 2013 – qui s’annonce comme un film corrosif sur les coulisses du Ministère français des Affaires Étrangères, ou encore le troisième long métrage de l’Égyptien Ahmad Abdalla. Cependant, Toronto a su bâtir son originalité surtout sur sa qualité de programmation (on rencontre Rasha Salti ou Cameron Bailey – qui font partie des programmateurs du festival – au Fespaco, à Durban, au Festival du Caire) et les échanges avec le public.

 



 

70 pays s’y invitent. Après l’Avant-Première au Festival de Durban, le African Metropolis Short Film Project fait sa Première Internationale à Toronto. Le projet réunit 7 courts métrages (ramené à 6, avec le retrait du film Kisita) qui explorent les métropoles africaines (Nairobi.

Le travail des 6 réalisatrices et réalisateurs montre une Afrique moderne et cosmopolite. Leurs films battent en brèche les clichés persistants sur le continent. Les courts métrages sont tournés à Lagos (Réalisateur : Folasakin Iwajomo), Abidjan (Réalisateur : Philippe Lacôte), Dakar (Réalisatrice : Marie Kâ), Johannesburg (Réalisateur : Vincent Moloi), Le Caire (Réalisateur : Ahmed Ghoneimy) et Nairobi (Réalisateur : Jim Chuchu).

Le Sud-Africain Steven Markovitz (Big World Cinema) en est le Producteur Délégué (Executive producer), sur une initiative du Goethe-Institut de Johannesbourg, avec le soutien de la Guaranty Trust Bank et du Fonds Hubert Bals.



Dyana Gaye a choisi le Festival International du Film de Toronto (TIFF 2013) pour la Première Mondiale (lundi 09 septembre) de son premier long métrage de fiction, Des étoiles (Under the Starry Sky). La Sénégalo-Française a reçu le soutien du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud (OIF et CIRTEF).

Convoquant Le sable et l’écume (1926) de Khalil Gibran, la réalisatrice nous convie, le temps d’une saison (un hiver), dans trois villes : Dakar, Turin et New-York, à partager les chemins d’exil de différents personnages. Coécrit par Dyana Gaye et Cécile Vargaftig, Des étoiles réunit une distribution majestueuse : les acteurs Mata Gabin, Ralph Amoussou et Souleymane Sèye Ndiaye (1er rôle dans La Pirogue), outre Babacar Mbaye Fall, Maya Sansa, Andreï Zayats et Marième Demba Ly. Le mythique Sidney Poitier a été annoncé également au générique.

 

Thierno I. DIA

Images Francophones





Illustration : La réalisatrice-scénariste Dyana Gaye. Crédit : Festival de Dubaï – DIFF
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