Murmures

Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone
octobre 2015 | Appels à contributions / candidatures | Cinéma/TV | Maroc

Français

Appel à communication
Colloque international – Marrakech (Maroc) -24, 25 mai 2016
Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone
On ne s’est longtemps intéressé que marginalement et inégalement aux cinémas africains. Et ce furent
davantage les films, les réalisateurs, les contextes politiques et les images véhiculées de ces régions, qui
retinrent l’attention des chercheurs. La circulation des films, les salles de cinéma, le cinéma comme
loisir, pratiques des (télé)spectateurs dans ces régionssont longtemps restés le point aveugle de la
production des savoirs, ou le fait de recherches isolées qui ont trouvé peu d’écho.
Quelques historiennes se sont posées la question du spectacle cinématographique en Afrique (Goerg
2015) ou du développement du cinéma comme loisir en Tunisie (Corriou 2011) à l’époque coloniale.
D’autres travaux se penchent sur les nouvelles formes des projections publiques, le video-club au Tchad
(Ndiltah 2012) ou l’activité festivalièreen Afrique du Nord, dans une perspective géographique qui
rapproche le Maghreb du Moyen-Orient (Iordanova et de Peer 2014). Le projet de recherche « MENA
Cinéma: Cartographie, enjeux, acteurs, publics des cinémas en présence en Afrique du Nord et au
Moyen Orient » (MSH Paris Nord – Universités Paris 3, Paris 13 et de Strasbourg) ont posé la question de
la circulation des films en région MENA (colloque de Saint- Denis 2014), et des publics en Afrique et au
Moyen Orient (colloque de Strasbourg 2015). A cette occasion, des chercheursde différentes disciplines
ont proposé d’explorer le cinéma comme ensemble de pratiques cinématographiques de plus en plus
diversifiées, des salles commerciales (légales ou non) aux salles culturelles et aux écrans pirates. Le
colloque de Strasbourg a mis en lumière la nécessité de redéfinir les pratiques spectatorielles à l’ère de
la mondiali sation et du numérique. Desrecherches menées sur le piratage, l’économie informelle et la
circulation des films sur des supports multiples tentent par ailleursde renverser la perspective (Mattelart
2011, Lobato 2007, 2011), travaux d’autant plus nécessaires que les mutations numérique, économique
et culturelle ont radicalement transformé l’accès et le rapport aux films.
Dans le cadre de l’Idex attractivité, initié à l’Université de Strasbourg l e programme de recherche
« Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone :Approches empiriques
comparatives »qui rassemble aujourd’hui des chercheursde quatre pays,se propose d’apporter un
éclairage sur ces questions par le biais d’une étude comparative des pratiques des films, notamment à
partir de plusieurs milliers de questionnaires menés auprès des habitantsdu Maroc, Tchad, Togo,
Tunisie.
Ce colloque propose de mettre en dialogue les chercheurs de différentes disciplines et créer une
dynamique pour développer une étude comparative des pratiques du public en Afrique du Nord et subsaharienne francophone.
Plusieurs axes de réflexions sur les pratiques spectatorielles en Afrique pourront faire l’objet de
communications :
 Théorie de la réception, son application et son adaptation au contexte africain à l’ère du
numérique
 Démultiplication des modes de diffusion : place de la salle, des formes ambulantes de diffusion
du film, de la télévision, de la vidéo, de l’internet
 Impact des différents modes de diffusion sur les pratiques des spectateurs
(individuelle/collective, courante/occasionnelle, autorisée/en secret)
 Définition du public et d’un spectateur de cinéma lorsqu’il n’y a plus de salles pour le diffuser
 Réalité de la programmation (cinématographique et télévisuelle) offerte au public ; quel est le
paysage cinématographique existant actuellement? Quel impact de ce paysage sur la culture
cinématographique du public?
 Nouvelles cultures de cinéma, les lieux de leur développement et les modalités de la valorisation
des films
 Représentation du cinéma dans les pays qui ont vu leurs salles totalement disparaitre depuis
plusieurs années.
Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, et ne devront pas excéder
trente minutes.
Le colloque accueillera des communications scientifiques et des ateliers de travail avec les équipes ayant
mené des enquêtes en différents pays, ainsi que des professionnels.
Il fera l’objet d’une publication.
Les propositions sont à envoyer à
abdel.benchenna@orange.fr, patricia.caille@unistra.fr, c.forest@unistra.fr
avant le 15 janvier 2016.
Comité scientifique
Hamid Aïdouni, Université Abdelmalek Essaadi, Maroc
Abdel Benchenna, Université Paris 13
Patricia Caillé,Université de Strasbourg
Morgan Corriou, Bibliothèque nationale de France
Kevin Dwyer, Université d’Artois
Claude Forest, Université de Strasbourg
Frédéric Gimello-Mesplomb, Université d’Avignon
Odile Goerg, Université de Paris 7
Lamia Guiga Belkaied, ESAC, Tunisie
Nolwenn Mingant, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle
Patrick Ndiltah, Université de N’djamena, Tchad
Comité organisateur: Mariam Ait Belhoucine, Abdel Benchenna, Patricia Caillé, Claude Forest

English

Call for Papers
International Conference – Marrakech (Morocco) – May 24-25, 2016
Representations of cinema and spectatorship in Francophone Africa
Research on African cinemashas until recently remained quite limited in scope. The films, filmmakers,
and the political contexts as well as the images of the regions conveyed by the films have been the main
focus of interest. The circulation of the films, film exhibition, cinema as a leisure activity, the ways in
which people watch films are questions that have remained marginal in the production of knowledge,
treated by isolated researcherswhose work has been largely overlooked.
More recently, a few historians have raised the issue of film as spectacle in colonial Africa (Goerg 2015)
or the development of cinema as a leisure activity in Tunisiaat the end of the colonial period (Corriou
2011). Other research projects have explored other forms of public film screenings, the video-clubs in
Tchad (Ndiltah 2012) or festival activity in North Africa, from a geographical perspective that brings
together North Africa and the Middle East (Iordanova et de Peer 2014).The MENA Cinemas project
« MENA Cinémas: Cartographie, enjeux, acteurs, publics des cinemas en presence en Afrique du Nord et
au Moyen Orient » (MSH Paris Nord – Universités Paris 3, Paris 13 et de Strasbourg), in its first
conference in Saint-Denis (May 2014)focused on the circulation of films and its second conference in
Strasbourg (May 2015) looked at audiences.These two events provided an opportunity for researchers
from different disciplines to explore cinema in the context of increasingly diversified practicesof
filmspectatorship, from commercial cinemas, legal or otherwise, screenings in cultural centers, all the
way to pirated screens. The Strasbourg conference shed light on the necessity to redefine spectatorship
in the global age of the digital circulation of films.Research on piracy, the informal economy and the
circulation of films via multiple platforms and media have contributed to a shift in perspective (Mattelart
2011, Lobato 2007, 2011). Such work is all the more necessary as these digital, economic and cultural
shifts have radically transformed the relationships of the public to films.
The research project « Representation of cinema and spectatorship in Francophone Africa: Comparative
empirical approaches » funded by the Idex attractivité of the University of Strasbourg, brings together
researchers from four different countries. It proposes to address the issues raised above through
comparative studies of film practices, based primarily on several thousand questionnairesfilled in by
people living in Morocco, Chad, Togo and Tunisia.
The objective of the conference is to bring together researchers from different disciplines and to
develop a comparative study of film spectatorship and audiences in Francophone North and SubSaharan Africa.
Abstracts are invited on several issues related to spectatorship in Africa:
 Reception theories, their relevance and applicability to the African context in the digital age
 Multiplication of methods for the dissemination of films: the role of cinemas, itinerant film
screenings, television, video and the internet.
 Impact of these different methods on film spectatorship (individual/collective,
regular/occasional, official/secret)
 Definitions of audiences and film spectatorship in the post-cinema era
 Realities of film and television programming available to the public as well as analyses of the
resultingrange of films.What is the impact of this offer on the film culture of various audiences?
 New film cultures, where are they located and how are the films assessed in these contexts?
 The representation of cinema in countries that no longer have any movie theatres.
The papers, whichcan be presented in French or in English,are strictly limited to thirty minutes.
The conferencewill includecontributions and workshops featuring teams that have been researching
these questions in other countries, as well as professionals working in the area.
The contributions to the conference will form the basis for a publication.
Send your abstracts to abdel.benchenna@orange.fr, patricia.caille@unistra.fr, c.forest@unistra.fr
Deadline: January 15, 2016.
Scientific Committee:
Hamid Aïdouni, Université Abdelmalek Essaadi, Maroc
Abdel Benchenna, Université Paris 13
Patricia Caillé, Université de Strasbourg
Morgan Corriou, Bibliothèque nationale de France
Kevin Dwyer, Université d’Artois
Claude Forest, Université de Strasbourg
Frédéric Gimello-Mesplomb, Université d’Avignon
Odile Goerg, Université de Paris 7
Lamia Guiga Belkaied, ESAC, Tunisie
Nolwenn Mingant, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle
Patrick Ndiltah, Université de N’djamena, Tchad
Organising Committee : Mariam Ait Belhoucine, Abdel Benchenna, Patricia Caillé, Claude Forest
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