Murmures

A Rio, les descendants d’esclaves en fuite font de la résistance
janvier 2018 | Faits de société | Histoire/société | Brésil
Source : France 24

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RIO DE JANEIRO (AFP) –

A Rio de Janeiro, trois communautés de descendants d’esclaves ayant fui leurs maîtres cultivent le souvenir de cette lutte ancestrale. A la différence des autres « quilombos », ils sont en pleine ville et se battent désormais contre la spéculation immobilière.

Depuis l’abolition de l’esclavage au Brésil en 1888, ces noeuds de résistance, souvent installés à l’écart de la civilisation, ont traversé les siècles. Les quelque 2.000 quilombos qui existent encore dans le pays font vivre la musique, la nourriture et la culture des afro-descendants.

Certains ont été rattrapés par le béton. Le quilombo de Sacopa, à l’origine une vaste forêt, est désormais entouré par les résidences et les luxueux immeubles du quartier de la Lagoa Rodrigo de Freitas, qui jouxte les zones très chics d’Ipanema et Leblon.

Au 19e siècle, une famille d’esclaves ayant fui la ville de Macaé (200 km au nord) s’y est installée. Le groupe a ensuite grandi, en même temps que la ville.

« Si nous sommes encore là, c’est parce que j’ai été très obstiné. Ils ont déjà tout essayé pour reprendre cette terre, mais elle est à nous de droit », affirme Luiz Sacopa, 74 ans, descendant le plus âgé des fondateurs.

Il dit ne plus compter les tentatives pour les expulser de ce terrain de 18.000 mètres carrés: depuis le voisin qui a essayé d’y planter de la marijuana pour ensuite les dénoncer aux trois jours de surveillance non-stop de la police, en passant par la décision de justice leur interdisant les activités culturelles, pour cause de nuisances sonores au petit matin.

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