Murmures

L’Afrique très présente dans la sélection de la Semaine de la critique à Cannes 2019
avril 2019 | | Cinéma/TV | France

Français

Charles Tesson a présenté le programme 2019 de la Semaine de la Critique : extraits.

courts métrages :

Fakh de l’égyptienne Nada Riyadh est l’autopsie impitoyable d’une relation hors mariage, étouffée par le désir et la société.

The Manila Lover de la norvégienne Johanna Pyykkö renverse avec malice le regard d’un mâle blanc toxique sur une femme philippine qu’il voudrait conquérir.

Naptha de l’anglais Moin Hussain, traite de l’immigration et de la transmission sous l’angle de la SF sous influence Steven Spielberg.

Dans le film de la cinéaste portugaise Cristèle Alves Meira, Invisível Herói, un aveugle est seul à voir une minorité invisible, celle des capverdiens.

longs métrages :

En séance spéciale :

Geste bouleversant d’une comédienne révélée par Abdellatif Kechiche dans La Graine et le mulet, Tu mérites un amour est le premier long métrage de Hafsia Herzi. Au-delà des vibrations d’un amour et de ses aléas, la jeune réalisatrice nous offre le portrait décomplexé, saisissant de liberté, d’une héroïne qu’elle incarne avec sobriété, profondément ancrée dans la vie. Entourée de ses proches, une galerie de personnages qu’elle fait évoluer avec grâce, Hafsia Herzi témoigne avec maturité d’un parcours qui touche à l’universel, celui d’une femme en quête d’amour.

en compétition :

Surprenant premier film du marocain Alaa Eddine Aljem, Le Miracle du Saint Inconnu modernise les codes du western et des croyances populaires. Un voleur en cavale enterre son butin dans le désert pour le récupérer plus tard. Les villageois construisent un mausolée dessus, lieu de culte qui permet à la région de prospérer. Le cinéaste observe avec amusement et tendresse le manège de ses personnages pour tirer profit de la situation, un burlesque détonnant.

Abou Leila, premier film algérien d’Amin Sidi-Boumédiène, à partir de la quête de deux hommes et d’un terroriste en fuite, nous replonge avec force dans les années noires de la guerre civile qui a déchiré le pays au milieu des années 90. Cette traversée du désert, qui a le souffle des grands films d’aventure, se double d’une exploration mentale, au cœur de la folie. Abou Leila est un cauchemar solaire, d’une puissance tragique.
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