Murmures

Le succès de Banlieue Rythme à Dakar
mai 2005 | | Sénégal

Français

Banlieue Rythme,
UNE FETE ESSENTIELLE

C’est clair, depuis sa création, il y a cinq (05) ans, Banlieue Rythme avait comme objectif de créer un espace de diffusion et d’expression interculturelles : Créer un tremplin culturel et artistique permettant la promotion et le développement de carrières de jeunes artistes et professionnels de la musique ; favoriser l’épanouissement socioculturel des populations et enfin faire de Guédiawaye une véritable destination culturelle.

Aujourd’hui grâce a un travail constant soutenu par les partenaires au développement (institutions culturelles, pouvoirs politiques, acteurs professionnels et privés), Banlieue Rythme a gagné le pari de se pérenniser et de construire ses propres mécanismes (équipes, partenaires, sites, logistiques, publics et label).

Cette réussite, il le doit aussi à l’engagement de ses hommes, à la confiance des artistes et à la richesse de sa programmation. Les participations d’une dizaine de groupes de musiques venus de partout et des notoriétés de la musique africaine comme Tiken Jah Fakoly (Cote d’ivoire) et le parrain Oumar PENE (Sénégal) ont donné une grande ampleur auprès des médias et du public.

En avant première, pendant une semaine, la fanfare Tarace Boulba de Montreuil (France) et le Ballet Yengoulene de Guédiawaye ont sillonné tous les quartiers, les marchés et espaces publics de la Ville pour des répétitions itinérantes de l’ateliers musiques croisées aussi pour préparer le carnaval marquant l’ouverture du festival. Plus de cinq mille (5000) personnes ont participé au carnaval de Guédiawaye avec des animations soutenues par la fanfare française, le Ballet Ekumpo de la Casamance, le Ballet Yengoulene et plusieurs troupes de la ville. Ce carnaval a été accueilli par une foule énorme à l’esplanade de la Cité des enseignants où la fête a continuée pendant quatre heures de temps.

Le même jour, le soir, pour répondre à la scène de l’Institut Français Léopold Sédar SENGHOR, qui a reçu la veille les Gnaouas d’Agadir (Maroc), le Fini fer Jazz (Sénégal), Mustic et la représentation de l’atelier Musiques croisées, l’esplanade du complexe culturel « Yengoulene » accueillait entre autres Ideal Black Girl de la Guinée Conakry, Madson Junior du Burkina, Yapéké Domba du Mali, Alioune MBAYE NDER du Sénégal… plus de dix mille (10 000) personnes ont applaudi et dansé pendant cinq heures d’horloge.

Malgré un léger retard, la redoutable scène du stade Amadou BARRY a créé toutes les surprises, jamais depuis la 1ère édition un tel public n’a été reçu : cinq mille (5000) personnes occupant tous les gradins, comme un seul homme chantait du début à la fin de chaque concert. La soirée s’est terminée en toute beauté avec un duo détonnant Omar PENE et Tiken Jah Fakoly. R.A.S.

Plus que l’année précédente, le concert de clôture a consacré à la tradition, une apothéose ; l’esplanade de la Cité des enseignants avec sa capacité d’accueil de dix mille (10 000) personnes a refusé du monde, un public énorme et varié ceci au bonheur des artistes comme Rossy de Madagascar, Ahmed Mejri de la Tunisie, Kantala du Burkina, de Fallou DIENG du Sénégal et bien d’autres artistes.

En marge des spectacles, continuaient les résidences artistiques, tels de vrais laboratoires, s’emploient à la fusion des cultures entre artistes venus d’ailleurs et du Sénégal. Ces workshops, ateliers, font par ailleurs l’objet d’un enregistrement qui pérennise ces créations et servent de passeport aux artistes invités pour leur promotion. Des résultats considérables ont été enregistrés de par la qualité et la quantité de travail abattue au niveau de chaque atelier (Hip Hop Diaspora, Musiques Fusion et Musiques Croisées). Une véritable envie de poursuivre le travail et d’en déboucher à des projets communs de disque et de spectacles a été exprimée par l’ensemble des acteurs.

Toute l’attention a été retenue par le discours du Maire de la Ville, exprimant, lors de la cérémonie d’ouverture, sa volonté de s’impliquer d’avantage en mettant, au nom des populations de Guédiawaye, en place des mécanismes d’accompagnement idoine pour porter Banlieue Rythme. Ainsi disait-il que Banlieue Rythme était devenu la chose appartenant à tout le monde.


COMMUNICATION
La cinquième édition du Festival Banlieue Rythme a bénéficié d’une couverture médiatique internationale significative (TV5/AITV, Vibration, World Magazine, Afrique MAGAZINE, RFI Music, Africultures, AFIAVI MUSIC, ZONE FRANCHE, MONDOMIX, et plusieurs articles de la presse locale et nationale). Malgré tout ce qui reste à parfaire dans le domaine de la communication. Une bonne planification de l’utilisation de tous les supports média et multimédia a donné une bonne visibilité au festival.

Un plan de communication a été développé en amont et en aval du festival. Un travail énorme a été fourni par l’agence NEFERTITI qui s’occupait de la communication au niveau international.

Au plan national l’utilisation de supports radios et presse avec nos partenaires nationaux ont permis une communication remarquable.

Marketing :

· 3000 affiches,
· 10 000 flyers
· 200 oriflamms
· 1000 programmes
· 1000 cartes postales
· Des spots radios sur les principales radios de Dakar
· 15 bandes annonces + 30 écritels à Canal Horizon
· 15 bandes annonces à la RTS2
· La publicité sur les sites Internet de nos partenaires
· Des communiqués de presse envoyés à toute la presse nationale et internationale
· 02 conférences de presse
· La conception de fonds de scènes et de supports de décoration

En effet la diffusion par le net à bien permis de mieux informer au niveau international sur le Festival et les activités de Katiciaka.

On peut citer l’apport des sites Africultures et de l’Afaa en France, Sentoo et d’autres moins connus au Sénégal.

Une campagne d’affichage de distribution de tractes et de dépliants portant le programme détaillé du Festival.

Cette campagne a été renforcée par des passages de bandes annonces au niveau de radios les plus écoutées et de la télévision nationale.

Une large couverture a été facilitée grâce à l’attention de la presse et des émissions radios et de la chaîne de télévision RTS2S par des reportages sur les artistes et des interviews.




RESULTATS

· Un reportage sur l’artiste découverte Mustic par TV5 ;
· Production d’un album sur cassette et sur Cd pour Mustic ;
· Construction d’un projet artistique entre le Ballet Yengoulene et Tarace Boulba de Montreuil ;
· Partage du projet Tarace Boulba/ Yengoulene avec le Ballet Ekumpo en Casamance ;
· Existence de répertoires et de bandes son pour les participants aux ateliers artistiques ;
· Réalisation d’une compilation de musiques « Banlieue Rythme 2005 » ;
· Permis à des artistes de partager la scène avec d’autres artistes plus connus et de faire découvrir par un grand public ;
· Artistes découvertes 2005 : Madson Junior et Ideal Black Girl ;
· Des contacts entre professionnels et artistes. Ces relations seront facilitées par Katiciaka Communication.
· Une vidéo documentaire et reportage photo sur le festival et la Ville de Guédiawaye édition 2005 réalisés par la Télévision alternative et TV5/AITV ;
· Une équipe de bénévoles qui se forge une vraie dimension de travail d’équipe, une importante sensibilisation au professionnalisme que demande un festival de cette envergure, une vraie formation sur le tas pour beaucoup de jeunes, que ce soit par les sessions de formation que par le stage pratique à travailler sur le festival. Des compétences qui se révèlent.
· Le développement d’un petit commerce autour du festival
· L’accroissement des chiffres d’affaires dans la restauration, l’artisanat, la télécommunication, le transport, l’hôtellerie…
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